Prostitution : Le modèle nordique, by Janice Raymond, CATW – EN & Fr,

Traite, prostitution et industrie du sexe : le modèle juridique nordique

Il ne fait aucun doute que les pays nordiques sont en avance sur le reste du monde pour la plupart des indicateurs de l’égalité des sexes. Les spécialistes et les adeptes de l’égalité des sexes soulignent depuis longtemps que, dans les domaines de l’économie, la politique et les services sociaux, les pays nordiques affichent les meilleurs résultats. Un indicateur de l’égalité moins remarqué est que les pays nordiques surpassent également les autres au plan des mesures juridiques pour endiguer le commerce du sexe en s’attaquant à ses auteurs invisibles – les acheteurs, essentiellement masculins, de femmes et d’enfants dans la prostitution.

En 1999, forte de l’appui de plus de 70% de sa population, selon des sondages, la Suède a adopté une loi révolutionnaire qui a criminalisé l’acheteur de services sexuels. Cette loi faisait partie d’une loi omnibus visant à contrer la violence anti-femmes et elle se fondait sur la reconnaissance du système de la prostitution comme une violation de l’égalité des sexes. La législation suédoise reconnaît officiellement qu’il est inacceptable pour les hommes d’acheter des femmes à des fins d’exploitation sexuelle, que celle-ci prenne pour prétexte le plaisir sexuel ou le « travail du sexe ». Facteur tout aussi important, sa loi reconnaît qu’un pays ne peut résoudre son problème de traite des êtres humains sans s’en prendre à la demande de prostitution. La loi ne cible pas les personnes prostituées.

Ce mois-ci, le gouvernement suédois a publié une évaluation des dix premières années d’application concrète de cette loi. En comparaison du ton discret et prudent du rapport, les résultats sont extrêmement positifs : la prostitution de rue a été réduite de moitié ; il n’existe aucune preuve que la réduction de la prostitution de rue a conduit à une augmentation de la prostitution ailleurs, que ce soit en intérieur ou sur Internet ; la loi prévoit des services accrus permettant aux femmes d’échapper à la prostitution ; moins d’hommes disent acheter des services sexuels ; et l’interdiction a eu un effet dissuasif sur les trafiquants selon qui la Suède n’est plus un marché attrayant où vendre des femmes et des enfants à des fins sexuelles. À la suite des critiques initiales de la loi, la police confirme maintenant que celle-ci fonctionne bien et a eu un effet dissuasif sur les autres organisateurs et promoteurs de la prostitution. La Suède semble être le seul pays en Europe où la prostitution et le trafic sexuel n’ont pas augmenté.

Les résultats suédois devraient être analysés en regard de ceux des pays voisins, comme le Danemark, où il n’existe aucune interdiction légale d’achat de personnes prostituées. Le Danemark a une population plus limitée que la Suède (environ 5 millions et demi contre 9 millions de Suédois), mais l’ampleur de la prostitution de rue au Danemark est trois fois plus élevée qu’en Suède.

Pour développer cette comparaison, on doit noter les résultats lamentables du modèle de légalisation de la prostitution dans les pays d’Europe qui ont normalisé le proxénétisme, les bordels et d’autres aspects de la prostitution et de l’industrie du sexe. En 2002, l’Allemagne a dépénalisé le proxénétisme, a élargi la base juridique permettant d’ouvrir des bordels et autres entreprises de prostitution, a levé l’interdiction de la promotion de la prostitution et théoriquement donné aux femmes le droit à des contrats et à des prestations dans les établissements de prostitution. Cinq ans plus tard, une évaluation de cette loi par le gouvernement fédéral a constaté que la Loi allemande sur la prostitution, comme on l’appelle, n’a pas réussi à améliorer les conditions de vie des femmes dans l’industrie de la prostitution, ni aidé les femmes à la quitter. Elle a également échoué à « réduire la criminalité dans le monde de la prostitution ». En conséquence, le rapport d’évaluation indique que « la prostitution ne devrait pas être considérée comme un moyen raisonnable d’acquérir une sécurité ». Le gouvernement fédéral allemand travaille présentement à la rédaction d’une disposition pénale pour sanctionner les clients des personnes contraintes à la prostitution ou victimes de la traite – soit une version allégée du modèle suédois, dénuée de toute sa substance.

Les résultats sont également piteux au Pays-Bas où la prostitution et l’industrie du sexe ont été légalisées depuis 2000. Deux rapports officiels publiés en 2007 et 2008 ont gâché l’optimisme officiel au sujet du modèle néerlandais de légalisation. Le rapport Daalder, commandé par le gouvernement, a constaté que la majorité des femmes parquées dans les bordels à vitrine étaient toujours soumises au contrôle de proxénètes et que leur bien-être émotionnel avait chuté depuis 2001 « dans tous les aspects mesurés ». Un rapport publié par la police nationale néerlandaise a exprimé les choses encore plus fermement : « L’idée qu’un secteur d’activité propre et normal a émergé est une illusion … » Comme les Allemands, les Néerlandais proposent désormais un amendement qui pénaliserait les acheteurs de personnes prostituées non enregistrées auprès de l’État – une autre version allégée du modèle suédois. C’est cependant une indication que la notion de pénaliser l’acheteur gagne du terrain.

L’échec du modèle de la légalisation en Europe a aidé le modèle suédois à devenir le modèle nordique en 2009, lorsque la Norvège a elle aussi interdit l’achat de femmes et d’enfants pour des activités sexuelles. Un an après l’entrée en vigueur de la loi norvégienne, une enquête menée dans la commune de Bergen a estimé que le nombre de femmes dans la prostitution de rue avait diminué de 20 pour cent et que la prostitution à l’intérieur était également en baisse de 16 pour cent. Le service de police de Bergen signale que les publicités pour des activités sexuelles ont chuté de 60 pour cent. En outre, la police a efficacement contrôlé les numéros de téléphone des acheteurs qui répondent à ces publicités pour les identifier et leur intenter des poursuites. Une valeur ajoutée de cette surveillance est qu’elle a mis au jour un plus vaste réseau de groupes criminels impliqués dans la traite à des fins de prostitution et leurs liens avec d’autres groupes impliqués dans la prostitution des enfants, la pornographie et le trafic de drogue. À Oslo, la police signale également la présence de beaucoup moins d’acheteurs dans la rue.

La même année, l’Islande a adopté, comme la Norvège, une loi criminalisant l’achat de services sexuels. Plus tôt en 2004, la Finlande avait approuvé une version plus anémique du modèle nordique. Ces développements laissent le Danemark faire cavalier seul puisqu’aucune législation n’y cible la demande de prostitution.

Le succès du modèle nordique ne tient pas tellement au fait de sanctionner les hommes (les amendes sont modestes) que dans la suppression de l’invisibilité des hommes qui sont démasqués quand ils se font prendre. Cela a également pour effet de dissuader les proxénètes et les trafiquants d’ouvrir boutique dans les pays où la clientèle craint la perte de son anonymat et est en déclin.

