La guerre de Troie a lieu tous les jours

Enlevée à l’enfance comme une esclave, mariée de force puis encore enlevée comme un trophée, puis assiégée au même titre que ses tortionnaires pour être « libérée » par le clan d’hommes qui l’avait mariée de force, et enfin accusée devant les siècles d’avoir causé toute cette violence et même la fin d’une civilisation …

Hélène est la victime exemplaire des crimes des hommes : déportation, séquestration, viol, transactions et pactes entre les hommes qui veulent posséder l’esclave, vengeance armée contre l’esclave en cas de désaccord entre eux, puis, pour blanchir le déchaînement de haine misogyne, diffamation publique sans limite et fabrication méthodique d’une réputation d’une violence inouïe, pour faire d’une cible contemporaine une cible pour les générations d’hommes à venir.

Renommée par l’ennemi Hélène de Troie, deux fois enterrée dans son nom, par l’ennemi Grec pour être haïe à jamais, par l’ennemi Troyen pour être possédée à jamais.

edgar degas vers 1865 - scène de guerre au moyen-âge

Combien d’Hélène je connais … Assez pour expliquer la mort de toutes les civilisations passées et avenir.

Et pourtant, elles n’ont fait que tenter (elles ont échoué) de se libérer du joug d’un homme, en recourant à la justice ou aux soins.
Mais la « justice » est la loi des hommes : elle est issue du code Napoléon – colon meurtrier et haineux des femmes. Et les soins sont des protocoles hérités du génocide des Sorcières et de la persécution des Hystériques du 19ème siècle.

La machinerie de guerre.

Qu’est une femme victime de viol par inceste face au psychanalyste ? « Une névrosée qui veut du Père et du Phallus ». Hélène.

Qu’est une femme victime de violences masculines dans la famille face à un psychologue formé à la systémique ? « La coresponsable dans la responsabilité circulaire propre au système familial ». Hélène.

Et une femme victime de viol face à un juge ? « Une plaignante peut-être consentante ». Hélène.

Et une femme victime de violences conjugales face au Juge aux affaires familiales ? « Une revancharde ». Hélène.

Et une mère témoin des violences paternelles contre ses enfants face au JAF ou au Juge pour enfants ? « Une mauvaise mère qui déplace le « conflit conjugal » sur les enfants ». Hélène.

Et une mère alertée par les comportements inquiétants du père contre ses filles face à l’enquêteur social ? « Une mère aliénante ». Hélène.

Et une femme victime (de pression sexuelle donc) de viol conjugal face au sexologue ? « Une frigide à rééduquer ». Hélène.

Et une femme en pleine dissociation post-traumatique face à un psychiatre ? « Une psychose hystérique ». Hélène.

Et une femme en danger, paralysée par les injonctions contradictoires et consciente de l’incapacité des forces de l’ordre à la protéger, face au policier ? « Une femme amoureuse qui ne sait pas ce qu’elle veut ». Hélène.

Voilà un tout petit peu de l’armée d’hommes dressée contre les femmes. Tous, collectivement, soudés par les pactes virils propre au contrat social, ils mènent une guerre d’usure contre chaque femme isolée l’une de l’autre, assiégée par au moins un viril.

Les ruses de guerre.

A toute guerre virile, son manuel et son récit de vainqueur. Son Malleus  Malleficarum*. La pornographie a cette double fonction.

Ainsi : qu’est une femme face à un homme porno-imbibé ? Une cible. La Hélène mythique qui mérite qu’un viril l’assiège pour la « libérer » (d’elle-même, afin de pouvoir la posséder) puis lui fasse une réputation digne des crimes qu’il commet contre elle.

Puis, à toute guerre virile, ses ruses de guerre.

Au milieu d’un siège millénaire, juste après un coup de force, proposer l’accalmie : l’agresseur en chef détache un régiment pour jouer les ambassadeurs de paix auprès des assiégées … la ruse du Cheval** de Troie est l’une des plus efficaces car toute opprimée choisira l’espoir plutôt que la haine et, à plus ou moins long terme, la mort.

L’amour hétérosexuel chez les hommes a cette fonction de ruse de guerre. La ficelle est énorme quand même : dans une culture virile de haine des femmes, haine profonde et argumentée qui est transversale à toutes les « Grandes » civilisations passées et actuelles, comment croire que cet « amour » soit autre chose qu’un intérêt prédateur ? Au plan global, le mythe de l’Amour des hommes pour les femmes n’est que cela : un mythe. Au plan local (dans « la tête des hommes »), c’est une structure subjective ajustée à la structure objective comme dirait Bousieux, c’est à dire que le mythe de l’amour sert leurs intérêts dominants, qui sont la prédation et la bonne conscience dans la domination. Il s’agit alors d’un mélange (à proportion variable selon le degré de psychopathie et de sociopathie de l’homme) d’intérêt sadique pour la proie (« amour » pour « la différence », pour « la féminité » qui regroupe un ensemble de signes de faiblesse ou de force inoffensive) et de simulacre d’amour pour forcer le siège et annexer une femme. Agiter l’alibi de l’Amour pour La Femme afin de faire la guerre et mystifier toutes les femmes sur le sens réel qu’a le rapprochement des corps, voilà une technique virile aussi ancienne qu’efficace.

Une autre ruse est de faire passer les coupables pour les victimes dans une mise en scène sidérante. Or, dans un système pervers, quelle plus belle figure de la souffrance humaine que celle du bourreau ? Ulysse pleurant la mort d’un autre homme : voilà qui effacera la douleur des milliers de femmes et filles capturées, déportées chez l’ennemi, séquestrées, violées, réduites en esclavage quand les grecs ont envahi Troie. Une larme pour un massacre, une jérémiade pour un charnier… l’histoire des hommes est jonchée de ces équations abjectes. Une seule douleur tonitruante pour recouvrir un crime de masse … une douleur théâtrale. Oui, théâtrale, car totalement improbable : quel soldat, quelle machine à tuer serait capable d’une douleur si humaine ? Le seul motif d’une telle émotion est égocentrique : Ulysse se pleure lui-même, et pleure son honneur mâle bafoué, il refuse la défaite que lui promet ce meurtre. C’est son ego qui a été tué, son alter-ego. Et d’ailleurs, quel ami sincère serait capable de traîner à terre sur des kilomètres le corps de l’être aimé ? Comment peut-il prétendre convoquer le monde entier au deuil de son ami en profanant son corps ? Au plan stratégique, ce théâtre de la Douleur n’est pas la conséquence d’une douleur impossible à réprimer mais un acte d’intimidation, une démonstration de force. L’agresseur use du terrorisme émotionnel pour paralyser, par l’empathie, toute personne qui souffre réellement de cette guerre, et pour paralyser, par la peur, toute personne qui ressent la violence qu’il y a dans ce simulacre.

