Solidarité avec les témoignages bouleversants de la campagne Pas de justice Pas de paix

A lire, les témoignages bouleversants de la campagne Pas de justice Pas de paix, #jen’aipasportéplainte (ici et ci-dessous).

Les médias ont été pris de court, et s’affolent quand même, signe que l’enjeu est de taille !

Voici un lien vers un bilan (provisoire) de la campagne.

Un lien vers le reportage de LCI, qui est vraiment très complet.

Un lien vers le scoop.it, « revue de presse » (Le Parisien, Le Monde, Lci, Europe1, Elle.fr).

Un article co-signé par Muriel Salmona et Sandrine Goldschmidt. 30.03.2012

jenaipasportéplainte, Les femmes brisent le silence

A nous, féministes, de soutenir d’une manière ou d’une autre ce souffle, cet espoir de libération !

- Il nous faudra contrer les réactions des agresseurs en retour. Par exemple, les féministes qui soutiennent la parole des femmes face aux agresseurs, elles sont attaquées, réellement et depuis longtemps. Discrédit jeté sur leur parole (de politique engagée) ou sur leur travail (en victimologie, sociologie, etc.), isolement politique par la division des féministes entre elles (les médias flattent certaines pour en descendre d’autres, le pouvoir bureaucratique sévit à tous les niveaux de l’espace social), persécution procédurière (menaces et plaintes), harcèlement individuel (sur leurs blogs et réseaux sociaux, dans des rencontres formelles ou informelles) …

- Il nous faudra éviter la mise en danger qu’ils organisent face aux femmes qui témoignent : * sur twitter, des « troll » ont dès le départ diffusé des messages intimidatoires ; comme une milice du patriarcat, ils veillent à faire taire les victimes, et à réquisitionner les espaces de « libre expression » pour en faire des lieux réservés à leur seule libre expression.  * Plus subtilement, des journalistes veulent interviewer ces femmes. L’alibi officiel (auquel ils croient peut-être individuellement) est de « donner la parole aux victimes ». Mais l’intérêt journalistique (faire du buzz) prime sur la mise en sécurité des femmes dont ils prétendre libérer la parole. Or la « machine médias » n’est absolument pas faite par et pour les femmes : elle existe pour préserver les intérêts dominants, parmi lesquels la légitimité du viol est sans cesse réaffirmée , d’autant que ça assure un audimat certain (milliers de films, reportages complices, propagande proxénète, pornographie, etc.). Ainsi, face à des médias qui se précipitent pour « faire parler les femmes victimes », nous devons rester très vigilantes. Du point de vue dominant, il ne s’agit que de les exposer aux agresseurs tout en canalisant leur parole dans cet organe de déréalisation que sont les médias et internet. Il nous faut donc protéger ces femmes des récupérations – comme le font les organisatrices de la campagne en assurant leur anonymat, en protégeant chacune par la multitude réunie et mise en réseau, en s’adressant elles mêmes aux médias. Il vaut mieux nous exposer pour porter leur parole et non les avancer en première ligne.

Paternalisme ? Non, réalisme. Sachant ce que nous savons, nous ne pouvons pas les croire naïvement quand ils prétendent, en solidarité avec les victimes, « briser le silence » (via leurs campagnes et leurs buzz) alors même que le reste du temps, ils oeuvrent surtout à briser leur parole, en étouffant ce que les féministes dénoncent depuis 40 ans, en promouvant ou soutenant des sexistes notoires (Zeymmour, Soral, DSK, Tron), etc. Nous ne pouvons pas reconduire le silence complice que médias et gouvernement maintiennent sur les causes et les mécanismes puissants du « silence des victimes ». Ils font comme si ce silence n’existait que parce que les femmes n’avaient pas parlé. Et, ô miracle, il leur suffirait de parler pour faire cesser les violences. Ô second miracle, les médias qui organisent notre maltraitance (en diffusant quotidiennement leur propagande violemment misogyne, en se taisant sur les crimes de masse commis contre nous) seraient nos sauveurs. Or les témoignages le démontrent : le silence existe car les rétorsions ont été brutales et à tous les niveaux. L’actuelle prise de parole le démontre aussi : la réplique violente, l’agression en guise « d’écoute », n’est pas un mythe, c’est un risque réel. Or ce contexte n’a pas bougé, et ne bougera pas du simple fait qu’elles prennent la parole, une par une.