La légalisation de la prostitution est une politique qui a échoué dans la pratique. Le vent a tourné et la politique concernant la prostitution est passée d’une tendance à la légalisation à une tendance à cibler la demande de prostitution sans pénaliser ses victimes. Les pays qui veulent être efficaces dans la lutte contre la traite plutôt que de devenir des paradis de l’exploitation sexuelle commencent à comprendre qu’ils ne peuvent pas approuver les proxénètes comme de légitimes entrepreneurs sexuels et qu’ils doivent prendre des mesures juridiques contre les acheteurs.

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Trafficking, Prostitution and the Sex Industry: The Nordic Legal Model

By Janice Raymond
Originally published at Portside
July 20, 2010

There is no doubt that the Nordic countries lead the world on most indicators of gender equality. Gender equality experts and advocates have long pointed out that in economics, politics and social services, the Nordic countries top the charts. A less noticed equality indicator is that the Nordic countries outpace others in legal action to stem the sex trade by addressing its unnoticed perpetrators — the mainly male purchasers of women and children in prostitution.

In 1999, with the approval of over 70% of its surveyed population, Sweden passed groundbreaking legislation that criminalized the buyer of sexual services. Part of a larger Violence Against Women bill, the legislation was based on the foundation that the system of prostitution is a violation of gender equality. Sweden’s legislation officially recognizes that it is unacceptable for men to purchase women for sexual exploitation, whether masked as sexual pleasure or « sex work. » Equally important, its law acknowledges that a country cannot resolve its human trafficking problem without addressing the demand for prostitution. The law does not target the persons in prostitution.

This month, the government of Sweden published an evaluation of the law’s first ten years and how it has actually worked in practice. Compared to the report’s understated and cautious tone, the findings are strikingly positive: street prostitution has been cut in half; there is no evidence that the reduction in street prostitution has led to an increase in prostitution elsewhere, whether indoors or on the Internet; the bill provides increased services for women to exit prostitution; fewer men state that they purchase sexual services; and the ban has had a chilling effect on traffickers who find Sweden an unattractive market to sell women and children for sex. Following initial criticism of the law, police now confirm it works well and has had a deterrent effect on other organizers and promoters of prostitution. Sweden appears to be the only country in Europe where prostitution and sex trafficking has not increased.

The Swedish results should be contrasted to neighboring countries such as Denmark where there are no legal prohibitions against the purchase of persons in prostitution. Denmark has a smaller population than Sweden (roughly 5.5 million to Sweden’s 9 million), yet the scale of street prostitution in Denmark is three times higher than in Sweden.

In casting the comparison further, we should note the dismal results of the legalization model of prostitution from countries in Europe that have normalized pimping, brothels and other aspects of prostitution and the sex industry. In 2002, Germany decriminalized procuring for purposes of prostitution, widened the legal basis for establishing brothels and other prostitution businesses, lifted the prohibition against promoting prostitution and theoretically gave women the right to contracts and benefits in prostitution establishments. Five years later, a federal government evaluation of the law found that the German Prostitution Act, as it is called, has failed to improve conditions for women in the prostitution industry nor helped women to leave. It has also failed « to reduce crime in the world of prostitution. » As a result, the report stated that « prostitution should not be considered to be a reasonable means for securing one’s living. » The federal government is drafting a criminal provision to punish the clients of those forced into prostitution or who are victims of trafficking — the Swedish model lite with all its caloric value removed.

The results are equally bad in the Netherlands where prostitution and the sex industry have been legalized since 2000. Two official reports in 2007 and 2008 have soured official optimism about the Dutch legalization model. The government-commissioned Daalder Report found that the majority of women in the window brothels are still subject to pimp control and that their emotional well-being is lower than in 2001 « on all measured aspects. » The Dutch National Police Report puts it more strongly: « The idea that a clean, normal business sector has emerged is an illusion… » Like the Germans, the Dutch are now proposing an amendment that would penalize the buyers who purchase unlicensed persons in prostitution — another version of the Swedish model lite. Still, an indication that penalizing the buyer is gaining ground.

The failure of the legalization model in Europe helped the Swedish model to become the Nordic model in 2009 when Norway outlawed the purchase of women and children for sexual activities. One year after the Norwegian law came into force, a Bergen municipality survey estimated that the number of women in street prostitution had decreased by 20 percent with indoor prostitution also down by 16 percent. Bergen police report that
advertisements for sexual activities have dropped 60 percent. Also, the police have effectively monitored telephone numbers of buyers, who respond to such advertisements, in order to identify and charge them. An added value is that monitoring reveals a wider network of criminal groups involved in trafficking for prostitution and their links to others involved in child prostitution, pornography and drug trafficking. In Oslo, the police also report that there are many fewer buyers on the street.

The same year as Norway, Iceland passed a law criminalizing the purchase of a sexual service. Earlier in 2004, Finland approved a more anemic version of the Nordic model. This left Denmark as the outlier with no legislation targeting the demand for prostitution.

The success of the Nordic model is not so much in penalizing the men (the penalties are modest) as in removing the invisibility of men who are outed when they get caught. This, in turn, makes it less appealing for pimps and traffickers to set up shop in countries where the customer base fears the loss of its anonymity and is declining.

Legalization of prostitution is a failed policy in practice. The prostitution policy tide is turning from legalization of prostitution to targeting the demand for prostitution without penalizing the victims. Countries who want to be effective in the fight against trafficking and not havens of sexual exploitation are beginning to understand that they cannot sanction pimps as legitimate sexual entrepreneurs and must take legal action against the buyers.

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Biographical Note: Janice Raymond is Professor Emerita of Women’s Studies at the University of Massachusetts, Amherst and a member of the Board of Directors of the Coalition Against Trafficking in Women (CATW).

reblogged from http://sisyphe.org/spip.php?article3941 

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Campagne de « prévention des risques » … enfin pas tous.

I- Un curieux petit miracle en latex.

La sexualité. Domaine à risques.
Risque de quoi ?
D’IST ! voues diront tous les (L)GBTQIVWYZ.
Ah … heureusement, Saint préservatif est là.
De grossesse ! voues diront les féministes. Et la grossesse est un risque naturel et mortel !
Ah … heureusement, Saint préservatif est là.

Euro(Lesbo)Pride, juillet 2013. La pression virile sur l’agenda lesbien a imposé de nouveaux dieux priapiques, ici le dieu capitaliste de l’industrie du jouet sexiste.

Pourtant, le gel facilite la propagation du virus chez les femmes, non ?
Il efface définitivement la différence physiologique entre viol et sexualité en éliminant le signe social du désir féminin que constitue la lubrification …
Les femmes ont des riques d’infections multipliés par 2, 4 ou 5 par rapport aux hommes en cas de pénétration …
Pas de pilule-à-cancer pour les hommes …
Aberrant, non ?