Les hommes, en tant que caste dressée au silence des émotions et du dialogue avec l’opprimée, manient les sentiments des opprimé-e-s comme des armes et leurs propres émotions comme des hameçons. Ils sont coutumiers de ces théâtres des Douleurs et des Colères divines. Les guerriers se déguisent en humain ou en dieux pour entrer dans l’âme de leur victime, et mener leur guerre de l’intérieur.

Ainsi : qu’est-ce qu’un homme qui geint en haut d’une grue ? Au bord d’une fenêtre devant sa femme et ses enfants ? Un conjoint violent qui fait du terrorisme émotionnel et prend en otage la justice et l’humanité de ses victimes. Au plan local, Ulysse traînant sur la longueur le corps d’un être cher, et, au plan global du rapport de force entre femmes et justice aux « affaires » ( = violences) familiales : Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un conjoint violent attentionné au chevet de sa femme, qui s’inquiète auprès de chaque médecin des contre-indications mortelles des médicaments prescrits ? Un assassin déterminé. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un conjoint violent qui offre des cadeaux à ses enfants ? Un simulateur. Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un père violent attentionné qui accompagne sa fille chez le gynécologue ? Un traqueur. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un homme « pro-féministe » qui mecsplique aux femmes leur oppression ? Un paternaliste. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un appel à l’égalité au cœur d’une société saturée de pornographie et de crimes ciblés ? Un traquenard. Un pacte non de paix mais de silence sur les crimes en cours. Une armée d’Ulysse dans leur cheval des démocraties guerrières.

Morale de l’Histoire.

Le sexisme est une interminable guerre contre Hélène de Troie, et contre Cassandre, l’infatigable Voix de la Vérité.
La propagande porno-sexo-scientifique*** est une vaste opération de blanchiment. Les dominants blanchissent leur guerre : une guerre menée par des hommes, qui a pour but d’accaparer un pouvoir d’homme (pouvoir de tuer pour avoir le pouvoir, pouvoir de violer pour avoir le pouvoir) en accusant une femme et donner à la victime un visage d’homme ; puis, grâce à ces figures, tragique du Hercule blessé, et répugnante, d’Hélène la sorcière, expliquer l’escalade de violence.

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à Lire & relire

Andrea DWORKIN
chapitre 7 du livre Woman Hating
http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Andrea-DWORKIN-Woman-Hating-A-Radical-Look-at-Sexuality-1974.pdf

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH
Witches, Midwives, and Nurses: A History of Women Healers. 1973

extrait :
https://www.marxists.org/subject/women/authors/ehrenreich-barbara/witches.htm

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH:
For Her Own Good : Two Centuries of the Experts Advice to Women. 1978
Dont le chapitre 4 :
“Complaints and Disorders. The sexual Politics of Sickness”

Ehrenreich, Barbara & English, Deirdre For Her Own Good_ Two Centuries of the Experts Advice to Women –

A lire : “Suppressed Histories Archives – Restoring Women to Cultural Memory”,
site de Max Dashu qui est une chercheuse incroyablement érudite :
http://www.suppressedhistories.net/

et plein d’articles d’histoire des Sorcières sur :
The Secret History of the Witches:
http://www.suppressedhistories.net/secrethistory/secrethistory.html

Pour finir, en beauté et en joie :
l’article de Mary DALY
« Be-Witching : Re-Calling the Archimagical Powers of Women »
https://drive.google.com/file/d/0B-HtMFdIaxajSkhsd3RNWjJsTFE/edit

A voir aussi :
l’oeuvre d’une des rares sorcières qui resta célèbre en france (car elle fut récupérée par l’Eglise pour se blanchir du génocide) :
Hildegarde DE BINGEN
quelques recettes tirées de ses principes herboristes :
http://lesjardinsdhildegarde.com/05-01.html

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* (traduit en français par « le marteau des  sorcières » – voir p.488), un traité de sorcellerie écrit par deux jésuites, et  qui a servi aux inquisiteurs de l’époque à accélérer la persécution  des femmes (il a fait l’objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème  siècle). Le système d’aveu est strictement le même que celui utilisé par les pornographes contre les actrices : brutalité sexuelle, torture mentale et sexuelle, aveux extorqués sous la douleur et par la persuasion.

** on peut faire une analyse anti-spéciste de la guerre de Troie, car les hommes ont toujours utilisé leurs propriétés et cibles (enfants, femmes, animaux) pour mener et justifier leurs guerres.

*** parmi les savoirs patriarcaux (en plus des religions) les plus virulents : toutes les sciences humaines (dont économiques et politiques) et animales qui édictent les intérêts dominants en matière de gestion des ressources vivantes, la médecine, l’histoire, le droit.

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le mythe de l’orgasme vaginal : la revanche du bâton

En ce jour proclamé (par quels virils ?) de « Journée internationale de l’orgasme »**, je crois qu’il est important de se rappeler les conclusions (demi aveux) de l’Ifop, ce merveilleux organe statistique de la propagande patriarcale :

« Ainsi, la pénétration vaginale, qui est de loin l’acte sexuel le plus pratiqué (83 % des femmes la pratiquent souvent), ne permet d’atteindre l’orgasme facilement que pour 28 % des femmes »
« Enseignement majeur de l’étude : les femmes jouissent moins que les hommes. Une femme sur trois (33 %) dit n’avoir pas eu d’orgasme au cours de son dernier rapport sexuel, soit une proportion cinq fois plus grande que leur partenaire (6 %). »
31% disent ne pas avoir d’orgasme toutes les semaines, mais au moins une fois par mois.
« 63%, près des 2/3 des femmes interrogées, disent avoir déjà simulé*** l’orgasme ».

http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=2886
http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/17/comment-jouissent-les-femmes-selon-l-ifop_4542157_3224.html

Petite histoire de la Revanche du bâton.

Les hommes, à travers leurs enquêtes « d’opinion », édictent leurs nouvelles règles. Ici, ils édictent leurs attentes sur « l’orgasme féminin » … une nième tentative de noues faire avaler l’hameçon où ils ont piqué le corps de La Femme.

« L’orgasme vaginal » est une technique du patriarcat sadomasochiste qui a émergé avec les Libertins. A l’époque (des Lumières et de toute la réflexion philosophique des « démocraties » martiales et coloniales), la clique dominante s’est rendue compte qu’en régnant par la force brute, on crée des révoltées; alors qu’en s’imposant de l’intérieur, en soignant, après l’annexion, les méthodes d’occupation, on crée des colonisées.

Ainsi ils ont inventé la technique de « l’orgasme féminin par le coït » pour créer des dommages sans précédent sur la conscience (de classe) qu’avaient les femmes. Il était urgent de briser cette conscience à une époque où la vague Féministe, incarnée à nos yeux par Olympe de Gouges, réveillait les souvenirs du génocide des Sorcières et défiait les hommes de démocratiser leurs beaux principes élitistes. D’autant qu’il n’est pas une génération de femmes (avant PornoLand) qui ignore que coït = danger (danger de grossesse, de douleur, et tout simplement danger d’annexion, aujourd’hui danger majoré d’IST), et pas une seule qui n’a pas lutté pour ne plus subir le pilonnage du conquérant.