Une chose fondamentale a bougé : grâce à la manière dont est menée la campagne, nous avons pris la parole collectivement, à plusieurs centaines. Cela assure relativement notre sécurité : les hommes sont obligés de se démasquer publiquement pour tenter de nous faire taire (sur twitter, dans les commentaires des journaux) … pour une fois, on ne pourra nous faire le coup du « ah, bon, il a en plus essayé de vous faire taire ? c’est vous qui le dites, lui il dit que ça c’est pas passé comme ça .. désolé, pas de témoin : parole contre parole (= il bénéficie du doute qui le libère … et vous condamne) ! « .

Mais cette protection ne suffit pas. Par exemple, les phrases assassines déversées sur twitter ont un impact réel sur toutes les femmes, qui ont témoigné pour elle ou une autre mais aussi sur celles qui, dissociées de leur histoire ou assaillie par elle, n’ont pas témoigné. Proférées par des agresseurs ou leurs complices, ces intimidations circulent et ainsi démontrent que l’espace de parole n’est pas sécurisé. Elles rappellent des situations insécurisantes mille fois vécues. Les victimes voyant ce déferlement de haine peuvent avoir un réflexe protecteur de repli, et se dire : «  je risque plus à parler qu’à me taire« . Cette réaction est de bon sens, au vu de la violence déchaînée alors même que l’acte de parole individuel n’a qu’un impact très limité sur le réel de l’oppression que nous endurons, sur les privilèges qu’ont ces hommes. Ce repli est aussi réaliste et rationnel car le viol est un crime parfait d’être socialement organisé : le silence que chaque parole doit briser est collectivement imposé, donc les moyens déployés pour faire taire celles qui parleraient sont colossaux. En effet, ils sont portés non seulement par des institutions (gouvernement, police, justice, médias, réseaux sociaux) mais aussi par le peuple de l’ombre qui sévit à tous ces niveaux, qui commet ces violences ou en bénéficie : ces millions d’hommes qui choisissent de se taire alors qu’ils savent ce qu’a fait le copain ou le cousin ou le voisin, qui choisissent de parler pour blesser plutôt que se taire, qui choisissent de violer plutôt qu’être solidaire, aimer voire secourir.

Il nous faut donc soutenir les espaces de parole sécurisés : CFCV, AVFT, Mémoire Traumatique & Victimologie. Il nous faut en créer d’autres, partout : entre nous, avec d’autres, faire revivre des espaces non-mixtes anéantis par la pression extérieure, etc. Nous ne pouvons pas, comme le font les médias et certaines campagnes du gouvernement, promettre la confiance et l’écoute tout en maintenant un cadre insécurisant de parole, où l’agression du moindre bonhomme peut toucher sa cible. C’est déjà ce que font les conjoints agresseurs, ils « brisent le silence » de leur victime pour pouvoir la briser en retour : ils mettent l’autre en confiance, prétendent la protéger et être attentifs, obtiennent qu’elle « se confie », et ensuite utilisent cette parole et cette confiance contre elle, pour sceller l’emprise, le secret ou la culpabilité.

- Il nous faudra contrer leur réplique à moyen terme. Au plan, de la propagande, on va sûrement essuyer un exercice de neutralisation politique de la part d’un Eric Fassin ou  un démenti négationniste de la part d’une Marcela Iacub …

Au plan du rapport de force, ils tenteront de canaliser ce formidable espoir de libération dans des solutions cosmétiques. Par exemple, ils préfèreront dépenser des milliers d’euros dans un site de témoignages plutôt que mettre en place une politique de protection à échelle globale.

Or il y a urgence à ce que les services publiques interviennent pour :