Les féministes ne cessent de répéter que les femmes n’ont pas la maîtrise de leur sexualité.
– Ni au plan global : mythes, coutumes, directives ministérielles, savoirs institués, production pornographique
– Ni au plan local : quel homme est capable de renoncer à la pénétration le temps que sa conjointe le désire ou même pour inventer autre chose ? quelle femme est capable de croire assez en elle, en ses sensations ou ses désirs, pour imposer à son conjoint de ne pas la pénétrer ? on le sait, les hommes font pression, mettent en scène l’abandon (bouder, vanter les mérites d’autres femmes), pour finalement imposer une fellation en guise de récompense pour avoir été « compréhensifs », c’est à dire qu’ils forcent un orifice pour un autre. On le sait les femmes sont dressées à simuler, endurer la douleur, dénier leur peur, réinterpréter leurs signes physiologiques de stress [sécheresse, vaginisme, frigidité, lubrification face au danger] plutôt que simplement exprimer leur ressenti (désir et volonté). Pourquoi ? car d’une part volonté et désir ont été noyés dans un gouffre de doutes et de complexes socialement martelés, et d’autre part il leur est interdit de refuser à un homme son dû.

C’est pour cela qu’elles sont pénétrées de manière compulsive … et ce de manière de plus en plus invasive (dès 1970′ grandes campagnes successives d’imposition de la fellation puis de la sodomie puis du sadomasochisme sur fond de porno libéralisé).
C’est pour cela qu’elles tombent enceintes sans l’avoir désiré.
C’est pour cela qu’elles endurent un homme qui refuse de mettre le préservatif masculin (le petit copain trop insistant, le conjoint trop sûr de lui, le mari qui ment ouvertement).
C’est pour cela qu’elles préfèrent croire un homme dont elles se méfient (qui pilonne beaucoup d’autres femmes, maîtresses, autre épouse, femme ou enfant en prostitution, et finit par contaminer toutes ses proies).

Or que propose-t-on en guise de campagne de prévention des risques ? Un préservatif que … Monsieur doit mettre !
A qui ça bénéficie ? La pénétration en guise de sexualité de plaisir ? Qui ne prend que du plaisir ? Qui en paie le prix (en termes de risque accru de maladie, de douleur et de grossesse ?).

Dans les années 70, les femmes ont fait entendre que la sexualité des femmes est clitoridienne; et que la pénétration comporte trop de risques pour noues (avortements mortels, emprisonnement pour près de 20 ans auprès d’un homme, etc.). Pourquoi brusquement le clitoris n’est devenu qu’un bouton stimulant pour faciliter la pénétration, et la stérilisation des femmes et l’avortement, LA seule solution au risque de grossesse ?

Quel groupe, hommes ou femmes, a la main mise sur la sécurité de tous ? Quel individu, quand le seul préservatif répandu est masculin ?

Qui a le pouvoir de refuser quelque chose à l’autre dans les couples hétérosexuels ? Est-ce que nos révoltes ont eu si peu d’échos que l’on peut faire des campagnes mondiales de prévention qui suppose une capacité de négociation libre et partagée entre les partenaires ? Les hommes qui trustent la prévention semblent persister à organiser le silence et le déni autour de leurs viols de masse et leur pression à la pénétration des femmes. Ils mettent directement la vie et la sécurité des femmes dans les mains des hommes.
Pourquoi ?

Ainsi les risques de
– violation de l’intégrité physique (entre autres, viol et toute forme d’intrusion physique …)
– douleur
– violation de l’intégrité morale (humiliation, mise en scène de possession, de contrôle, d’anéantissement, de souillure)
… ça le préservatif ne peut rien !
Alors pas de campagnes de prévention …
Tant pis pour l’écrasante majorité des risques liés à la « sexualité ».
Pourquoi ?

Pourquoi il est là, le Saint préservatif, à noues protéger des risques les moins répandus, et protéger infiniment mieux les hommes que noues ?
Suffirait-il de diffuser le préservatif féminin (ce qui n’est jamais fait) ?

Et pourquoi, afin de noues décoloniser du pouvoir des hommes, et donc de la grossesse non désirée, mène-t-on des campagnes pour avorter plutôt que pour expulser la bite de notre corps ?

II- Le petit miracle en latex pour leur grand mensonge.

Parce qu’il noues est interdit de dire ou même de penser que :
la première cause de violation de notre intégrité physique et morale
la première cause de douleur vaginale, anale ou d’étouffement
la première cause de grossesse non désirée
la première cause de propagation pandémique des infections
sont …….
la pénétration !
le fameux pilonnage compulsif que les hommes organisent sur noues en dépit de toutes les preuves que, chez les femmes, la sexualité est clitoridienne !

Mesdames, faut faire avec, ce sont les risques incompressibles de la « sexualité » ? mm….

Si les hommes étaient là pour noues protéger autant qu’eux, ça se saurait, il n’y aurait pas de domination. Dans un patriarcat, ce sont les hommes qui doivent être protégés, pas les femmes !
Noues, noues avons vocation à être utilisées et détruites … ne l’oublions pas, ce ne sont pas des ministères virils d’Etats patriarcaux qui vont se mobiliser à coups de campagnes et de millions pour notre bien.

C’est pour cela que, dans ces grands moments de soulèvement pour les droits des femmes, il noues est pourtant interdit de dire que :
le préservatif et l’avortement ne sont ni LA SEULE solution au risque de grossesse, ni même la plus « safe ».

Car il noues est interdit de dire que
– la pénétration chez les femmes n’est QUE reproductive
– elle n’a aucune raison d’être invasive, profonde – il suffit qu’elle soit à longueur de gland, même parfois il suffit d’une émission de sperme sur la vulve
– elle n’a aucune raison d’être orale ou anale – tout ceci n’est que mise en scène sadique, scripts que le patriarcat fabrique depuis son avènement (il y a quelques milliers d’années) pour noues mutiler, noues désespérer et noues coloniser physiquement
– les femmes, contrairement aux gays, n’ont aucun besoin de lubrifiant … à moins de ne pas être assez excitées, c’est à dire de ne pas se sentir en sécurité ou de ne pas avoir un partenaire satisfaisant !

De même, il noues est interdit de dire qu’il existe, pour noues aussi, naturellement, une sexualité sans peur du lendemain ni douleur ni sentiment d’invasion ou de perte de soi, une sexualité de pur plaisir sans contrainte ni risque de grossesse (donc de bouleversement de vie voire de mort). Le sexualité clitoridienne.

