Psychâneries & autres opiums

Moi La Vérité, Je parle … je sais tout de toi, Femme.

A lire de toute urgence

les articles de Monique PLAZA, parus dans Questions Féministes, n° 1 [1977], n° 3 [1978] et n° 7 [1980] !

Monique Plaza Nos dommages et leurs intérêts

Monique Plaza Pouvoir phallomorphique et psychologie de la Femme

Monique Plaza La Même Mère

MCLELLAN, Betty :

Betty McLellan, No Place to Call Home. Women’s experience of Alienation

Une psychologue féministe non radicale mais pionnière.
Carol Gilligan
Dans l’un des vidéos, elle décrit la manière dont les adolescentes, pourtant plus brillantes à l’école, tombent dans une forme normative de dépression (avec actes autodestructeurs) quand elles sont face à cette question autant sociale qu’existentielle « que serai-je plus tard ? qu’est-ce que je veux être ? » … et elle cite a 16 year old girl :
« the voice that stands up for what I believe in has been buried deep inside me ».

http://www.makers.com/carol-gilligan

 

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articles d’analyse féministe des tropes masculinistes en science, en particulier biologie et psychologie

Le genre dans la famille, les concepts psy d’un ordre patriarcal

L’inconscient-l’ennemi-intérieur-des-femmes. 3.05.2011

Article par A Ginva

http://jeputrefielepatriarcat.blogspot.fr/2012/02/critique-de-la-psychanalyse-partie-1.html 

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Le MUR : La psychanalyse à l’épreuve de l’autisme, réalisé par Sophie Robert, en partenariat avec Autistes sans frontières.

 

Certes, cette critique sert la promotion de certaines approches mécanicistes (comportementalisme et programmation cognitive), qui font dangereusement écho aux buts déshumanisants du patriarcat capitaliste. Mais elle épingle dans leur banale caricature les psychanalystes freudo-lacaniens.

Présentation du film LE MUR, par la réalisatrice.

« Pour traduire au mieux la réalité de la psychanalyse française aujourd’hui, telle qu’elle est pensée, vécue, ressentie, par les psychanalystes eux-mêmes, j’ai souhaité travailler sur une série documentaire et non un unitaire de 52 minutes. Le MUR n’est en effet que l’amorce d’un projet beaucoup plus ambitieux. Pour ce faire, j’ai rencontré 45 psychanalystes en repérages, de tous horizons, et obédiences, afin de recueillir un panorama complet de la psychanalyse en France aujourd’hui. À l’issue de cette longue enquête de terrain, j’ai filmé 27 psychanalystes, lors d’interviews assez longs (1H30 à 3H chacun, selon leurs disponibilités) afin d’avoir le temps d’aborder en détails tous les points abordés de façon à ce qu’il ne subsiste aucune équivoque sur le sens des propos tenus devant moi. » – Lire la suite.

25’20 » … Aldo Naouri rappelle un dogme freudien, bien analysé par Nicole Claude Mathieu* : la mère est nature quand le père est culture, fondateur mythique des civilisations, opérateur trivial de l’émergence de la pensée et du langage chez l’enfant.

32’00 » … Les interviewés évoquent sans cesse la « fusion maternelle », et soulignent combien les soins prodigués par elle excitent l’enfant. « Pourquoi la grande majorité des incestes sont perpétrés par des hommes » demande la réalisatrice. Aldo Naouri nous éclaire : il y a beaucoup moins d’incestes mère-fils car « l’attitude maternelle à l’endroit des es enfants est une attitude d’essence incestueuse, spontanément. Le rêve de toute mère est qu’il ne manque de rien. La disposition maternelle est une disposition incestueuse. Elle n’a pas besoin de passer à l’acte« . Une autre psychanalyste poursuit : « l’inceste paternel, ça fait pas tellement de dégâts. ça  rend les filles un peu débiles, mais l’inceste maternel, ça fait de la psychose, c’est à dire de la folie. Il ne peut pas y avoir d’inceste maternel, d’un garçon avec sa mère, sans qu’il y ait un énorme trouble mental. A cause justement de cette fameuse barrière, mais la fille avec le père … elle est pas issue du père, hein ?! elle a pas été dans le ventre du père. Donc c’est un inceste secondaire, alors que l’inceste primaire, l’inceste véritable, c’est de pénétrer la mère« .

Aspect juridique autour du film.

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La psychanalyse, fondée sur le concept de Castration, est une théorie de la caste inférieure que seraient les femmes. Mais rassurez-vous. Elle n’a rien inventé, elle n’a fait que transmettre la Bonne Nouvelle pour les hommes. Les religions patriarcales (n’est-ce pas un pléonasme ?) ont été les premières messagères de la haine et du mépris qu’a la caste dominante pour les subalternes. Oyons un éclairé parmi des centaines de millions ….