=> subventionner réellement les associations d’aides aux victimes (CFCV, AVFT, Mémoire Traumatique, Maisons des femmes);
+ former de toute urgence tous les intervenants du service public en contact avec les victimes, pour que la protection soit réelle, pour que les sanctions ne ciblent plus les victimes mais les coupables;
+ organiser des vraies campagnes de solidarité envers les victimes. Ces messages doivent responsabiliser fermement les seuls à bénéficier collectivement des violences sexistes, et les seuls à être parfaitement libres de se déboucher les yeux, les oreilles et le coeur, à savoir ceux qui n’ont pas subi de violences sexuelles et dont le déni ne sert pas à protéger leur intégrité mentale mais à protéger leurs bénéfices de classe dominante [à savoir l'écrasante majorité des hommes];
+ organiser des formations et des campagnes d’information sur les séquelles de la mémoire traumatique, pour que chaque femme puisse repérer les violences qui sont commises contre elle ou contre une autre, et ainsi puisse se porter secours ou protéger une autre;
+ démenteler les campagnes de diffamation publique contre les femmes, car elles nous dissocient de nous-mêmes et nous divisent entre nous. En effet, s’ils veulent réellement « briser le silence » sans briser en amont la crédibilité et la parole des victimes, il est de leur devoir de cesser toute propagande de menace et de haine : * publicité sexiste qui visent à nous déshumaniser, * campagne de dénigrement et de dévalorisation qui visent à nous vendre des produits « réparateurs » (magazines féminins, publicités pour les produits beauté ou minceur, etc.), * films qui érotisent le meurtre des femmes (films policiers, succès international comme Le Parfum), * revues et films qui érotisent le viol (pornographie).
Ces propagandes misogynes mènent les femmes à aimer davantage les hommes qu’elles ne s’aiment elles-mêmes. Or les hommes sont une source potentielle de danger pour toute femme. Aimer un ennemi potentiel plus que soi-même sape le moindre réflexe d’auto-défense, et brise toute solidarité face aux violences collectives.
Démenteler ces propagandes de haine est donc une urgence citoyenne, pénale et sanitaire. C’est aussi une urgence politique pour nous. Ce n’est qu’à cette condition qu’une solidarité entre femmes pourra se reconstruire : alors seulement notre lucidité ne sera plus troublée par l’auto-destruction (haine de soi, insultes intériorisées, méfiance vis à vis des victimes) ni par la dissociation (se voir comme une silhouette, percevoir son corps comme une usine à calorie ou un objet de désir extérieur à nous, etc.). Notre lucidité doit s’ancrer en nous, dans nos ressentis et notre entendement, dans nos expériences intimes et communes. Alors seulement, elle nous servira à cibler les hommes qui nous maltraitent et à les esquiver pour marcher vers notre libération. Alors seulement, face à la violence masculine, nous pourrons nous préférer comme le dit Simone de Beauvoir : nous préférer nous-même ou préférer s’identifier à une autre femme.  Nous cesserons alors d’éprouver cette identification traumatique voire cet attachement traumatique pour nos agresseurs (ami, copain, frère, père, professeur, camarade de lutte, etc.), cette fascination qu’ils suscitent en nous par les attentions ou les promesses qu’ils glissent entre deux maltraitances. Lucides et nous préférant, nous serons alors capables d’organiser un plan de secours à nous-mêmes de grande ampleur. Un plan de secours qui ne peut se contenter de résister comme nous le faisons quotidiennement. Résister seule est impossible. Et résister ne rend pas libre. Nous restons enfermées dans notre lieu de repli (nos rêveries, notre couple, nos copines, etc.) … l’avoir construit nous a sauvées, mais y rester nous fait perdre contact avec la réalité, où les agresseurs règnent sur d’autres femmes ou sur nous [nos rêveries sont intoxiquées par leur haine de nous, notre couple est un lieu de potentiel danger, nos copines sont peut-être en danger aussi]. C’est donc nous mettre aussi en danger, par anesthésie, déréalisation, perte d’identification avec celles qui dénoncent les violences. Résister ne suffit pas. Nous nous devons, à nous-mêmes et aux autres, de faire cesser leurs violences. Ils doivent désarmer, sans quoi l’égalité n’est qu’une mascarade et la mixité (publique et privée) n’est qu’une mise en danger !

Pour conclure : féministes – bloggeuses, chercheuses, militantes dans leur profession, en association, en collectifs, en institution, etc – en ce temps d’espoir, restons vigilantes et solidaires !

binKa.

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#jenaipasportéplainte parce que j’avais 19 ans et que c’était mon “copain” #DateRape #IdidNotReport

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 14 ans et que c’était mon prof

#jenaipasportéplainte parce que c’était une tentative ratée et que, du coup, pour le prouver, c’était la merde.

#jenaipasportéplainte p.que des années + tard la personne qui ma fait ça travaille dans le monde médical aux clans protecteurs

#jenaipasportéplainte parce que Zorro est arrivé juste à temps pour l’empêcher de me violer,et qu’une tentative “c pas si grave”

#jenaipasportéplainte, rongée par la honte, la peur, la douleur. La colère ? Oui, envers moi. Ms qu’est-ce que j foutais là ?

