Pourquoi je hais les hommes

« I will say loud and proud, yes, today I hate men, and will tomorrow and the day after. But only the men who perpetrate these crimes against my sisters, and those who do nothing to stop it. »

« Listening to the news on the radio yesterday I mistakenly assumed it was a programme dedicated to men’s violence against women and children. First there was the case of the mother and her four daughters who were burned to death. Then the case of the woman murdered by her jealous ex-boyfriend after a campaign of harassment. Then the man who killed three children and their stepfather by torching their home as they slept, because his 16 year old girlfriend had « rejected » him. He had killed a woman previously when she ended their affair, but the jury in its wisdom decided he had been « provoked » and found him not guilty of murder. He served three years and came out to kill four others. Oh, and let’s not forget the teenager raped in a park by 8 men, « allegedly » of course.

A quick trawl of other news stories this week where men have raped, tortured, killed and abused women and children produced the following:

Man given six year in prison for raping woman for being a lesbian; student union president in rape trial for raping fresher; man kills daughter in revenge for « wife cheating »; man who killed whole family after being released previously for killing girlfriend given 35 years in prison; man arrives back in UK after trial for killing girlfriend collapses; gang rapist jailed, four walk free; man on trial for killing wife; woman beaten for saying Ronaldo is gorgeous; human rights guidelines to be changed after woman murdered by paroled rapist.

These are cases reported in national newspaper, over the past 4 days, and there are more I did not include. The irony is I and other feminists who fight against male violence towards women and children are labelled « man haters ». Am I missing something? It is men who hate women, going on the evidence of the above cases, and the millions of incidents of battery, child sexual abuse, rape, sexual harassment, torture and murder of women and girls by boys and men.

Before the misogynists start ranting on about how many men are abused by women, how many women kill their children, etc, etc, don’t bother. Every piece of credible research produced in every country in the world where this work has been done shows that sexual and domestic violence is committed overwhelmingly by men against females. The men who regularly get very offended on this blog, protesting that they have never hurt a fly, probably do not do an awful lot to stop other men harming women. Where are men’s voices of protest in this war against women? When can we expect your support in reducing numbers of females killed and raped by men? I will not be holding my breath, but in the meantime, I will say loud and proud, yes, today I hate men, and will tomorrow and the day after. But only the men who perpetrate these crimes against my sisters, and those who do nothing to stop it. Are you in either one of those categories? If so, then I despise you. »

Julie Bindel, 2 nov. 2006, pour The Guardian,

En vrac, quelques motifs de haine, en réponse à la leur.

et si ça marque, c’est pas du jeu ?


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6 réponses à Pourquoi je hais les hommes

  1. orakzaï dit :

    Je suis une femme et je souhaiterais savoir ce que vous pensez de l’argument roi utilisé par les hommes dans l’espoir de rééduquer, de dresser les femmes ( ces connes qui n’ont rien compris ) à la fellation ( pardon,  » de leur faire découvir leur liberté  » pour reprendre l’expression du sexologue Philippe Brenot ) à savoir « c’est la femme qui tient l’homme , qui domine puisque sa bouche enserre, tient le sexe de l’homme , qu’elle est active) A mon sens cela démontre une volonté de continuer de penser la sexualité en termes de domination (  » tenir  » ) de ne pas sortir des schémas sexistes inégalitaires .
    Et cet argument fallacieux signifie qu’il serait possible que le dominant ignore l’être et aie besoin du dominé pour lui desciller les yeux ( « tu vois ma grande, c’est toi qui domine en suçant  » ) .
    Etre celle qui agit , qui rend le service ne met pas en position de  » force  »
    Et celui qui jouira littéralement sera l’homme et pas la femme.
    J’ajoute que dans l’esprit des hommes ( et dans la culture sexiste que nous recevons )le sexe oral EST la fellation, il n’y a pas de réciproque pensable ( la  » ch*tte’ c’est bien d’être dedans mais c’est dégeulasse, ça pue )