Fin 19ème-20ème siècle : l’offensive, de philosophique, devient essentiellement sexologique et psychanalytique. Car l’un ne va pas sans l’autre ; la guerre est totale contre les Damnées du plaisir : il faut coloniser les femmes par le corps et par l’esprit, à coup de vibromasseurs électrifiés et de techniques perverses d’hypnose et d’interprétations sidérantes à caractère sexuel.

Mafalda

Puis, la deuxième vague Féministe est arrivée, et les féministes ont réclamé une décolonisation, un retrait des troupes, au motif que le plaisir féminin, et tout simplement la sexualité féminine, sont clitoridiennes.

ça fait donc 50 ans que la clique virile mobilise think tank (psychanalystes, sexologues, sociobiologistes, pornographes) et matons (gynécologues, psychothérapeutes, conjoints porno) pour écraser cette voix féministe qui risque de leur coûter ni plus ni moins que leur colonie millénaire et essentielle : « le corps de La Femme ».

Dans ce projet de remise au pas de la trique, le clitoris avait un rôle central à jouer.
Il leur fallait rétablir le primat du coït sur toute autre contact humain entre femmes et hommes*.
Il leur a donc fallu concéder que stimuler clitoris était indispensable … mais indispensable à la bonne colonisation phallique. En fait, stimuler le clitoris devient une sorte de technique pour lubrifier et préparer l’Acte Sacré, l’extrême ponction. Aujourd’hui, Iflop noues raconte que l’orgasme est « mixte », clito-coïtal … l’aveu est de taille, mais s’inscrit toujours dans la stratégie de la propagande. En effet, l’enquête renforce le mythe des femmes « dysfonctionnelles », en ravalant l’incompatibilité manifeste entre « sexualité féminine » et « sexualité masculine » à des « troubles de l’orgasme » chez les femmes. De fait, l’enquête camoufle scrupuleusement une évidence : ce que les hommes nomment « sexualité » n’est qu’une technique d’occupation de territoire et d’annexion de population dans une stratégie de pouvoir global. Pour camoufler, un beau mensonge : les femmes restent « faites pour » le coït, mais aménagé … un aménagement de peine propre aux régimes autoritaires libéraux.

Les canons de mode sexuelle ajoutent à cette « sexualité libérée » de plus en plus de techniques sadiques : on assiste à une véritable sadomasochisation de la colonisation des femmes (pénétrer ne suffit plus aux hommes, il faut pénétrer quand Madame est à genoux, retournée en position d’impuissance et d’animal servile, il faut fesser, insulter, etc.). Le phénomène 50 shits of Grey n’est que le reflet d’une libération sexuelle à visage viril. Ces techniques sadiques ont un but: multiplier les sources de stress ; car les think tank (porno, psycho et sexo en premier) savent parfaitement qu’elles causent une lubrification de protection (préparant l’agression afin de limiter les dégâts physiques) qui laisse croire aux femmes qu’elles sont excitées par ce qui se passe; et ces méthodes provoquent une sidération psychologique propice à la confusion des femmes (sur ce qu’elles veulent réellement, sur la source réelle du désir pour ces pratiques) et à la contamination par l’intentionnalité de l’agresseur (ici son désir pervers)****.

L’effet de ce retournement pervers des revendications féministes, est, lui aussi, sans précédant : en multipliant les techniques pour créer de toute pièce l’orgasme durant le coït, les hommes détruisent, ils « salopent »***** notre sexualité clitoridienne en la ravalant à un pur allumage du devoir coïtal ; et ils noues imposent comme jamais, grâce à la jouissance clitoridienne, « l’amour pour le bâton ».

Cet attachement traumatique pour la trique du maître est l’unique et seul but de leur propagande millénaire sur leur grandeur mâle.

Le but global de cette offensive sexiste est de faire croire aux femmes qu’elles participent pleinement à l’escalade de la violence sexuelle qui caractérise notre époque depuis la deuxième moitié du 20ème siècle.

Andrea Dworkin on porno

Relire

Ann KOEDT

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Le-mythe-de-lorgasme-vaginal-Anne-Koedt-1970.pdf

Andrea DWORKIN

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/IntercourseI.html

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WomanHating.html

Sheila JEFFREYS

L’érotisation de la subordination : http://sisyphe.org/spip.php?article1063

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Sheila-Jeffreys-The-Spinster-her-Enemies.pdf

Les travaux de Dre Muriel SALMONA
sur la mémoire traumatique

http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html#titre31-5

& sur les conduites dissociantes qui sont des tentatives d’auto-guérison

http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

& voir

http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/anti-piv-articles-articles-contre-la-violation-des-femmes/

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* à phalloLand, le contact humain est soit fraternel soit sexuel : les hommes tendent la main aux hommes, et à noues, ils tendent le bâton.

** un jour de solstice d’hiver ! cela ressemble fort à une blague génocidaire pour recycler et piétiner les célébrations des Sorcières, sur le modèle d’Halloween.

*** pourquoi une femme simule ? car elle n’a pas la liberté de négocier avec son partenaire la fin de ce qui ne la satisfait plus. La simulation est la résistance polie à une sexualité sous contrainte ; « sexualité sous contrainte » est l’expression paradoxale pour violence sexuelle.

**** Le signe que cette « sexualité » est traumatisante est que les femmes ne peuvent en parler sans honte, sans se faire honte ou sans faire honte à d’autres femmes, sans provoquer aussi le dégoût pour les femmes.

***** Un système de pouvoir ne peut perdurer des décennies et a fortiori des millénaires, qu’en créant une morale, une sphère spirituelle cohérente avec ses exactions et ses crimes de masse. Le pouvoir viril repose entièrement sur la privation de ressources vitales et sur le viol. Pour blanchir le premier crime, les hommes traitent les femmes d’assistées, et disent que les femmes « dépendent » d’eux, eux, les braves pourvoyeurs de ressources. Pour blanchir le deuxième crime, ils traitent les femmes de « s*** », et disent que les femmes « aiment la trique », indignes, elles sont des fautes ambulantes. Pour rigidifier l’ossature idéologique du terrorisme sexuel, ils ont injecté du sens « sexuel » partout (du phallus en fait, c’est à dire le bâton du maître, ou du coït, c’est à dire le viol), dans toutes leurs représentations, dans leurs langues et arts, dans leurs sciences … cernant les colonisées de menaces de viol, de rappels des viols originels, pour leur rappeler leur destin et leur être. Si les hommes ont commis un crime spirituel imprescriptible, c’est d’avoir salopé notre monde et nos vies.

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Opprimées divisées et déchirées : qui tient le couteau ?