#jenaipasportéplainte j’imaginais les mines défaites de mes parents. J’allais pas leur infliger ça tout de même ?!

#jenaipasportéplainte, mes amies non plus. Et puis de tte façon, maintenant ya prescription, alors… MERDE !

J’ai porté plainte. L’avocate m’a bien préparée, le juge m’a entendue. Ms prescription. Je ne suis qu’1 parmi des milliers! :/

Comme beaucoup à bout de force #jenaipasportéplainte

C’était mon cousin et j’avais peur que ma famille ne me croit pas#jenaipasporteplainte

“J’étais tétanisée, j’ai pensé “non ! ” mais je ne l’ai pas dit…” #jenaipasportéplainte

Mon médecin n’a pas voulu me faire un certificat médical#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte Ma soeur, elle, avait 18 ans, elle était domestique aussi. Le viol n’était pas un crime

#jenaipasportéplaintepersuadée que jamais ils ne seraient retrouvés. Ne parlons même pas de jugement.

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 15 ans, et que c’était un “simple” attouchement.

#jenaipasportéplainte j’étais seule en Espagne et c’était mon coloc, je n’ai pas su quoi faire.

#jenaipasportéplainte p. que ma mère a pas voulu quand j’étais petite pr protéger mon instit, si 0,01% de chances d’innocence

C’était mon cousin et j’avais peur que ma famille ne me croit pas#jenaipasporteplainte

C’était mon oncle, c’était “que” des attouchements… J’avais honte, j’ai eu peur des conséquences sur la famille… #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte avais 52 ans ai reçu des menaces de mort de ses copains +eu des relations, vois la vie en N&B.Suis une morte vivante.

#jenaipasporteplainte mais j’aurais dû. Comme beaucoup je regrette

Il est revenu une semaine plus tard et a tellement insiste que j’ai fini par laisser faire #jenaipasporteplainte

Il m’a convaincue que j’en avais envie et qu’il me rendait service. Et on bosse dans la même boite. Et j’avais bu. #jenaipasporteplainte

#jenaipasportéplainte parce qu a douze ans ” on imagine beaucoup de choses”

Parce que j’étais trop petite, parce que c’était mon grand père…#jenaipasportéplainte

J’avais 6 ans et c’était ma mère. #jenaipasportéplainte

Je le croise encore(et j’ai porté plainte trop tard mais il a malgré tout été auditionné). Question de prudence donc…#jenaipasportéplainte

Parce que c’est un homme qui a beaucoup d’influence dans ma ville qui a beaucoup d’influence dans ma ville#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte ’entre sa manipulation et les réactions traumatiques incompréhensibles, j’apparais comme “non crédible” pour beaucoup.

#jenaipasportéplainte chaque fois que je le croise depuis la plainte, je vois la haine dans ses yeux et le mépris de ceux qui le protègent.

#jenaipasportéplainte J’avais 15 ans et je n’ai pas crié assez fort

#jenaipasportéplainte Parce que j’étais petite et que je ne savais pas que c’étais mal.

#Jenaipasportéplainte car le policier m’a dit que c’était de ma faute. Bah ouais une fille à 2h en jupe tte seule c’est scandaleux !!

#jenaipasportéplainte contre mon oncle alors qu’il a fait des attouchement a ma grande soeur trop faible, il y a quelques année.

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon mec… et je regrette de ne pas l’avoir fait.

#jenaipasportéplainte car je croyais que c’était normal…

parce que je sais que mes parents se désolidariseraient de moi, et que j’ai peur de leur faire du mal #jenaipasportéplainte

#Jenaipasportéplainte parce que c’était mon père, qu’il était saoul et qu’il m’avait attaché au radiateur de la cuisine “pour regarder”.

#Jenaipasportéplainte parce que j’avais 5 ans, je croyais que mon père jouait au “papa et à la maman” avec elle… qui n’était pas d’accord.

#Jenaipasportéplainte parce que j’étais trop jeune et j’avais peur. Maintenant j’ai un homme parfait et ce n’est plus que du passé.

parce que, quand j’avais 6 ans ma maman m’a dit de ma taire et d’oublier cette histoire, je me suis tue et j’ai oublié#jenaipasportéplainte

#Jenaipasportéplainte car je me sentais coupable : j’étais seule, tard, dans le métro (mineure à l’époque).

Parce que j’étais enfant, et n’avais pas conscience … #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que déballer l’horreur devant un flic qui vous prend de haut c’est pas facile!