    • binKa dit :

      bonjour Orakzaï,
      je trouve votre analyse très pertinente :
      * le dressage par le coït est un classique chez les sexologues, biberonnés à Freud, qui dans Totem & Tabou [dans les pas de Krafft-Ebing] avait déjà clairement divulgué ses projets : obtenir des femmes la « sujétion par le sexe » [à lire là dessus, l’excellent livre de Sheila Jeffreys, The Spinster & her Ennemies » (cf. « bibliothèque » dans le blog] ;
      * inversion très « post-moderne » des sens sociaux réels (c’est à dire qui font consensus, et qui sont cohérents avec notre vécu de l’oppression économique et des violences physiques et sexuelles) en leur contraire (technique de pervers pour jeter les victimes dans la confusion) ;
      * naïveté du dominant et malice revencharde de l’opprimée : mensonges issus tout droit des cerveaux mâles de quelques post-modernes … les dominants connaissent le « mode d’emploi de leur domination » [cf. là-dessus, Léo Thiers-Vidal, de l’ennemi principal aux principaux ennemis, 2011 & Nicole Claude Mathieu, « Quand céder n’est pas consentir … de quelques déterminants matériels de la conscience dominée des femmes », 1985] ;
      * pérennisation du cadre « prise de pouvoir » que serait la sexualité »
      …. bref, tout est dans votre message : Merci !

      Une fois n’est pas coutume, je renvoie vers un article publié sur un site pro-sexe [« la fellation-domination », sur le site des Poupées en pantalon], mais cet article dénonce certains point importants [bon, par ailleurs les PsP font l’apologie du patriarcat « sex fun », qu’il faudrait pourtant refuser aussi fermement que les simulacres de toromacho que sont les positions sexuelles mises en scènes par la porno [fellation, sodomie]. A lire aussi les commentaires, pour voir que la « libération » proposée par Philippe Brenot (un misogyne qui a ses entrées dans la magasines féminins comme à l’éducation nationale, car il a collaboré à un condensé de doctrines patriarcales, le manuel d’éducation à la sexualité, publié en 2008, qui est une voie royale pour la psychanalyse et la sociobiologie) a sa version « sex positiv » : en effet, on nous accordera que la fellation est domination, mais, attention, seulement en pensée, ce sont de pures représentations que nous nous faisons … pour nous « libérer », il nous suffit donc de « changer notre perception » des choses … bref, exactement ce que l’on impose sans cesse aux femmes face à la domination : il t’agresse ? mêuh non, tu te fais des idée, il plaisante …. il te menace ? mêuh non, c’est sa façon de parler, puis les hommes, tu sais, ce sont de grands enfants …
      b.

      • sainkho dit :

        désolée mais votre radicalisme, selon moi, dessert le féminisme… qui est réduit aujourd’hui par l’antiféminisme à ses marges extrémistes… il n’y a aucun acte en soi de domination dans la sexualité : ce sont les intentions dans lesquelles ils sont pratiqués qui changent tout. je suis une femme et je ne me reconnais absolument pas dans votre ressenti des choses. des tas d’hommes aiment pratiquer la cunnilingus vous n’en parlez pas… les rapports de domination entre lesbiennes, vous n’en parlez pas non plus… bref vous nous ridiculisez avec ce genre d’article et provoquez des réactions inverses à celles recherchées. enfin en n’étant capables de ne voir certains actes que comme domination vous prouvez que vous n’êtes pas vous mêmes libérées des conceptions patriarcales. je trouve ça triste. pour moi c’est dépassé. bon courage

        • binKa dit :

          ah, je laisse passer ce commentaire, pour illustrer quelques rhétoriques révisionnistes :

          – « votre radicalisme », « marges extrémistes »
          le stigmate de folle hystérique appliqué aux féministes, ça donne « extrémiste »

          – « je suis une femme et je ne me reconnais absolument pas dans votre ressenti des choses ».
          psychologisation, individualisation du problème. pensée libérale.