D’un bout à l’autre de l’échiquier social, des militants aux naïfs, monte et gronde une même lamentation, qui a tous les avantages de l’épouvantail :

« Ah les femmes entre elles, c’est pire que les hommes !« 

… la division des opprimées, ma bonne Dame…

Noues serions toujours à une mauvaise femme de notre liberté ou de notre solidarité.
Les gauchistes noues ont habituées à agiter le spectre de la femme-plus-dangereuse-que-les-hommes, ils l’ont appelée la Bourgeoise.
Les radicaux antiracistes (androcentrés) ont construit un autre mythe de la nuisible : la Blanche.
Les hommes auto-célébrés « pro-féministes » ont défini les contours inhospitaliers de la Radicale, objet hurlant non-identifié qu’il faut absolument neutraliser, si possible à l’aide d’autres femmes, bouclier ou kamikaze.
Enfin… l’affaire n’est pas nouvelle, le mari et son père ont déjà bien bavé sur la Belle-Mère (dont ils se partagent tout deux les fruits de l’esclavage) et les autres s’acharnent depuis des siècles sur la Maîtresse (cette co-victime d’un collectionneur d’objets humains) et la Lolita (la persécutée parmi les persécutée, dans une culture pédocriminelle).

Les uns font mine de noues prévenir du danger (sur le ton paternaliste propre à nos « camarades » de lutte) pour se dresser comme un ultime rempart neutre et bienveillant; les autres noues préviennent comme le fait un coup de fusil tiré en l’air : noues pourrions lui ressembler, à Elle, la Èvealors faudrait quand même pas trop noues rebiffer
Tous organisent la dépendance apeurée et la division entre femmes.
Tous, ils utilisent ces mythes pour blanchir et leurs crimes et leurs bénéfices. Voues voulez parler violences sexuelles masculines ? On voues parlera du racisme contre les hommes et la sur-représentation des hommes racisés et prolétaires en prison (on oubliera de dire que pour des crimes, souvent aggravés, ils ne feront que quelques mois fermes, au pire 3 ans), de la stigmatisation des « clients » du viol, de la persécution des hommes injustement accusés de proxénétisme, de la souffrance des gays et autres hommes « queer » à être stigmatisés par les méchantes « sexophobes » pour leurs « sexualités périphériques », etc. Voues voulez parler exploitation domestique et organisation mondiale de l’esclavage des femmes ? On voues parlera de ces femmes qui exploitent des femmes migrantes, de ces femmes qui sont patronnes …

Devant chaque charnier, voues trouverez un petit viril tout recroquevillé qui geint et pointe son doigt d’inquisiteur sur une femme.
Devant chaque armée d’hommes, voues trouverez un arbre criblé de balles : une femme, La Femme.

A l’amie qui, par désespoir et résignation, me disait qu’entre les femelles chimpanzées, elle existait une solidarité qui n’existait pas entre les femmes, je réponds ceci : les hommes ont de tout autres moyens de terreur et de lavage de cerveau que les animaux. La méchanceté (ce que les philosophes des catastrophes nomment le mal absolu et banal), le sadisme, la barbarie, la persécution génocidaire, la spiritualité nécrophile, la socialisation sociopathique, la psychologie psychopathique … ce sont des caractéristiques historiques et psychologiques des virils.
La vérité est que noues sommes toutes à au moins un mâle de notre soeur, à au moins un mal absolu de notre vie.
Noues méritons l’espoir.

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Protégé : Leur violence est de la haine. Leur haine est sadique.

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Un crime de masse organisé par les hommes contre les femmes : à quand son abolition ?

Abolitionnisme Louise Michel

La proposition de loi sort demain.
Elle serait importante que celles qui le peuvent diffusent sur leurs comptes facebook et twitter nos arguments !

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/05/abolitionnistes-du-systeme-prostitueur-ce-que-nous-sommes-ce-que-nous-voulons_1625629_3232.html

http://mouvementdunid.org/Bientot-une-proposition-de-loi

http://sandrine70.wordpress.com/2013/04/25/lutte-contre-le-systeme-prostitueur-il-faut-penaliser-le-client/

http://www.liberation.fr/societe/2013/07/02/il-est-temps-de-penaliser-le-client-prostitueur_915424

https://christineld75.wordpress.com/2013/07/25/le-manifeste-de-la-honte-et-de-notre-colere/

http://www.slate.fr/tribune/69153/prostitution-abolition-impasse-reglementarisme

http://www.lemonde.fr/idees/article/2012/01/05/pourquoi-il-faut-abolir-ce-pretendu-metier_1626240_3232.html

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Focus sur les violeurs

Prostitution : paroles d’hommes

Prostitution : men’s word

Prostitution : men’s word, with subtitles

Focus on Men Who Buy Rape / Focus sur ces hommes qui se paient un viol

Notre langue est le langage de la torture, Rebecca Mott at RadFem 2012.

Privilèges des proxénètes vs « droits » des femmes, par Kathleen A. Lahey. 

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Pour une analyse théorico-politique.

Prostitution : Le modèle nordique, by Janice Raymond, CATW – EN & Fr,

Prostitution is not « sex » « trade »

La prostitution n’est ni du travail ni du sexe

Ozon les fantasmes masculins sur les victimes de viol.

Consent vs Desire

Why BIG Porn INC had to be written ? An interview with Hennie Weiss

Viol, arme de génocide. Turning genocide into pornography

Global Rape-politics

Archives FR & EN Prostitution / Viol / Pornographie par Lise Bouvet

Qui recourt à la prostitution ? Les victimes ou les agresseurs ?

50 shits of Grey – Le pornolibéralisme à l’œuvre

Cherry Smiley against prostitution

Propos élémentaires sur la prostitution, Annie Mignard

Meghan Murphy, about the idea of « choice »

« La prostitution : ni choix ni empowerment », témoignent-elles.

Le pouvoir magique de l’argent des hommes en matière de viol.

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Le patriarcat est un génocide comme un autre.

« Inégalité entre hommes et femmes » veut dire Crime contre l’humanité

Carole Pateman, Le contrat social est un contrat sexuel passé entre hommes.

http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/consentement-notion-scelerate-dune-guerre-sexuelle/

http://www.feministes-radicales.org/prostitution-et-metaphore-economique/

Mackinnon To be a prisoner

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Grooming / pimping into heterosexuality, by Witchwind

Grooming / pimping into heterosexuality:
politics of love part II.

Part I is here.

No woman is heterosexual. What men call heterosexuality is an institution where men make women captive for PIV, to control our reproductive functions and steal our labour.

Heterosexuality, or sexuality with men does not exist, because the only relationship to men that exists is men’s violence, physical and mental invasion – one that men have so well crafted and disguised for so long that we can mistake it for attraction, sexual urges or love. All women’s “attraction” to men is 100% eroticised trauma bonding / stockholm syndrome. There is no other form of attraction to men possible than that. None. Any woman “sexually” or “sentimentally” attached to a man is ONLY trauma-bonded to him. This is a universal rule under patriarchy.