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 14 ans, et que ça me semblait “anodin”

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon copain, et que dans le couple, c’est pas possible..

#jenaipasportéplainte parce que je me suis défendue et que c’est resté une tentative

#jenaipasportéplainte parce que c était le mec avec lequel je vivais

Moi non plus, #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte j’avais 5 ans. Et nous sommes des millions comme ça, Pas de Justice, pas de paix !

#jenaipasportéplainte Les deux premières fois. Trop peur, trop jeune, culpabilisée… mais #jaiportéplainte pour le 3e.

Et je ne le dirai jamais, parce que cela tuerait ma mère d’apprendre qu’elle n’a pas pu me protéger. #TweetPrecedent#jenaipasporteplainte

Parce que j’ai été trop naïve, que j’ai fait confiance à un inconnu et qu’on m’aurait prise pour une imbécile #Jenaipasportéplainte

#Jenaipasporteplainte il me harcelait, devenait agressif. On m’a dit alors qu’il en avait le droit, c’était mon mari

#jenaipasportéplainte parce que personne ne peut croire que ça peut aussi arriver à un garçon.

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon frère ainé et que ça aurait détruit ma famille. Je ne pouvais pas me sentir responsable de ça.

#jenaipasportéplainte parce que j’avais 13 ans et que je ne comprenais pas ce qu’il m’arrivait.

#Je n’ai pas porté plainte il m’avait dit de ne pas le dire à ma mère,j’avais honte, j’avais peur deèlui,peur que ma famille ne me croit pas.

#jenaipasportépalinte parce-que j’avais peur qu’on ne me croit pas, ou que j’avais fait exprès.

#jenaipasportéplainte j’avais 14 ans, lui + 10de+ il m’a fait croire que je l’avais bien cherché et que c’était un privilège pour moi

Parce qu’il m’a dit que personne ne me croirait, même pas mes parents, #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte J”ai été violée à 8 ans .je l’ai révélé étant adolescente. J’avais peur que le procès ne condamne pas mon agresseur.

#jenaipasportéplainte parce que vos proches cherchent en vous des réponses aux questions qu’ils ne savent pas poser, faute de soutien

#jenaipasportépleinte parce que je n’ai pas encore trouver le courage d’en affronter les conséquences

#jenaipasportéplainte on était une bande de pote’on a tous squatté et dormi ensemble. il s’est arrêté quand j’ai menacé de crier

#jenaipasportéplainte – par ce que un ami plus âgé est venu a ma rescousse et qu’avec mes 11 ans je n’avais pas vu le danger

#jenaipasportéplainte parce que c’était sûrement de ma faute et c’était toujours des hommes que je connaissais bien

#jenaipasportéplainte Ils étaient plusieurs, c’était dans un collège bien réputé, ils étaient jeunes, je n’ai pas réagi.

#jenaipasporteplainte dans la même organisation politique que lui, tout se sait très vite. Et lui,mieux “place” c est lui qu’ on aurait cru..

#jenaipasportéplainte ils m’ont frappée sur le sexe je pensais que c’était de ma faute j’aurais dû changer de trottoir

#jenaipasportéplainte c’était un troll, c’était une menace de meurtre et de viol, j’ai laissé passer

#jenaispasportéplainte c’était un universitaire. J’ai réussi à m’échapper. Cela ne m’est même pas venu à l’idée

#jenaipasportéplainte parce que c’était mon grand-père. J’aimais trop ma famille pour la voir se détruire.

#jenaipasportéplainte c’était mon cousin il m’a menacée si je parlais

#jenaipasportéplainte ma famille m’a découragée m’a dit d’oublier

Il se branle pendant mon 1° examen gynéco, j’avais 19 ans j’étais vierge #jenaipasportéplainte médecin de famille

#jaipasportéplainte parceque j’ai compris adulte que cela avait été des attouchements subtils ce truc pas compris quand j’avais 7 ans

#jaipasportéplainte parceque je crois que je l’ai évité de justesse en courant et que j’avais 13 ans

#jaipasportéplainte parce qu’ils m’ont “juste” arraché ma culotte

#Jenaipasporteplainte parce que cela aurait tué ma mère de savoir qu’elle n’a pas pu me protéger.