De même, ils noues est interdit de dire que les hommes transforment la maternité, pure création quasi divine, en enfer. En effet, les grossesses ne noues mèneraient pas très souvent à la mutilation (césarienne, épisiotomie, fistules) ou à la mort si les hommes n’étaient pas aux commandes de la médecine et de la reproduction.
Les « risques naturels » ici sont principalement :
– le sadisme médicalement assisté de ceux qui ont volé leur science aux sorcières après les avoir exterminées
– le productivisme libéral des industries publiques qui poussent de plus en plus d’hôpitaux à contracter les « coûts de production » (temps de soins, personnelles et lits)
– la reproduction forcée et la culture de viol, provoquant chez les femmes un stress considérable
– le pilonnage reproductif sur des jeunes filles dont le bassin n’est pas encore formé (typique des patriarcats car ils sont tous pédocriminels, à la façon occidentale [tourisme du viol] ou à la façon pater familias traditionnelle qui se marie avec sa victime de 9 ans)
– le pilonnage reproductif sur des femmes sous-nutries (typique des patriarcats, car tous ils organisent la sous-nutrition des femmes par rapport aux hommes, à la façon occidentale [régimes pour garder la forme] ou à la façon traditionnelle [tabous alimentaires pour les femmes, surtout concernant la viande et les aliments les plus riches])
– le pilonnage reproductif par un homme qui fait au moins 20 cm de plus que la future mère (car la taille du bébé sera disproportionnée par rapport à ce qu’elle fabriquerait avec un homme de sa corpulence et de sa taille).

C’est dommage de ne pouvoir dire tout cela quand on prend la parole au nom de la « réduction des risques » ….
…. car les plus gros risques – et ceux qui sont de très loin les plus fréquents (risques d’infection VIH, grossesse, grosses « à risque », violation l’intégrité physique, douleur, violation de l’intégrité morale (humiliation, mise en scène de possession, de contrôle, d’anéantissement, de souillure)) – , sont tous réductibles drastiquement par des campagnes de prévention contre …
la pénétration ! – l’invasion orale, anale ou vaginale.
Que ce soit avec des objets ou avec le pénis – arme de destruction massive de notre intégrité physique et morale.

C’est dommage aussi car c’est aberrant….
… en effet, notre sexualité est clitoridienne. C’est la seule sexualité pour noues. Et ce d’un point de vue biologique (le vagin fait partie du système reproducteur) comme d’un point de vue psychologique (aucune femme libre de créer une sexualité récréative ne choisirait une pratique qui implique le risque de la grossesse ou, pour éliminer ce risque, n’attendrait la science virile pour enfin pouvoir s’infliger une perfusion d’hormones dont on sait [trop peu] qu’elles perturbent le fonctionnement normal du corps).

C’est dommage mais c’est logique.

La fusion d’une pratique reproductrice avec la sexualité (de plaisir) n’a rien de naturel. Pure mensonge patriarcal.
Elle est due d’une part au monopole des hommes sur les savoirs institués [mythes, religion, biologie, sexologie, psychanalyse, droit, etc.]. Or chez les hommes, les organes génitaux et les organes sexuels se confondent dans le pénis.
D’autre part, les hommes ont un intérêt majeur à maintenir les femmes dans l’ignorance de leur corps et de leur sexualité, afin de pouvoir les envahir et les contrôler (Paola Tabet, 2001). Si en prime ils parviennent à noues faire croire que le plaisir auquel noues aspirons implique l’invasion, la colonisation est parfaite.

En fait, il noues est interdit de dire que le coïtarcat est une pure invention virile, rien à voir avec des nécessités biologiques, ni de reproduction ni de sexualité. Car il noues est interdit de réclamer la CESSATION SANS CONDITION DE TOUTE FORME D’INVASION PHYSIQUE PAR LES HOMMES.

Il noues est interdit de dire qu’avoir transformé la pénétration en divertissement est l’œuvre des oppresseurs, dont l’effort de civilisation consiste toujours à transformer une violence (ici risque de grossesse, de mort, de douleur, de destruction mentale) en pratique culturelle, en norme. Car noues ne devons pas contester le droit des hommes à continuer à noues civiliser à coup de trique.

Les hommes savent que sans colonisation de territoire, sans expropriation, sans politique de la terre brûlée sur laquelle nulle ne peut revenir en sécurité, sans bagne d’où nulle ne peut parler librement, il n’y a pas de contrôle efficace des populations. Par leur pénétration compulsive, violation pure, ils ont donc transformé notre corps en colonie, foyer invivable, terre brûlée et cachot.

III- Un beau mensonge libertaire pour sauver le soldat en latex

La « révolution sexuelle » est-elle l’avenir des femmes ?
Non. Les politiques de libéralisation de nos orifices pour la prédation virile ont connu à cette époque une explosion sans précédent.
La « révolution queer » paillette ?
Non plus.
Voyez plutôt.

Voici la nouvelle campagne soi-disant progressiste de nos amis pro-viol-paillette :

http://dai.ly/x119ygy

EJ campagne

Ici s’affiche sans complexe l’ « utopie sexuelle » du « post-porn » « sex-positiv » « feminism »:
– industries des toxiques : latex, gel, alcool;
– industrie du viol : les jouets de la violation (gel, préservatif, god) ; les accessoires du sadisme sexuel (accessoires d’intrusion corporelle et mises en scènes typiques du « SM » – costume de policier, peut-être même de nazi, c’est à dire mise en scène des tortures sexuelles commises en prison politique; gants de chirurgien, c’est à dire mise en scène de la violence médicale et des tortures sexuelles qu’ont commises historiquement les médecins sur les femmes; god en forme de « sucre d’orge », qui donc met en scène la pédocriminalité … tous sont des thèmes récurrents dans les « scénarios SM »), lap dance et autre excitation au voyeurisme; pornopropagande.
– industrie de la mutilation par chirurgie : tatouages, piercing; et du fait de leur activisme pro-pornographie, mutilation sexuelle dite labioplastie et mutilation génitale dite vaginoplastie (très fréquemment imposée par les pornographes), etc.
– agenda gay : consumérisme sexuel, invasion physique et usage du gel, chosification sexuelle, érotisation de la hiérarchie sexuelle.
….

tout cela crée un univers digne des pires SF post-apocalyptiques :
– on se terre dans des caves
– en se laissant pénétrer ou en envahissant physiquement
– des personnes totalement interchangeables
– mais en ne rentrant en contact avec l’autre que par plastique interposé tant cette compulsion à l’intrusion a pourri de dangers viraux toute la population.

IV- mini conclusion

Le système sexiste a quelques priorités.
En matière de « sexualité », il doit noues abrutir à la culture de viol.
Pour cela, il doit noues faire croire que
– la pénétration
– la hiérarchie et la violence
– et le risque sanitaire (mort par grossesse, mort par maladie, souillure morale)
sont naturelles à la sexualité

Les libéraux actuels ânonnent la vieille antienne patriarcale des religieux sur la sexualité qui serait naturellement invasive et brutale pour les femmes, et synonyme de souillure. Le stigmate de la « s*** » ou de la « p*** » le dispute au risque sanitaire …
Or les IST ne sont en rien un risque « naturel ». Quand on cartographie la progression des pandémies, on voit qu’elles suivent des axes d’oppression
– sexiste (grossesses forcées, organisation du viol prostitutionnel, organisation de la prédation virile sur plusieurs épouses ou maîtresses, pédocriminalité)
– coloniale (invasion et viol de guerre, viols prostitutionnels de guerre, tourisme du viol sur femmes et fillettes, mariages forcés à l’international)
– capitaliste (plans de réajustements structurels, paupérisation des femmes par rapport aux hommes qui font qu’explosent les viols par chantage à la survie [papiers, logement, travail, nourriture, argent]).