          – « des tas d’hommes aiment pratiquer la cunnilingus vous n’en parlez pas… »
          recherche de symétrie dans ce qui n’en a pas. Depuis quand le cunnilingus est équivalent à « être à genoux » et « s’en prendre plein la face » ? or c’est comme ça qu’est montrée et dite la fellation : les éjaculations faciales sont un classique de tout porno, et les femmes sont toujours à genoux pour le pratiquer, devant un homme qui se tient droit et rigide dans sa force, alors qu’elles pourraient être allongées sur monsieur, et qu’il est totalement improbable que monsieur sache spontanément jouir dans cette position de petit guerrier, c’est le résultat d’un dressage à la maîtrise totale de soi.

          – « les rapports de domination entre lesbiennes, vous n’en parlez pas non plus… »
          ah le fameux « entre les femmes, c’est pas mieux », bien lesbophobe et bien révisionniste. Les violences conjugales lesbiennes ne vont pas jusqu’à noues plomber avec un enfant et un dette logement … chaque homme individuellement a des moyens que noues n’avons pas, car il a une société entière organisée pour sa domination.

          – « enfin en n’étant capables de ne voir certains actes que comme domination vous prouvez que vous n’êtes pas vous mêmes libérées des conceptions patriarcales. je trouve ça triste. »
          et pour finir l’insulte « mal-baisée », particulièrement virulente contre les féministes et les lesbiennes dans les années 70. Elle a été recyclée par les pro-viol (pro-porno, pro-SM et pro-prostitution, queers & co) qui ne l’utilisent plus en opposition à « petite bourgeoise » (époque misomarxiste) mais à « femme libérée » (époque libérale qui transforme chaque servitude en contrat).

          Seule élément pertinent dans ce commentaire, ceci

          – « il n’y a aucun acte en soi de domination dans la sexualité : ce sont les intentions dans lesquelles ils sont pratiqués qui changent tout ».
          Exactement. Et l’intention des hommes comme classe dominante est claire. Ecoutez simplement comment ils qualifient les actes :
          « pénétration » = au plan grammatical (je pénètre/je suis pénétrée), c’est de la pure hiérarchie entre sujet / objet
          « se faire baiser » et tous ses synonymes plus ou moins insultants = se faire avoir, détruire, dépouillée…
          ce ne sont pas les féministes qui ont inventé les mots de la sexualité. Les dictionnaires de sexo (voyez par exemple le Sylvain Mimoun de 2007) sont bourrés d’insultes pour qualifier ce qu’ils font aux femmes.

          cordialement
          b.

  2. Delphes dit :

    Bien que je m’efforce de ne pas mettre tous les hommes dans le même sac, je ne peux m’empêcher d’être d’accord avec vous, c’est trop tentant… Je n’ai que 27 ans mais cela fait tout de même un bail que je méfie de la gente masculine et de sa manière de « prendre les devants » avec les femmes. Il y a toujours un rapport de force et des schémas pré-établis qu’il faut suivre parce que « c’est comme ça qu’on fait ». Et il s’agit de choses toutes bêtes qui commencent dés la séduction entre deux futurs partenaires. Faut toujours que se soit l’homme qui fasse ceci ou qui fasse cela ect. Du coup une femme n’a pas beaucoup de marge de manœuvre à mon goût ! J’ai toujours eu la sensation de me sentir de suite prisonnière lorsqu’un homme tente de tout entreprendre. Et lorsque celui-ci se rend compte que moi aussi j’aime « mener la danse » il se braque…
    Tout ce que je souhaite pour nous les dames c’est que ces messieurs nous regardent avant tout comme une personne, un être humain comme eux et pas dare-dare comme une jolie « poulette ». Ça, ça serait déjà du progrès…

  3. binKa dit :

    arnaud dronval,
    en raison de vos propos diffamatoires, noues noues réservons le droit de porter plainte.

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