#jaipasportéplainte alors que ces photos ont été diffusée et projetée en cours, et m’ont suivies pendant 7 ans

#jenaipasportéplainte parcque avec tout cet alcool je ne pensais pas que certains viendraient me prendre en photo pdt l’amour ac mon copain

#jenaipasportéplainte Un soir j’ai revu une amie perdue de vue. Elle m’a confiée avoir été violentée, je n’ai pas su quoi dire.

#jenaipasportéplainte Mon meilleur ami a subit un viol, aujourd’hui il est mort, il s’est suicidé.

#jenaipasportéplainte Ma meilleur amie a été violée. J’ai mal.

Pqu’ un vieux Mr qui vs tripote, enfant, ds la rue, s’enfuit ensuite dans le néant sauf ds vos souvenirs #jenaipasportéplainte

Pque les adultes qui savaient autour de moi ont tt fait pour que je considère ma parole comme illégitime #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte J’avais 14 ans, j’ai réussi à m’extraire de la voiture de ce père de famille. Je ne l’ai dit à personne.

#jenaipasportéplainte pcq c’était mon ex mari

Parce qu’il m’a dit que personne ne me croirait, même pas mes parents, #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que vos proches cherchent en vous des réponses aux questions qu’ils ne savent pas poser, faute de soutien

#jenaipasportéplainte parce que la honte vous submerge peu à peu devant le mur d’incompréhension que vous devez souvent seul surmonter

#jenaipasportéplainte parceque c’est elle qui a été violée,qu’elle dit qu’elle n’a pas encore la force d’attaquer son père, et que je l’aime

#jenaipasportéplainte parceque les flics m’ont fait des réflexions sur ma jupe courte. je me suis barrée. impossible d’affronter ça.

Qu’après quand cet ami soit partit au lycée. “les flics ne peuvent rien faire”. #jenaipasportéplainte

se protéger encore de son père, son meilleur ami était venu le matin chez lui. Violé la veille. #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte ….Après a vingt ans j’ai échappé a trois types après une heure de persuasion pour qu’ils ne me violent pas

#jenaipasportéplainte car j’avais 14 ans, lui plus de 10 de plus

#jenaipasportéplainte. C’était mon amoureux à l’époque…

#Jenaipasportéplainte parce que j’étais trop jeune, je ne comprenais pas que c’était anormal et que les secrets de famille sont à cacher

parce que c’était le frère de mon pti copain et que je logeais chez eux car en conflit avec ma mère, j’avais 15ans1/2#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que j’étais en boite et saoule et que j’ai pas compris tout de suite.

#jenaipasportéplainte quand j’ai appris que la moitié de mes amis et de mes proches (hommes y compris) ont subis des violences sexuelles…

J’étais enceinte de mon agresseur #jenaipasportéplainte

#Jenaipasportéplainte mais je me dis que je dois le faire . Même si c’est contre X. La prescription est de 10 ans, ça fait 5 ans.

#Jenaipasportéplainte parce que je ne me vois pas aller a la police et revivre ca dans ma tête.

#Jenaipasportéplainte parce que j’en avais pas le courage

#Jenaipasportéplainte parce que ça m’a pris 2 ans pour comprendre qu’il m’avait violée. Je croyais que je n’étais pas normale.”

Il m’a dit j’suis flic #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que la honte vous submerge peu à peu devant le mur d’incompréhension que vous devez souvent seul surmonter.

Je n’ai pas réussi à crier #jenaipasportéplainte

j’ai eu tellement peur… #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplaintej’avais honte, je me sentais sale.

Pque les adultes qui savaient autour de moi ont tt fait pour que je considère ma parole comme illégitime #jenaipasportéplainte

C’était il y a longtemps. #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que je n’ai pas de domicile fixe

#jenaipasportéplainte parce que j’avais peur de perdre mon boulot

#jenaipasportéplainte parce que de toute façon, tout le monde trouve ça normal, une main au cul dans le métro. Enfin, pas qu’une…

#jenaipasportéplainte car je m’en voulais de ne pas avoir pu lui dire d’arrêter, et de l’avoir allumé.

#jenaipasportéplainte les deux fois où des hommes se sont masturbés devant moi. Je me suis dit que c’était pas si grave…

#jenaipasportéplainte 14ans agression sexuelle en pleine rue, je pensais que c’était ma faute de l’avoir “laissé faire”, suis allée au lycée

#jenaipasportéplainte parce que le policier a refusé de prendre la plainte.