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Le morcellement de la pensée et de la pensée de l’espace social par internet …

S’abonner de toute urgence au journal du Collectif Livres de papier.

« Créé en 2009, le Collectif Livres de papier rassemble des lecteurs et des lectrices, des bibliothécaires, des libraires, des éditeurs, des traducteurs, des graphistes, des correcteurs, etc. A l’heure où le déferlement technologique, notamment via l’e-book, donne en pâture le livre « papier » aux multinationales du numérique et aux start-up qui y voient un nouveau gisement de profits, le collectif entend résister en paroles et en actes à l’informatisation de l’écrit et du monde. Qu’il s’agisse de « liseuses » au contenu infini, de bibliothèques entièrement virtuelles, de la numérisation des fonds des éditeurs ou de bornes automatiques visant à remplacer les bibliothécaires, le collectif Livres de papier s’oppose à la la dématérialisation, source de dépossession de nos savoir-faire et de nos savoir-être, et revendique son attachement à la matérialité du lien social et du savoir, seule garante d’égalité et de diversité. »

Le collectif vient d’éditer son « Journal des réfractaires à l’ordre numérique ». Les promoteurs de l’e-book et de la numérisation des oeuvres littéraires, les lieux communs du progrès numérique, les projets industriels et capitalistes, les conséquences sociales et économiques sur les lecteurs, les libraires ou les éditeurs y sont avancées. S’il est encore tôt pour percevoir l’ensemble des conséquences de la numérisation du monde dans nos vies sociales, ce journal en défriche quelques unes. Vous pouvez en commander dix exemplaires pour 5 euros ou cinquante exemplaires pour 10 euros auprès de Collecttif Livres de papier, c/o Offensive, 21 ter rue Voltaire, 75001 Paris.

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Il ne faut pas prendre les enfants de Bourdieu pour des connards sans âge

par Agnès Maillard, sur le Blog Monolecte.

« En gros, j’ai cessé d’écrire pendant plusieurs semaines parce que l’acte même de produire un commentaire sur le temps présent devenait une sorte de collaboration active avec cette entreprise de démolition du sens social. La rapide succession de centres d’intérêt sans aucun lien entre eux, sans aucune mise en perspective finit par déconstruire le réel lui-même, le diluer, le stratifier dans un immonde mille-feuille dont la principale caractéristique est de ne pas faire sens. Même armée de la meilleure volonté d’analyse du corps social, il devient impossible d’en appréhender toute la subtile complexité à travers sa cohérence propre. Cela revient à vouloir décrire les mœurs d’un éléphant sans ne jamais en avoir rien vu d’autre qu’une trompe, un éclat de défense et un bout d’oreille décomposé. Cela revient à croire que de la somme d’éléments disparates, partiels et partiaux naîtra une vision d’ensemble cohérente et non parcellaire et cela même alors que l’hystérie ambianteparalyse les jeux de l’esprit, qui, éventuellement, en prenant bien leur temps, auraient pu recréer les pièces manquantes avec une marge d’erreur négligeable.
Pour dire les choses plus simplement, après un grand état de confusion et de sidération dont je ne parvenais pas à discerner l’origine, j’ai fini par comprendre que le tempo médiatique actuel n’a pas d’autre objet que d’éparpiller nos consciences et de nous distraire, dans le sens premier du terme, jusqu’à ce que nous soyons collectivement totalement incapables de percevoir l’ensemble du dessein tout en ayant l’impression forte d’être immergé au cœur des événements et donc, d’être correctement informés.
Le tempo médiatique, c’est cette entreprise délibérée de bombardements d’informations, de saute-mouton permanent, d’hystérie du direct dont le climaxétait bien sûr l’affaire de Toulouse où pendant plus de 30 heures, il a fallu tenir le monde en haleine avec du rien. Mais un rien rempli de peur, de terreur, de dégoût, d’abjection et de fausses nouvelles. Un rien qui se contente de commenter le temps qui s’écoule et les non-actions, un rien qui obsède, qui hypnotise et qui oblitère toute velléité d’analyse ou d’esprit critique. Un rien qui évacue préventivement les questions en assénant dès le départ que toute remise en cause de l’unique version livrée en pâture au fil de l’eau serait forcément de l’ordre de la trahison.

Toute ressemblance avec une quelconque stratégie du choc ne serait que purement délibérée.