En outre, les libéraux défoncent une porte déjà grande ouverte par la culture coïtarcale des religieux : ils prennent notre vagin pour notre sexe, « un trou fait pour la pénétration », pure projection en creux du pénis à la façon de Galien (129 – 201 ap. JC).

Pour multiplier les « trous » par où noues coloniser, ils célèbrent la fellation et la sodomie. Ils font passer la pilule du viol avec du gel. Ce déversement de décakilotonnes de lubrifiant sur les femmes vient de la culture coïtarcale des gays (qui noues a imposé la sodomie et ont totalement trusté les campagnes internationales de lutte contre le VIH, tout en pompant sans limite les énergies de leurs camarades lesbiennes) et surtout de la culture de viol des proxénètes pornographes, qui recourent au lubrifiant pour pouvoir imposer aux femmes les cadences de viol sur une journée entière et les brutalités physiques (pénétrations brutales, pénétrations avec des objets, pilonnage intensif par des hommes hypertrophiés, etc.) sans recourir trop souvent au médecin (qui anesthésie par injection sur les plateaux de tournage) ni au chirurgien (qui recoud les déchirures).

En faits, les maladies, surtout les plus graves et mortelles, noues ont été massivement inoculées par les hommes, car ils sont les plus grands pénétrateurs compulsifs au monde et ils sont responsables et coupables des inégalités dans ce monde.
Et les gays ont recolonisé les utopies lesbiennes, en leurs imposant leur agenda de pilonneurs compulsifs et leurs techniques d’invasion sexuelle : culture du god et du gel pour leur sodomie compulsive, jeux macabres d’humiliation et de mise en danger (backrooms, SM cuir, etc.).

Une seule solution, autre chose ! D’urgence !

homophobie

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Prostitution : paroles d’hommes

Deux investigations à l’honneur.

I- Le travail d’artiste de Bettina Filtner

Prostitution les clients, by Bettina Flitner

II- Le remarquable travail de mémoire et de dénonciation de : http://the-invisible-men.tumblr.com/

> « Pour la punir de sa mauvaise humeur je lui en ai fait voir de toutes les couleurs, c’était du hard non stop […] je ne la recommande pas »
> « Elle se plaignait tout le temps, soi-disant qu’elle avait mal […] mauvaise attitude, un gâchis d’argent »
> « C’est chouette de voir les filles travailler dur ; de les faire pomper comme les putes pas cher qu’elles sont. Super rapport qualité/prix »
> « MON ARGENT DUREMENT GAGNÉ EST GASPILLÉ ! avec cette conne qui fait même pas semblant et qui veut pas sucer sans capote ».
> « Normalement quand un endroit me propose un massage oriental j’attends qu’il y ait aussi des extras »
> « Elle était sur ses gardes comme si c’était dangereux et qu’il fallait qu’elle puisse s’échapper. Cette attitude sur la défensive m’a refroidi »
> « J’ai baisé sa bouche aussi fort que je pouvais en attrapant sa tête et en la secouant. J’ai jouis si profond dans sa gorge qu’elle s’est étouffée. […] Cette fille ne refuse rien, soyez vraiment sympas avec elle les mecs »
> « Elle est si petite que, des salops qui la baisent si fort, ça déchire son col de l’utérus. Donc elle me dit qu’elle préfère l’anal : intéressant! »
> « Elle a pas fait d’effort pour montrer qu’elle aimait. Je lui ai dit de rembourser […] elle s’est énervée, a claqué la porte. Bizarre pour une Thaï »
> « Elle m’a offert une masturbation mais a fait attention de ne pas mettre mon foutre sur son corps […] Passe merdique »

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Prostitution : men’s word, with subtitles

About Men’s Word on prostitution

(work in progress … 😉 )

Christian, 23, forwarding merchant, single
« Why I pay for sex?

No, man, you do not “pay for sex”,
you rape and then you pay your crime :
whitening of a crime and pure sadism.

« Women are often a pain in the ass.
« They stress me when I haven’t got enough time for them.

Oh, poor capricious despot,
you do not have time for her “consent” … even less for her “desire”…

« If I want to fuck I go here – and I leave. That’s it. A girlfriend often bores me after a short time.

Capricious Despot said :
« Oh, these boring humans who want something I don’t want to give them:
human relation, presence, even love!
I want something cool, I refuse any warmth … too alive, not under control

« And to pay for sex has that certain something.
You own the woman.
You can do want you want with her ».

That is power.

No comment … … …

I come to the brothel every six weeks. I like it a bit harder no vanilla sex.

Capricious Despot said :
« Yeah….. I love when it hurts, something cool, cold, why not brutal,
in order to teach you a few simple things about male supremacy:
Your pain is my pleasure
Your humiliation is my triumph
Your disgusts arouses me
And because your powerlessness is eroticized as femininity
I love being a Man
A real man ».

************

Dung, 28, junior manager of a restaurant, single

“A date means a lot of stress and time.

Yes, all this waste of time and energy
to build a relation with another human …
fortunately, with women, it’s easy
I know all the tricks to create traumatic-bonding
smile, words, muscles, etc.
But here, they are just useless
Money and men around her are enough to trap her.

“In a brothel everything is more relaxed no lies and no illusions.
I can speak honestly”

Capricious Despot is direct –
He would say “honest” –
because he has to be productive.
Always remember men’s motto :
I can’t lose time or energy
to be human with subhuman beings
I have to be a Man with women
time is rape-affair
energy is power over them.

“I don’t hurt anybody. I like women with black hair and brown eyes but no Asian women. I don’t like them at all. There must be a kind of sympathy between me and the woman then she also likes it.”

Capricious Despot said:
“I’m racist
against my own people –
but women are never part of it.
I don’t give a damn about what she likes
Because, when I like her, she also like it
… you know, sympathy is something important for me …

“Sometimes they look at their watch when you enter the room then you are often fed up.”

Capricious Despot said
“Oh I can’t bear this subhuman being
I come here to rape and humiliate her
but she doesn’t smile !
How dare you ? I pay for your smile!
I want you to believe that you really want your own destruction
And I pay men’s system
to be a god and a saintly devil
You must give me proofs of that!”

************

Kai, 49, bank employee, divorced, 2 children

“Why I go the brothel? I would never get women like these here.