Un homme a profité de mon admiration amoureuse d’ enfant de 13ans pour me prendre ma virginité et mon enfance.#jenaipasportéplainte

Pensée sincère pour deux amies qui n’ont pas porté plainte: Par honte, peur, souffrance… Que sais-je. #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que pour les flics à coté de chez moi “une tentative ça ne marche pas pour une plainte”

J’étais jeune, j’avais bu, on ne m’aurait pas cru et donc#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que terrifié, et aucun moyen de me défendre…

#jenaipasportéplainte c’était mon compagnon, il m’a menacé.Le pire ce furent:le gendarme,le médecin et l’avocat minimisant le crime.

Il m’a suivi dans les escaliers, a 10 ans, j’ai eu de la chance, j’ai pu crier assez fort et courrir assez vite #jenaipasporteplainte

#jenaipasportéplainte car j’avais honte, car je pensais que c’était de ma faute, ça n’aurait rien changé, cela m’avait déjà changée…

#jenaipasportéplainte ”Parce que je ne veux pas mettre un mot sur ça, parce que j’étais une enfant, parce que c’était un proche”

#jenaipasportéplainte j’avais 5ans et lui 12 an fils d’amis de mes parents. il m’a dit de me taire ou je serai accusée de mentir, j’avais honte.

#jenaipasportéplainte car j’avais 7 ans et c’était mon pédiatre. A chaque oscultation il mettait sa main dans ma culotte

#Jenaipasportéplainte parce que c’était ma mère, parce que ce n’était que des attouchements….

#jenaipasportéplainte mon père a abusé de moi pdt 15 ans, en justice 1 juge a reconnu ses actes, autre m’a forcée a y retourner.

#jenaipasportéplainte Je n’ai pas porté plainte parce qu’a six ans on sait même pas qu’on peut le faire

#jenaipasportéplainte pcque c’était sûrement de ma faute et puis c’était toujours des hommes que je connaissais bien

#jenaipasportéplainte j’avais 3 ans et mon père a été condamné a 15mois ferme une justice un peu + juste permettrai de vivre avec – de colère

#jenaipasportéplainte il m’a dit: tu vas tuer ma mère si tu portes plainte m’a menacé de s’en prendre à un des enfants si je ne cédais pas

#jenaipasportéplainte ”mon médecin n’a pas voulu témoigner de la fois où il m’a poussée contre le mur avec le bébé dans les bras,

#jenaipasportéplainte c’était mon copain, chef d’entrepr. Il m’a frappée et menacée avec une arme/le gendarme m’a dit on SAURA que vous mentez

#jenaipasportéplainte 18 ans, 2h du mat, un vieux sort subitement d’un porche m’enlace violemment, j’avais un rasoir dans mon sac…

#jenaipasportéplainte je n’ai pas porté plainte car je l’avais occulté, j’avais 7 ans, , je ne l’ai dit qu’a l’âge de 18 ans

#jenaipasportéplainte c’était à l’étranger. j’étais soûle. j’ai mis 7 ans à comprendre qu’inconsciente ne voulait pas dire consentante.

#jenaipasportéplainte Parce qu’avant, je ne réalisais même pas que c’était un viol.

#jenaipasporteplainte parce que c’était mon père qui plus est était policier …

#jenaipasportéplainte Violée de 6 à 12 ans par mon géniteur+menace de meurtre. Appris mon inceste: 20 ans, à 45, j’ai 58 ans.

#Jenaipasportéplainte ses menaces de mort et ses coups m’ont fait arrêter de me débattre.

#jenaipasportéplainte on m’a dit “tu as pas du te débattre tant que ça” je culpabilise.

#jenaipasportéplainte J’avais 17 ans, j’étais amoureuse, il avait été mon premier…

#jenaipasportéplainte allés dans ma chambre, j’avais du désir, mais il a été violent; parti ne l’ai jamais revu.ai tenté de me suicider.

#jenaipasporteplainte parce que c’était mon père, qu’il me faisait peur , et je n’y comprenais pas grand chose

#jenaipasportéplainte c’était Mon premier il m’avait fait boire, viol

#jenaipasportéplainte car mes parents m’ont culpabilisée et dans les années 80, dans les milieux populaires, on ne parlait pas de tout ça

#jenaipasportéplainte j’avais vu à la télé une femme violée à un procès accusées d’être promenée ss soutien gorge et avoir tenté ses agresseurs

#jen’aipasportéplainte de peur de devenir “la violée” de mon village, la violée de mon lycée, la violée de ma famille…

C’était il y a 28 ans, j’ai cru que je pouvais oublier#jenaipasportéplainte

#Jenaipasportéplainte pour raconter les violences faites aux femmes et aux enfants

#jenaipasportéplainte quand il s’est masturbé à côté de moi dans sa voiture, parce que je lui avais demandé de me ramener sans le connaître.