[To clarify, I use trauma-bonding and stockholm syndrome (or societal stockholm syndrome) interchangeably. To me it’s the same thing that’s being described, except that I find that the word ‘trauma-bonding’ more accurately defines the context of violence + response to it than a word with “Stockholm” and “syndrome” in it. It’s clear: you bond as a reaction to violence-trauma.]

As a historical note, the term “heterosexuality” only started to be used in the late 19th century by the male psycho contingents and was first coined by a German man apparently (this is in the context of Freudian psychoanalytical backlash against women). It was invented to replace the term “normalsexual” – which was probably too overtly political – and to oppose it to “homosexual”. The men in the psychogenocidal departments invented it for the following purposes:

  1. pathologise lesbianism (and homosexuality) and treat it as a deviance to be cured punished. / pathologise women who resisted PIV and marriage and chose to bond with women instead;
  2. define men’s sexual ownership of women as the norm (= their use of women as dick holes and breeders = rape /impregnation / forced childbearing /abuse);
  3. define men’s sexual ownership of women as a “sexuality” and “sexual orientation” so to hide the violence of it;
  4. naturalise it, that is, define it as a natural biological drive in both men AND women.

If we look at the etymology of the term:

Heteros = different (from the greek).

Sexuality = sexuality.

So the literal meaning of heterosexuality = sexual orientation/ attraction / practice of sexual & love relationship with a member of the opposite sex. Does the word “heterosexuality” define the reality of our relationship to men in patriarchy? Nope. We need to stop using that word and the word “straight” when referring to women occupied by men, because it’s incorrect. I also often see the term “heteronormativity” flying around. This applies only to men. Women are within no norm in the “hetero” world, because we’re not the beneficiary subjects of it, we’re the primary victims and targets of it. !!

Back to where I started. We really need to know and understand how our traumatic responses to men work. I see some feminists wondering why women would still be attracted to men after becoming feminist, why they would stay around to “date” them. They don’t understand why these women would remain “het” if they’ve been able to see how dangerous men are. Not to mention those who believe the only reason women stay with men is for supposed “benefits” – forgetting along the way that forced proximity (captivity) to men + PIV/male violence is THE definition of our oppression and that there is no way we can benefit from it! None at all, ever ever! To believe that, is to believe MEN’S anti-woman lies that oppression is good or natural for us. That we can somehow enjoy it, want it or cope with it. This is a lie; it’s not feminist to believe that, it doesn’t fit our reality at all. Really, this is basic understanding of how men’s violence and brainwashing operate.

Men know how we react to their violence and deliberately manipulate our responses to increase their control over us, and to decrease the efforts it takes them to do so. It’s in men’s interest to disguise their violence as much as possible. It’s not for nothing that modern western patriarchy has perfected “psycho” and “behavioural” (brainwashing and mind-control) sciences for centuries as a powerful anti-women’s liberation tool, and that men rely so heavily on it to keep us at their knees, or rather, below their dicks. It’s part of the global male infrastructure that ensures men a constant supply of ready-tamed and pre-possessed women to effortlessly stick their dicks in, impregnate and abuse. The more it grows, the easier it is for each individual man to break any woman’s will and trick her into PIV and being owned by him – and maintain submission level with the help of men’s institutions.

And so to groom women into “heterosexuality”, the most efficient form of mind-control they found is to traumatise women from birth through parental/family/child (often sexual) abuse – and from then on, use this traumatic memory/PTSD to abuse women without women being aware of it (or of the extent of it). The point is to drive the abuse directly into our unconscious, making it impossible for us to escape it because we’re no longer able to perceive men’s abuse as abusive at the conscious level. In other words, the strategy is to program us to respond to men’s violence through dissociation and trauma-bonding, and cloak/rename these responses as “love” or “attraction” to men – so on the top of it they make us believe we want it.

Let’s recall what trauma-bonding is: if we look at Dee Graham’s work (p.4, Loving to Survive), for a woman to trauma-bond to a man:

  1. she must perceive her captor – the man – as having powers of life and death over her
  2. she must believe that she cannot escape, and that therefore her life depends on her captor
  3. she must be isolated from outsiders so that his perspective is the only perspective available
  4. she must feel as if her captor – the man – showed her some kindness or attention.

This situation of captor-to-hostage is the situation of all women to all men. (This is also the point that D.G. makes in her book). That is, all men hold all women captive. All women are prisoners and hostages to men’s world. Men’s world is like a vast prison or concentration camp for women. This isn’t a metaphor, it’s reality. Each man is a threat. We can’t escape men. We are forced to depend on men and male infrastructures for our survival. Men’s perspective (and men’s language that names their perspective) is the only perspective available and we are isolated from other women and woman-centred perspectives. Not all men rape / abuse us at all times – a man just being polite might cause us to feel grateful and t-b.

So just by looking at the reality of men’s domination of women, it holds that emotional or sexual attachment to men can always only be trauma-bonding, because for it not to be trauma-bonding, men would have to not be our oppressors. But there’s more to this than what Dee Graham says, so I’m building on her theory here.

The reason so many of us trauma-bond so instantly and intensely to men in our proximity and sometimes to just any man that crosses our way, whether we are lesbian, celibate, separatist or “het”, is that we are programmed and groomed to react in this way to male threat since birth. The key to understanding this is dissociation, since trauma-bonding is a form of dissociation; so before I continue into the female child-grooming theory i’ll explain what I mean by dissociation and why trauma-bonding is a form of dissociation. Sorry if it’s a bit long but I have yet to find a shorter way of explaining it.

Dissociation is a normal survival reaction to intentional, human(male) violence. The condition for dissociation is when we perceive we can’t escape the violence, and are “frozen” on the spot. Most if not all men’s violence against women fits this criteria, because it takes place within a context of captivity to men. The closer and more dependent on the abuser we are, the more we will have to dissociate, especially at young age, especially if the abuse is ongoing. Also, the more the violence is socially hidden, unnamed, denied or renamed as something else, the more likely we are to dissociate from it, because we can’t connect our response to the situation (we feel bad but can’t perceive the violence as violence). This is a mindfuck which causes freeze fright, and dissociation.