Yes, prostitution is such a miracle !
If you are old
you get deprived children and young women
if you are ugly
you get cheerful thin starved women
If you are a poor worker
You get poorer women –
Remember, male supremacy has one economic rule:
the poorest man has always enough money or resource
to rape a women
that’s why men keep women poorer than them –
If you come from an oppressed community
You can take your revenge over oppressor’s women –
Remember, rape-trade has two colonial logics:
1) Men rape all women, and share them to all men :
between men, they create fraternity or solve hostility;
against women, they set up terror:
they “protect” a few of them, to create Stockholm syndrome and traumatic-bonding
and they destroy all the others, by colonial revenge or male sexual colonization.
2) No man can be treated like a woman
So no colonized “people” (men) can be destroyed as much as women are colonized by their masters.

“And I can overstep the limits here.

Those terrible limits to men’s violence fantasy
set up by men’s violence laws

“For example anal intercourse »

mmm… this deep invasion
this painful punishment
for being a woman
in a millenary world where the masters reign supreme over us with their scepter

“I wouldn’t have the heart to ask a normal woman to do it. »

Capricious Despot said
“Yeh, I know it’s a painful pounding
a pure humiliation
As a man, I wouldn’t bear this
But I ask only women to endure it
Some of them, probably prudish
refuse it, I wonder why
Fortunately, prostitution exists, and creates the “prostitute”,
this abnormal human who accepts normal acts”.

“Costs 100 Euros extra”.

The difference between straight rape and overstepped rape
is 100 Euros

“Since three years I have sex with the same woman twice a month”.

Capricious Despot said
“I’m a real Man
for years, I treat a human like three holes, a prepunched target …
I love talking to a woman who agrees with me
because I have the money she needs or I can punish her”.

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Mansplaining : about male sexual violence

texte : Kaitlyn Newton

mainsplaining

rape apologist talking point FAQ.

Q: « what is rape culture? I’VE never heard of it! »
A: rape culture is when women live in fear of being raped or assaulted by men, experience these assaults, and still accept the myth that violence against women is « rare » in order to keep men happy.

Q: « what about false accusations? »
A: what about gamma ray bursts? what about widespread acid rain? what about yellow fever? aren’t things that affect virtually nobody just as important as things that ruin millions of lives?!

Q: « I understand what you say, and i would agree if … but dammit, why are you so agressive ? » // « why do you hate men so much? »
A: why are you substituting the word rapist with man?

Q: « it’s just a joke. get over it, men aren’t going to go out and rape women because of sexist jokes. »
A: false. there are numerous studies showing that this is not the truth. exposure to sexist « jokes », misogyny in the media, and anti-woman attitudes makes men feel more comfortable blaming women for rape.

Q: « telling men not to rape women isn’t going to stop anything. women need to learn self defense, and take precautions wherever they go. »
A: learning self defense doesn’t prevent men from making the conscious decision to rape, rapists are perfectly capable of researching women’s self defense, and targeting men has already been shown to work. rape is about control, and so is placing the responsibility to prevent it on women.

STOP  MAINSPLAINING

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Prostitution : men’s word

Série « Johns »

Bettina Flitner photographed for 10 days in the brothel « Paradise » in Stuttgart/ Germany. The men, between 21 and 73 answered – and posed for the photos on the beds.
http://www.bettinaflitner.de/freier.html?&L=1

« Why I pay for sex? Women are often a pain in the ass.
They stress me when I haven t got enough time for them.
If I want to fuck I go here – and I leave. That s it. A girlfriend
often bores me after a short time. And to pay for sex has that
certain something. You own the woman. You can do want you
want with her. That is power. My last time? I come to the brothel every six weeks. Sometimes I have sex with the same woman sometimes with another. I like it a bit harder no vanilla sex. »
…………………………Christian, 23, forwarding merchant, single

« My first time in a brothel was four years ago. A date means
a lot of stress and time. In a brothel everything is more
relaxed no lies and no illusions. I can speak honestly I am
single and I don t hurt anybody. I like women with black hair
and brown eyes but no Asian women. I don’t like them at all.
There must be a kind of sympathy between me and the woman
then she also likes it. Sometimes they look at their watch when
you enter the room then you are often fed up. »
…………………..Dung, 28, junior manager of a restaurant, single

« I need much sex. It excites me to have always new women.
I also go to swingers clubs. But there are often old and ugly
women. Sometimes I book a woman from an escort agency.
My type? Black or pale skin. Mulatto or from Latvia. No silicone
breasts and no injected lips. I don t like women who are too
professional I prefer the ones who make it only sometimes.
My last time is one week ago. She said that is was the best
sex ever. 50 Euros. Business as usual. The price-performance
ratio is good here. »
…………………………Guenther, 55, divorced, pub owner, 1 son

« I am to shy to make a move towards women. I am working
at home and I don’t go out often. Sure that’s an imaginary
world here. The men strive for an illusion me too. Sometimes
after the sex the women here say I love you that is only
customer loyalty. Two times I fell in love with a prostitute.
I wanted to be a samaritan who helps her to get out of here.
That is over I don’t fall in love anymore. Now I am always here
because of one woman. We match perfectly at least in bed.
I don’t know anything about her. »
…………………………..Ingo, 43, tax accountant assistant, single

« You do it once. Twice. And then you are used to it. Normally
I have to invite a pretty woman twice for dinner costs 100
Euros and then it probably doesn t work. Here it works always.
I like women from southern countries – from Spain Italy the
Dominican Republic. I also had sex with a Colombian several
times a beautiful woman well-built. She was very passionate
or she was a good actress but she suddenly disappeared.
What a pity. »
……………………………………..Iwan, 65, motor mechanic, single

« Ten years ago I woke up at night and couldn’t get up.
My heart ached the doctor on call came intensive care unit.
At that time I thought that my life can be over tomorrow.
I go the brothel once a week. Since three months I have
always sex with the same woman. Today I spent two hours
with her. The truth is if I go to a club I don’t like the normal
women any longer. The bodies. Here they wear size 34 or 36. »
…………………………Joachim, 58, engineer, separated, 1 daughter

« Why I go the brothel? I would never get women like these
here. And I can overstep the limits here. For example anal
intercourse I wouldn’t have the heart to ask a normal woman
to do it. Costs 100 Euros extra. I don’t like the very young
and very thin girls. They can have normal breast and a little
belly a womanly shape. Since three years I have sex with
the same woman twice a month. My last time? Last week. »
…………………………Kai, 49, bank employee, divorced, 2 children

« I was 17 when I went to a brothel for the first time. With my
first self earned money. To go to such a club is the pure
relaxation for me. No chitchat, the girls are clever and prepared
for your preferences. That can become an addiction. I had a
girlfriend for 4 years but it always comes to light and then it
is over. Now my visit is job-related. With a friend I develop
an internet platform for client alibis where men can buy alibis
traffic accident hospital – everything is possible. »
………………………………………Ralf, 28, computer scientist, single

Prostitution les clients, by Bettina Flitner

see also

http://the-invisible-men.tumblr.com/

johns, by the invisible men

johns 2, by the invisible men

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La rue, aux hommes

Le petit copain …

ou le syndrome des boules de cristal

syndrome des bdc

Le petit copain encore …

N’ayant pas trouvé de photo d’homme tenant sa femme par le cou comme une bicyclette noues noues contenterons d’une photo du syndrome de la clé de bras.

clé de bras

L' »inconnu » …

Florence, 1951, par Ruth Orkin. Harcèlement de rue.