#Jenaipasportéplainte parce que je n’osais pas en parler et quand je l’ai enfin fait un an plus tard on ne m’a pas crue.

#jenaipasportéplainte parceque je crois que je l’ai évité de justesse en courant dès qu’il m’a lâché enfin la main et que j’avais 13 ans

séquestrée, violée par deux hommes #jenaipasportéplainte pcq ils m’ont laissé dans le coma et que personne ne m’a crue

Au mariage de mn père, 1 de ses amis, saoul, a tenté de m’embrasser & me serrer contre lui. J’connaissais ses enfants.#jenaipasportéplainte

Car c’était mon copain. Il m’a frappée et menacée avec une arme et le gendarme m’a dit ” on SAURA que vous mentez “#jenaipasportéplainte

C’était en 2007, j’avais 19 ans, c’était mon oncle.#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte Je n’ai pas porté plainte pour viol avec arme et enlèvement, car mineure en fugue (je fuyais un père violent).

il m’a sodomisée, j’avais trop honte de le dire #jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte j’avais honte, je me sentais sale.

malgré ma fissure anale et mes blessures vaginales#jenaipasportéplainte

je n’ai pas eu le courage d’affronter la machine judiciaire, j’avais déjà vu des victimes être broyées #jenaipasportéplainte

C’était il y a 28 ans, j’ai cru que je pouvais oublier#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte Parce que je me suis trouvée trop gourde de l’avoir suivi et qu’il a écrit “S… est une pute” sur un mur après.

#jenaipasportéplainte parce que j’avais honte

Parce qu’en France, le viol, c’est juste du libertinage#jenaipasportéplainte

Ma grand-mère m’a dit “c’est souvent que tu voudras pas mais les hommes sont comme ça !” #jenaipasportéplainte

Je suis au bord des larmes en me souvenant de toutes les fois où#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte aussi pour ne pas être stigmatisée par cette affaire au boulot, par mes amis et rester “fréquentable” pour les garçons

#Jenaipasportéplainte et vu nb de tentatives d’agressions me ss tj demandée comnt une femme arrivait a ne jamais être violée de tte sa vie

#jenaipasportéplainte parce que je n’arrivais pas a y croire.

#jenaipasportéplainte pcq mon “amie” (fille de policier) m’a dit que je l’avais cherché,pas enfuie tout de suite

#jenaipasportéplainte pcq les filles autour riaient en disant qu’elles aussi y étaient passées.

#jenaipasportéplainte pcq je serais incapable de reconnaître mes agresseurs. pcq j’ai “seulement” eu très peur.

#Jenaipasportéplainte pcq ma réput avait déjà été salie par diffusion d’images de moi prises a mon insu,je pensait qu’on me croirait jamais

pour m’avoir punie de l’avoir trompé, c’est mon mari#jenaipasportéplainte

#jenaipasporteplainte parce que j’avais peur de lui et de sa famille.

#jenaipasporteplainte parce que je ne savais pas qu’on pouvait le faire. Par ce que j’étais trop jeune et que j’avais peur de ma mère.

#Jenaipasportéplainte pcq la copine qui nous a présenté a excusé mon agression par le fait que notre histoire n’était pas assez “romantique”

#Jenaipasportéplainte pcq on m’a dit après le viol qu’il fallait que je choisisse mieux mes copains

#Jenaipasportéplainte pcq les réactions des trolls et détournement sur twitter sont le reflet de la façon dont on vous traite en vrai

#jenaipasportéplainte non plus qd j’ai réussi a m’enfuir de la voiture qui me ramenait chez moi et ne voulais plus me lâcher, j’ai couru

Il m’est arrivé un truc moche quand j’avais six ans#jenaipasportéplainte

#jenaipasportéplainte parce que Plainte est trop lourde, et que j’ai pas envie de me casser le dos.

#jenaipasportéplainte non plus qd un copain m’a dit que s’il me ramenait en voiture, il allait falloir y passer

#jenaipasportéplainte j’avais 25 ans. Surprise, gênée. Lui, médecin ostéopathe, l’air normal et professionnel. Je lui en veux toujours.

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