Dissociation is when, in a situation of being trapped in violence, the brain creates a neuronal short-circuit so we don’t die of stress. Stress/fear is a normal reaction to an endangering, unsafe situation and means that adrenalin and cortisol gets sent to the heart and brain to react fast, think fast and get away fast. If we can’t make sense of the danger and get away from it, the brain shuts everything down to stop the emergency reaction from continuing (the sending of adrenalin + cortisol) because otherwise it could intoxicate our body and we can die from it. The brain then sends some other drugs (close to endorphin and Ketamine) to create an amnesia or blank in the mind, and to numb the pain. This is dissociation. Other ways of sending these dissociative drugs than directly from the brain is through genital arousal, trauma-bonding, or by taking external drugs such as alcohol or other anaesthetisers. Dissociation is what causes the traumatic memory, that is, unconscious memory of the violence which remains stuck in the lymphatic system (short-term memory place) because of the short-circuit – it couldn’t connect to the other parts of the brain anymore to get into the long-term memory, where we store our experiences and can learn from them. The memory never being processed, it comes back to us in invasive ways – either through flashes, dreams, sensations, or in more cryptic ways such as with somatic disorders, re-enacting similar trauma with other people, etc.

So yes, dissociation works like a DRUG, whether as an internal biological/chemical function or with the help of external products, when the internal one is no longer strong enough to numb the pain. This means that we may become addicted to the dissociation, and therefore the violence that triggers the dissociative state might become addictive too. And men make sure that the only available activities for women are violent and dissociative: from PIV to mutilating “femininity” practices to social binge drinking to traumatic relationships or workaholism, etc.

When we think of dissociation we imagine extreme torture and then feeling outside of our body, or feeling high: even if it can be that, very often it may be as simple as having a blank in the mind after seeing a misogynist advert, or forgetting the conversation you were having as you saw a man sexually harass his “girlfriend”, or feeling aroused when you come across a man that looks like the one you’ve previously trauma-bonded to / or who previously abused you, or having the urge to drink a glass of beer after some men insulted you (just to give some random examples). Because men’s violence is present in our everyday lives, so is dissociation, but most often we don’t realise how disconnected we are until we reconnect again some way or another and become more aware of the violence.

Now to heterosexuality and dissociation. Relationships with men or any sexual intention from their part is, when not repulsive and making you want to run away – necessarily dissociative and trauma-bonding. That’s because of the combined violence/perceived niceness inherent in “heterosexuality” (+ points 1, 2 and 3 from Grahams’s conditions for stockholm syndrome).

  1. To trauma-bond, on top of everything D.G said, there needs to be actual violence or threat of violence, not just the perception of it. Our perceptions and responses never trick us, we only trauma-bond to people who represent a real threat or within an unequal, unsafe setting. Being around any man constitutes a threat to us, because they are our oppressors. Being wanted by a man and him treating you as if you were his is inherently violent. That’s anything from him showing he wants you, “dating” with you, being in a relationship or married to him. In either case, it consists in some kind of physical or mental violation from his part, on top of the constant threat of PIV/rape he represents as a man, whether he decides to enforce it or not.
  2. Second, men brainwash women into believing that a man wanting us is positive attention. Worse, we are persuaded that we can’t EXIST, be happy and whole if a man doesn’t want us. They conduct heavy brainwashing on girls and women to force the perspective that PIV isn’t rape but “sex”, that sexual harassment is “seduction”, “courting” and men owning us is “love”, “romance”. We are to actively seek men to want us and this should be at the centre of all our worries and activities. And no matter how violent he is when he wants us, it means he likes me. We should be grateful.

Because of this, anything within “heterosexuality” from men merely being polite in our presence to “dating”, to buying us a drink to regular PIV/rape to brutally attacking us may cause a similar reaction of trauma-bonding (depending on how groomed to it we are in the first place) because if he wants us, it means positive attention. And a man “liking us” means EXISTING, being saved, rescued from non-existence or near death. And so we may feel grateful for that attention even if it was horrendous, horribly destructive – we may go back to him because we feel guilty not to show our gratitude for that attention. We feel obligated to thank him. We are left to blame ourselves for the awfulness of the experience, because there is no other explanation available to us. It’s our fault if it felt wrong, we just chose the wrong guy, we’re not liberated enough to enjoy it, we didn’t do enough to please him, etc.

This means that male sexualised invasion (heterosexuality) is essentially a mindfuck. The violent/nice aspect of it is inherent to heterosexuality. What’s perceived as nice IS the act of invasion itself, there is no separation between the perceived acts of niceness and the violence here. So if we’re made dependent on male sexual violence, perceived as positive attention, it is experienced only through a dissociated state. We can’t experience the violence on a conscious level because we can’t see why it makes us feel awful despite the “love/attraction” (Trauma-b.). We know we feel bad but we can’t connect it to the situation because it can only mean positive attention. And there is nothing, nobody to confirm the reality of this violence. We can only deny, suppress our responses and dissociate from it – and blame ourselves for feeling bad. It’s a mindfuck because it’s a paradox: the thing we are told is supposed to do most good to us, what we are supposed to cling on for life and seek forever, is exactly what does most harm to us. On one hand our existence is made to depend on being wanted by a man, but on the other our existence is endangered by being around with this man. If we can’t make sense of it, we stay trapped, freeze fright, and trauma-bond to the man.

So because of this nice/violent mindfuck nature of male sexual invasion (heterosexuality), dissociation is almost automatic, and it takes the form of trauma-bonding. We flip to this TB state in men’s presence all the more automatically if we were “drugged” on it for years, especially if we had lots of PIV/rape that caused genital arousal, which increases the intensity of TB tenfold (the intensity of TB and dissociation is always proportionate to the violence). It intoxicates us and we immediately lose our senses, it’s like being driven outside of our body. It’s like being an empty shell filled up by him, clinging on to him even if he’s a bastard. It instantly creates a state of melancholia because we’re driven outside of ourselves, but because we’re colonised by the guy we think it’s because we’re missing HIM. In fact we’re missing ourself and it feels very painful, like you’re being eaten up from the inside. This is the ongoing genocide of women by men. Even though they kill many of us, they need us alive and tied to them so they can keep using for PIV/reproduction, so what they do is kill us from the inside as much as they possibly can, drive us outside of our bodies, into exile from ourselves.

This automatic trauma-bonding reaction to men that we might mistake for sexual urges or falling in love is one of the main reasons separatism from men is so important. As long as men are our oppressors and probably as long as they have dicks, they will be a threat so the only way to prevent TB from happening is to avoid any close contact with men. if we TB, it’s not in our control, especially if we were heavily “drugged” on TB / PIV before. Choosing to be only around with women isn’t a special identity or a VIP radfem status that other lesser feminists have to attain, it’s a matter of protection. Even after several years of not interacting with men any more and choosing to love only women, I still get invasive flashes and dreams of PIV/rape, and I still TB to men if I can’t avoid them and they’re “friendly”. I hope it will dissipate more over time though.

The reason we may switch to TB to men so quickly in the first place though, instead of other forms of dissociation or being horrified by what boys and men are and avoiding them like the plague, is really because men program us to react in that way to abuse from since we are born, and by the time we’re grown up, this mechanism becomes like a second skin. TB to parents/fathers, more than any other form of dissociation, is the primary template to which we are raised as girls, which men then build on to abuse us as adult women. It would be completely impossible for men to subordinate us the way they do without parental/men’s abuse of girls.

now please enjoy my super diagram on child grooming!

grooming-girls by witchwind, éducation au sexisme

Some notes on the diagram: the centre of the circle is the core, bare minimum of child abuse inherent in the patriarchal “family”. IOW the conditions in which women give birth to girls are inherently abusive in patriarchy. We are owned by a woman who’s owned and abused herself by a man.