Florence, 1951, The American Girl by Ruth Orkin, harcèlement de rue

Le « Libérateur » …

Times Square, agression sexuelle, photo volée par Alfred Eisenstaedt. Au début la victime tente de se dégager, puis, face à la poigne de fer de l’agresseur et vu le contexte d’impunité, elle (s’) abandonne.

N’importe quel maton …

Police et passant, même combat contre les suffragistes : lynchage et viols

1910

Le « frère » …

Place Tahrir, lynchage sexiste de Marian Abd Elmassih

Tahrir Square, agression of Marian Abd Elmassih

Le mari …
Charles Saatchi agresse au restaurant sa femme, Nigella Lawson. Il demande actuellement le divorce car elle n’a pas voulu démentir les rumeurs de violences.

Charles Saatchi vs Nigella Lawson

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Des féminismes

feminisms

 

versions de féminismes

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Justice d’homme pour crimes d’hommes. George Zimmermann, Ezkiel Gilbert, Bertand Cantat vs Marissa Alexander

Le thème et des éléments de cet article ont été repris de l’article de Sandrine70.

_____

Vous voulez savoir pourquoi nous, femmes, sommes en rage ? Vous voulez savoir pourquoi les personnes noires, aux Etat-Unis, sont en rage ?

C’est très simple. Parce que Pas de justice, pas de paix.

Pour comprendre, il faut mettre en parallèle les trois affaires judiciaires qui viennent de se clore :

-la première : George Zimmermann, veilleur de nuit (métis hispanique, donc représentant d’un côté « le blanc armé qui défend ses biens » et de l’autre le bouc émissaire idéal pour diviser les communautés opprimées) tire sur un jeune noir de 17 ans non armé et le tue. Durant le procès, la témoin n°9 a dénoncé des faits d’agressions sexuelles (baisers forcés) et de viol (doigts dans le vagin) durant 10 ans, quand elle avait 6 ans et Zimmermann 8. Il se défend en disant qu’il a eu peur pour sa vie. Il est acquitté.

– la deuxième : Ezekiel Gilbert a tué d’une balle dans la nuque la femme qu’il voulait violer toute une nuit pour de l’argent, mais qui a tenté de s’enfuir avant avec les 150 $. Il a été acquitté. La légitime défense a été retenue.

-la troisième : Marissa Alexander, jeune femme noire qui a une ordonnance d’éloignement pour la protéger de la violence de son mari, tire des coups en l’air pour échapper à ses coups. Elle ne l’a ni tué ni blessé. Elle est condamnée à 20 ans de prison.

Marissa Alexander

http://justiceformarissa.blogspot.fr/

Alors le message ici est très clair.

Un homme qui tue un jeune homme noir, est blanchi. Un homme qui allait frapper une femme, restée la sienne malgré l’ordonnance d’éloignement, est protégé et vengé. Un homme qui a payé pour une nuit de viols et dont la victime s’est enfuie est traité en client volé et acquitté pour un meurtre.

Les hommes en tant que dominants, organisateurs et bénéficiaires des institutions, défendent leurs privilèges. Tout homme qui incarne leurs intérêts de classe dominante (rapacité sexuelle, rapacité économique, rapacité colonisatrice) est blanchi  de ses crimes et protégé dans ses intérêts. Tout homme est un soldat Ryan à sauver, soit par la complicité étendue des hommes qui forme une caisson insonorisé pour chacune de leurs violences contre noues, soit, en dernière instance, par une de leurs institutions, toutes patriarcales.

L’ordre social (qui n’est pas celui du plus grand nombre mais de ceux qui comptent) n’est menacé que quand est menacé cet équilibre d’intérêts individuels et collectifs des hommes.

Certes, tous les jeunes noirs sont en danger d’être tués (ils savent qu’on peut leur tirer dessus pour rien) et toutes les femmes noires savent qu’elles sont en danger d’être violées, mais ici l’ordre social n’est pas en danger, au contraire.

Bertrand Cantat a fait 4 ans de prison pour avoir tué de dizaines de coups de poings Marie Trintignant. Il n’a encore rien pris pour avoir persécuté et battu son autre femme, Kristina Rady, jusqu’à ce qu’elle se suicide en 2010**. Par contre, le film Sin by Silence le montre, les femmes victimes de violences conjugales qui finissent par tuer leur bourreau pour sauver leur vie, elles, sont condamnées à des peines situées entre 15 ans et 30 ans, certaines à perpétuité.

Sin-by-Silence

En fait, quand seule la femme est en danger, il n’y a pas mort d’homme. Mais dès qu’elle empêche un homme d’user de ses droits sur elle, alors l’ordre social patriarcal est menacé. En effet, imaginez que d’autres femmes suivent son exemple et parviennent ainsi à échapper à leur bourreau ou à leur violeur ? Le système des hommes et leurs vies de parasites sexistes s’effondreraient.

Dans la série des crimes d’hommes blanchis par le système judiciaire des hommes, il y a aussi les crimes des prostivioleurs et des proxotueurs : le système prostitueur, ce crime contre l’humanité organisé mondialement, est protégé au nom de la liberté sexuelle ou de la vie privée, seules ses franges mafieuses sont (officiellement) dénoncées … les viols aggravés (avec arme, sur mineure, avec actes de torture et de barbarie) sont jetés dans les oubliettes des faits divers et les affaires « de mœurs » … Pourquoi? Car le système viril repose sur une guerre à deux fronts, guerre économique et guerre sexuelle; et la prostitution en est la fusion parfaite, comme l’analyse Andrea Dworkin. En protéger la légitimité et l’expansion est une priorité pour la classe des hommes.

Il n’y a pas de justice, il n’y a que leurs institutions qui protègent leurs privilèges d’oppresseurs. C’est insupportable.

PAS DE JUSTICE, PAS DE PAIX !

**http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-ex-femme-de-bertrand-cantat-l-accuse_1260776.html?xtmc=cantat&xtcr=1 

Kristina Rady

6 mois avant son suicide, Kristina Rady, en larmes, appelle ses parents, à Budapest. Ils ne sont pas là, elle laisse un message en hongrois qui dure sept minutes et trente-trois secondes…

« Hélas, je n’ai pas grand-chose de bon à vous offrir, et pourtant il aurait semblé que quelque chose de très bon m’arrive, mais en l’espace de quelques secondes Bertrand l’a empêché et l’a transformé en un vrai cauchemar qu’il appelle amour. Et j’en suis maintenant au point – alors que j’avais du travail pour tout ce mois-ci, ce qu’il ne supporte pas – qu’hier j’ai failli y laisser une dent, tellement cette chose que je ne sais comment nommer ne va pas du tout [mot inaudible], mon téléphone, mes lunettes, il m’a jeté quelque chose, de telle façon que mon coude est complètement tuméfié et malheureusement un cartilage s’est même cassé, mais ça n’a pas d’importance tant que je pourrai encore en parler. »

YAEL MELLUL, avocate défenseuse des femmes victimes de violences masculines. Son J’accuse salutaire : Bertrand Cantat, responsable du suicide de Kristina Rady ?