Cette campagne électorale ne ressemble à rien et surtout pas à une campagne électorale. De la même manière que ce gouvernement n’a ressemblé à rien et surtout pas à un gouvernement. Là aussi, juste un empilement, apparemment sans ligne directrice, de petites phrases, de petites mesures et de grosses provocations, le tout mené tambour battant pour ne jamais laisser le temps : du réflexe et non de la réflexion, la surstimulation permanente du cerveau reptilien afin de mieux engourdir le cortex.
C’est assez finement joué, si l’on arrive à s’attarder sur ce mode de fonctionnement un certain temps : distraire, saturer tous les canaux, décontextualiser systématiquement toute décision, toute information, extraire chaque événement du flux historique comme s’il se suffisait à lui-même, morceler, découper et pérorer sans fin sur les détails les moins signifiants que l’on est parvenu à isoler du chaos ainsi obtenu. C’est même brillant : on isole les idées afin de mieux isoler les gens. Chacun d’entre nous est sommé d’exister en dehors de tous les autres. Chacun d’entre nous doit juger, se positionner, se prononcer, décider, dans une solitude absolue, seul devant l’essorage télévisuel, seul et donc sans perspective, sans échange, sans construction commune d’un sens, seul et donc faible et donc impuissant. Chacun d’entre nous subit le matraquage médiatique sans contexte ni mise en perspective. Nous voilà réduit à un agglomérat informe d’individus, spectateurs d’une succession ininterrompue d’événements dont le traitement n’a aucun rapport avec leur importance réelle, dont l’exploitation médiatique et politique dépend essentiellement de leur potentiel émotionnel et donc de leur capacité à maintenir chacun d’entre nous dans la réaction épidermique et la totale absence de réflexion.
Tout est mis en scène pour atomiser le social et surtout la conscience qu’on en a ou plutôt nous faire croire en l’absence de sa dimension organique où chacun de nous est étroitement lié à divers groupes et à travers eux, à l’ensemble de la trame. Ainsi chacun de nous est présenté et réduit à une sorte de plante hydroponique, sans aucun substrat collectif qui nous aurait nourris et fait grandir. Nous ne sommes plus des animaux sociaux, des produits de notre époque et de notre société, mais seulement un amas de particules élémentaires sans aucune interaction entre elles. Du coup, nos actions et réactions sont privées de sens et de conscience, comme des gouttes de pluie qui zébreraient l’air sans n’être jamais tombées du même nuage. Tout se réduit à un éternel présent, sans profondeur ni perspective et toute tentative d’explication du réel devient vaine, à moins d’être extrêmement simplifiée.
Nous nous retrouvons sans mémoire, avec le référentiel d’un nourrisson : l’objet social qui disparaît de la lucarne blafarde de nos écrans cesse d’exister comme le hochet qu’un parent farceur dissimule derrière son dos. Regardez le méchant terroriste, qui est donc terroriste parce que méchant. Regardez le vilain fraudeur, parce que dans chaque pauvre se cache un coupable et donc, un fraudeur. Regardez le dictateur, parce que c’est ailleurs et que chez nous, c’est différent. Regardez et surtout ne cherchez pas à comprendre. Ne cherchez pas à comparer, sauf avec les modèles que l’on vous présente et selon l’angle choisi pour vous les présenter. Et surtout, n’ayez pas de mémoire, ne jetez pas un simple coup d’œil en arrière, dans votre propre histoire, car sinon, vous vous transformerez en statue de sel. Parce que sinon, vous serez pris d’un vertige infini à mesurer la distance déjà parcourue depuis la dernière fois que vous avez eu le loisir d’arrêter de courir. Et là, dans la perspective du temps qui passe, subitement, vous pourriez comprendre où ce désordre apparent nous conduit tous, inexorablement.

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Les basses oeuvres de Jean Popol Goude :

Racisme & sexisme au service de la propagande capitaliste. Trois en un !

 

paru dans PlayBoy 1980. Sur la cage est écrit « Do not feed the animal ».

         

           

 

Affiche de l’un des derniers films du « frenchy » chouchou d’hollywood  … ce qui s’exporte est toujours le plus explicite de la « culture » patriarcale car c’est ce qui se partage le mieux. Ici, l’arrogante menace de viol en réunion est l’élément le plus flagrant.

4 réponses à Psychâneries & autres opiums

  1. Berenice dit :

    Michel Foucault est borgne, il ne voit qu’une partie de l’humanité, celle à laquelle il appartient. Il n’a qu’une moitié d’intelligence à sa disposition lorsqu’il « réfléchit » sur le viol et sa répression… Sa réflexion se traîne donc dans la boue misogyne la plus fétide. Et je trouve que Monique Plaza a bien du mérite de rester si calme et de développer un argumentaire complet, à sa place je serai fort tentée d’en venir aux mains. Il n’aurait qu’à demander des dommages et intérêts plus tard.

  2. Euterpe dit :

    Je suis sonnée par la vidéo : « la femme n’existe pas », « quand elle existe c’est un homme », « on est tous pédophile »… il faut le voir pour le croire !
    Merci pour cet article. Je vais le faire circuler partout !

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