Basically with girls we have the same configuration, the same paradox as with heterosexuality where the very people who we’re emotionally and physically dependent on to survive are those who are endangering our life, attacking our integrity through treating us as possessions, lack of care, neglect and abuse. We can’t escape our parents: abandonment effectively means death. We are terrorised of being further harmed or abandoned.

Because there is no way as a baby, infant or child to make sense of this mindfuck violence as the reality of it is never named or confirmed, as we are utterly alone with our suffering and powerless in this situation, our instinctual reaction is to trauma-bond to our parents and blame ourselves for their mistreatment. We think that if they don’t take care of me or treat me badly, it’s because they don’t like me, because I’m bad, I’m not lovable, I’m a stain, I’m disposable, I’m a monster inside, I’m not worth being loved and protected, I’m a bad girl.Winning our parents’ approval and pleasing them, desperately wanting to be “loved” by them and dissociating from the neglect or abuse is a survival reaction.

This abusive captivity to owners (parents) is called family and love, and we are supposed to be forever grateful to our parents.

To this captivity/trauma-bonding we add patriarchal “education”, often administered from birth, which consists in suppressing in the child any expressions of anger, distress (which is always justified) or individual will, through punishments and rewards. If a child cries or screams, to express normal needs or protest her condition, she has to be “corrected” by being shouted at, scorned, finger wagged, put in a corner or beaten. She might also be rewarded by attention or good marks for being obedient. Then adults deny us the right to express any anger or resistance to this treatment, because “it’s for our own good”. This is the slow but steady grooming to dissociate from violence – being punished for reacting to the violence, and the reality of the violence being constantly denied, we learn to suppress our normal responses to abuse and our capacity to defend ourselves from it. We learn to fragment our minds and experience the ongoing violence only on an unconscious level, to survive. The more extreme the violence, as in with severe psychological, sexual or physical abuse, the more we live in dissociation.

To this, of course, we add steady grooming to sexually service men and brainwashing into PIV, constant sexual harassment and abuse from men in general, mutilating femininity practices and general hatred of females.

This is the template on which grooming to heterosexuality is fixed. I think the reason we can so easily switch to trauma-bonding to men, experience men’s approval as such a matter of life or death, perceive that our self-worth is so dependent on somebody else’s external attention even if they are repugnant oafs, is because this is how we learned to live and survive as a child, from birth. Then we simply continue to adapt in this way to male violence as we grow, we know no other way to react to abuse. The system of captivity to parents is the same as with male ownership / relationships to men. Same isolation, same captivity, same need to dissociate / TB from ongoing abuse, etc. There’s no way we would dissociate so easily from men’s abuse were it not for this treatment as girls. There’s no way we would go near men at all.

So, all these words to explain in every way possible that heterosexuality doesn’t exist and our “urges” to bond with them emotionally or sexually aren’t natural drives but normal PTSD reactions to years of abuse and mind-programming.

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The butterflies, or unpeeling the politics of love Part I. by Witchwind

The butterflies
or unpeeling the politics of love Part I.

Here is Part II.

Men lie about everything. Or in other words, they do the most atrocious and disgusting things to us, and call it something else, for instance they call it love.

When I was really young I always wondered what it meant to “be in love”. It was painted everywhere as the “must” thing to experience for a woman, the thing you had to experience to be fulfilled. It was always depicted as some super special state that struck you like lightening and transcended you and changed the way you behaved. Quite frightening when you think of it. I never “fell” in love with anybody when I was young, and was always wondering whether I was normal or not. I’d tell people in a moany way, “i’ve never fallen in love”, and they would say to me “ah, you’ll see, it’ll come one day when you’re not expecting it”. It felt exactly the same way when people explained to me what god and faith was and apparently I was supposed be transcended by this super feeling during the rituals in mass or something, except that I never felt anything and it all was completely artificial and deadening at best, having to pretend, and feeling guilty about pretending, just like coupledom.

I remember a boy approaching me when I was 9 or so and he wanted to “go out with me”. We were supposed to hold hands and it felt utterly odd and fake (what was the difference between “being with him” and “not being with him”? The blandness and unnaturalness of it was pretty mortifying), I didn’t feel anything except unconformable about having to hold hands just to show the world that I belonged to him, which I didn’t like because I thought it was wrong to belong to someone, but I also felt guilty for not feeling that special love state that I was meant to feel, I thought it meant I was heartless.

Anyway, a few rapes / PIV / abusive relationships later, as I was still adolescent, I “fell in love”, or so I thought. All I knew was that it was very intense, so I assumed THAT must be love! FINALLY!!

now, what exactly was it that I felt? My responses to first being “seduced” (chased) and kissed (physically invaded and held captive) by a man – and him wanting to see me again – included:

  •  blank in the mind
  •  not knowing what to say or do
  •  my heart racing
  •  sweating
  •  obsessive, invasive thoughts about him to the extent that it would prevent me from concentrating on other things or experiencing other things fully
  •  spending hours or a long time preparing what I would say to him before i’d see him
  •  nervousness
  •  insomnia
  •  those so-called “butterflies” in the stomach, that is, stomach tensions
  •  blushing
  •  checking myself in the mirror and controlling my body appearance more obsessively than I would normally do, and being more afraid than usual of being ugly, not intelligent enough, or whatever
  •  Desperate waiting of signs of contact from his part. An email, a text, a phone call… checking my phone and emails obsessively and my heart dropping when nothing would come.
  •  A painful feeling of loss, separation, emptiness (that is, feeling empty, non-existent without his presence) and even of being ripped apart inside the chest. A sensation that would intensify in his absence or if he would be sadistically cold or distant, or after PIV or physical invasion.
  •  A constant state of scorching melancholia, varying in intensity. It is a state in which you are trapped between a perceived nothingness out there and the horror of your own solitude / emptyness in there (or what you are made to believe is solitude of the soul) so i’d drift melancholically outside of my body, begging silently to hook myself onto him (or someone else).
  •  Finding beautiful things in the man where there weren’t any.

Yeah. Nothing in here is love. It’s just terror of being abandoned, and terror full stop. Or what we call trauma-bonding. Yet everywhere these very normal responses to harm, neglect and captivity by men are described as love, even when the woman (say in a “romantic” novel) DIES from this supposed love. And this isn’t just projection, in every case the abuse and threat by men in relationships is real, because PIV, because men are our oppressors and captors and we fear them, because the compulsory physical invasion that men define as sex, the real neglect, lies and manipulation, etc.