***

Marie Trintignant, in memoriam

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Les recettes de bonhommes qui me poussent à m’aigrir

Sans titre

Les appels saisonniers aux régimes n’ont qu’un but : détruire les femmes.

* Destruction physique.
Souvent dramatique : une sous-nutrition que l’on retrouve dans tous les patriarcats (cf. Paola TABET, La construction sociale de l’inégalité des sexes; ou Elena GIANINI BELOTTI : Du côté des petites filles). Imposée par des méthodes masculines adaptées, chaque fois, à la culture. Par exemple, dans une culture de l’ « individu libre de ses choix », les hommes fabriquent une propagande multimillionnaire (les secteurs médias & beauté sont trustés par les hommes) pour expliquer aux femmes qu’elles sont libres de faire le choix entre
1) être imbaisable (par eux) car capitonnée, difforme, vieillissante, boutonneuse, à problèmes, bref, défectueuse par nature
ou
2) être regardable voire bandante car affamée, squelettique, au regard vague et à la bouche ouverte comme absente ou morte, jeune, imberbe … bref, fragile voire cadavérique et immature donc utilisable, manipulable et jetable.

* Destruction mentale.
Les femmes sont bombardées d’injonctions et d’insultes – feuilletez un magazine et repérez le nombre de fois où ils noues dénigrent ou affichent leur dégoût pour notre corps, photos en gros plan à l’appui. Et en même temps ces injonctions sont totalement contradictoires. Résultat, les femmes sont obnubilées par ça mais elles ne peuvent rien faire pour y remédier.
Les hommes, par leur propagande médiatique, faite de promesses publicitaires et de mensonges d’experts** (en dermatologie, en psychologie, en sexologie, en nutrition, etc.), parviennent à créer chez noues un sentiment presque indéracinable d' »imperfection ». Non pas de celle que ne peuvent souffrir les dieux. Non. « Imparfaite » au sens de « défectueuse ». De ce défaut de fabrication propre aux stigmatisé-e-s. Noues noues percevons insuffisantes, illégitimes, inabouties, de trop ou jamais assez … Ce fond d’insécurité est fait de dévalorisation et de haine, et il est la conséquence normale d’un stigmate, celui de naître femme dans un monde fait par et pour les hommes.

cliquer sur la photo pour accéder à l'enquête ''Projet mondial de monitorage des médias''

Mise au régime des opprimées, victoire totale des dominants :
1) affaiblissement physique, fatigabilité, maladies chroniques (ostéoporose, anémie, etc.). Cela leur permet de noues utiliser au long court car noues sommes plus épuisées qu’eux (en dehors même de la surexploitation qu’ils noues imposent). Mais surtout, en cas de rapport de force (au plan du boulot ou plan conjugal ou au plan sexuel) ils s’assurent d’avoir le dessus (car eux pendant ce temps là, ils font du sport … de combat, ils mangent à l’aise balaise … des protéines).
2) dissociation psychique, avec auto-détestation, auto-observation permanente, insécurité profonde, rupture du circuit du plaisir et du désir et confusion morbide des besoins vitaux avec le sentiment de faute, ce qui détruit notre capacité à savoir intuitivement ce qui est bon pour noues et à agir en conséquence … bref, tout cela prépare un terrain idéal pour les violences masculines, en particulier sexuelles :
…. les femmes supportent les agressions de rue ou le harcèlement sur le lieu de travail nommées « drague » parce qu’elles se sentent reconnues, elles y trouvent une consolation voire une réhabilitation pour leur effort titanesque de masquer – ou pour les plus optimistes « réparer » – les défauts profonds de leur être.
…. elles endurent les insistances du petit copain jusqu’au viol (céder pour faire plaisir, simuler pour écourter ou faire semblant de participer) parce qu’elles ne savent plus ce qui est bon pour elles ou s’il ne faudrait pas faire des efforts pour ressentir un désir ou avoir du plaisir ou si elles pourront supporter la moindre rétorsion affective de sa part (chantage affective, bouderie, simulacres d’abandon, abandon).
… etc.

Witches

Quelques rappels de bon sens:
* Manger, c’est bon pour la santé.
* Manger noues maintient en vie et noues rend vivante.
* Prendre plaisir à manger, c’est prendre plaisir à se sentir en vie et c’est s’accorder le droit de l’être.
… C’est la raison pour laquelle le pouvoir viril produit des experts et des magazines dédiés à téléguider notre rapport à l’alimentation. Les militant-e-s voient comment les multinationales détruisent les rapports de bon sens des paysan-ne-s ou des consommateurs-trices avec l’alimentation; il est temps de le voir aussi pour les femmes.
* Ne pas savoir interpréter ou ne plus trouver en soi les sensations d’envie, de plaisir, de satiété, est un signe de dissociation. Lire des recettes d’expert n’arrangera ni la dissociation ni l’amour de soi vivante.
… Il faut plutôt rééduquer les circuits de désir et de besoins, en se centrant sur soi, en cherchant à rétablir ces sensations. Pour les règles extérieures à soi, il vaudra mieux se référer aux codes sociaux qui valent pour les hommes, plus fiables car destinés aux dominants dans chaque société : heures de repas, régimes culturels (saisonniers, régionaux, coutumiers), et adaptation à la corpulence et à l’effort (oui, oui, se baser sur les calculs d’effort attribués aux hommes, car les calculs pour les femmes sont proprement mensongers : ils ne tiennent pas compte de l’exploitation sexiste, forcément, ni de l’énergie qu’il noues faut pour résister au quotidien aux agressions masculines; or il noues faut une énergie folle pour noues anesthésier et entretenir notre mémoire traumatique à coups d’amnésie, de clivages et de dénis, dériver nos colères sur noues ou d’autres femmes ou les étouffer … ).

___________

Lire Sheila Jeffreys Beauty and Misogyny : Harmful Cultural Practices in the West. Women and Psychology

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** à lire http://www.haut-conseil-egalite.gouv.fr/stereotypes-et-roles-sociaux/fiches-de-synthese-5/article/l-image-des-femmes-dans-les-medias 

Voici les résultats d’enquête concernant la meilleure des « bonnes pratiques » observée chez l’un des 4 journaux féminins les plus « fortement impliqués dans une démarche de valorisation des femmes »

Sont soulignés les secteurs clés où les hommes gardent la main : économie, droit et sexualité, les piliers de leur pouvoir !

Les ''expertes'' chez Elle, modèle de ''bonnes pratiques''

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