Needless to say, this first experience was extremely painful. The guy was something like 13 years older than me, I was still a minor, and my “love” to him would be all the more strong that he was very fleeting, would contact me only every now and then when he needed to fuck (rape) me. I was too grateful for him paying any attention to me to be even aware of his abusive behaviour, or understand what it meant. I was confused that he only wanted to see me sporadically, instead of starting a relationship, which is the way in which this love is supposed to be expressed. If he liked me enough to “desire” me, why didn’t he want a relationship? Not knowing whether he “loved” me or not made me constantly anxious. The emotional distance, neglect and constant waiting for him made the pain acute.

Fast forward a year, I finally realised that he’d used me and had no respect for me. I decided to give up on hoping that he’d “fall in love” (= get into the promised relationship). The instant i’d done that, I felt such an amazing sense of freedom. It felt like all the weight of the world had suddenly disappeared!! I wasn’t tied, bonded to him anymore. I was independent. I didn’t have to live my entire life according to him, waiting and yearning for him. The illusions suddenly fell apart and I saw him as some useless guy. I told myself: never again will I be so naïve with a man! I was unlucky I thought, and I should just have picked a better man, and been more careful.

The problem was, that over the next five or six years, this pattern kept repeating and repeating and repeating itself. Every man I trauma-bonded to either was only interested in using me for PIV (rape) or had no interest in me at all. I thought something was wrong with me, maybe I wasn’t pretty enough, skinny enough, boobed enough, outward going enough, mature, seductive, whatever. I couldn’t get it what it was that I lacked. I didn’t understand why I accumulated so many failures. Why did they never stay? Why was I so unlucky in “love”? Alternatively, I wouldn’t trauma-bond but then i’d be fully aware that I didn’t want the PIV and physical invasion (when I wasn’t so much aware of it with the others, because of the trauma-bonding) and it would be even more humiliating. I was still too grateful for the attention though to ward them off, so it would be painfully disgusting and i’d hate myself for what I perceived was self-betrayal.

When I was “attracted” they didn’t want, but when I didn’t want, they wanted. It didn’t make sense.

I did see there was a pattern and tried things to avoid being in such pain. I decided I would stop having PIV with men I didn’t know well or hadn’t started an official relationship with. The aim was to hold off PIV with men who were “attracted” to me until I had gotten to know them and knew they wouldn’t use / abuse me just for PIV, and would want a serious, committed and equal relationship, based on mutual discovery, friendship, etc. At least if I “fell in love” with them, they wouldn’t have fucked me, I thought. Well guess what, all that happened was that I continued to trauma-bond to men, except that after them “being attracted” to me (inviting me for drinks, or whatever) they would just lose interest in me because they couldn’t get out of me what they wanted, and they’d find another woman that was more compliant sooner or later. That was painful too. And it didn’t stop some men to rape me anyway.

Because all this was still so confusing and painful, I would think about it a lot, and ask a lot of questions to others, to see what were other’s experiences. The things that I began to figure out, bit by bit, were:

  1. That the intensity of the trauma-bond could wither away after some time of knowing the man as a friend or acquaintance.
  2.  That the “love” in question had nothing to do with the men’s individual character or the fact that I appreciated them for what they were, but all to do with what they represented to me – usually a figure of authority, being much older than me, or having a higher status. It would actually prevent me from seeing them for what they were (lying rapey shitbags). The more distant or cold they were, whether or not they had decided to physically invade me, the more painful the “love” (trauma-bonding) would be.
  3.  Also, I acknowledged to myself that this “love” feeling was too intense to bear and never led me anywhere except desolation. It wasn’t natural and was a sign that the relationship was unhealthy. I assumed that there must be a problem in the way I loved, that if it were really love it couldn’t possibly be so painful and alienating. So I started to seek out why this happened to me and to break the pattern in some way. I began to pay close attention to how it worked and what it did to me.
  4.  I decided to stop seeking to be in a “love relationship” with a man until I had sorted myself out, and also to seek men with whom I could be equal in age and status to prevent trauma-bonding. I told myself “your’e not going out with a man until you know you can “love” without being in pain.” If I were going to feel love, it would have to be a feeling of calm and serenity, of wholeness and happiness, and there should be absolutely no fear, dread of loss, anxiety or anything like that towards the man, otherwise it would mean that it wasn’t love but trauma-bonding or S/M and I should stay away from the guy, or wait until it withered away to make an informed decision. Seduction in itself was wrong, artificial and alienating, because it was treating me like something to be owned so if I was to have a physical relationship with a man, it would have to be after some time of friendship and closeness, and come “naturally”.
  5.  Soon after, I observed that constantly and secretly hoping for a love relationship to happen wherever I would go was painful in an of itself because I would always end up with a feeling of loneliness, dissatisfaction, like something special wasn’t happening – in a state of expectation of something external happening to me rather than self-centredness. It construed myself as inherently alone and empty, as being only a half of a person in the need of being filled by a man (or another person). As inherently lacking and not whole. As if I couldn’t bear being with myself, I had to disappear in a man / coupledom to “exist” – this is extremely woman-hating and annihilating of self. Waiting to depend on him and wait for him to receive love, and of course it would never come. I finally saw the utter reversal and lie of all this shite. I realised I had to give up the very desire to be in a relationship so not to feel constantly alienated. I remember very well making this decision and felt such a sense of freedom and happiness to be with myself after that. It felt like a reconciliation.

From then on things unfolded pretty fast. This is when feminism seriously kicked in, when I realised PIV, sexualised physical invasion of women and control of our reproductive organs were how men oppressed and harmed us. That PIV was inherently harmful, humiliating and that we weren’t meant to be penetrated. And where I understood the general structure of male violence and patriarchy. My whole world blew apart.

Well, guess what, all of a sudden men weren’t interested in me at all. Because I’d always stay away from any kind of “seduction” before I’d get to know the guy well, they’d simply steer off from me very soon, before I could even get to know them in fact. Har har. This was an eye-opener. It made me see that men weren’t interested in equal relationships at all with women. None of them. There were no “nice guys” or exceptions. They weren’t interested in me, not even as friends, because they couldn’t make out of me what they wanted. All they wanted was to be able to use me as a PIV-socket and as their property, because that was my function as a woman in male land, and if I didn’t fulfil that function, I was of no interest to them.

And after setting some final rules for interacting with men, to protect myself from their disgusting women-hatred (complete openness to feminism, not the slightest hint of misogyny, capable of conversing about it without the slightest defensiveness or making me feel awkward in any way), men just disappeared from my life. Not one ever fit to the criteria, even though my rules weren’t very radical and were individualistic.

I saw that however much individual effort I’d put in a relation with a man, even without PIV or outside of “seduction”, it would always be unequal with them, because they are our oppressors and captors, and they feed off our energy and us trying to change them. There would never be complete protection from trauma-bonding to them, or fear of their violence, or from being prevented to go the end of my thoughts. It didn’t matter what they did individually to be nice or not, it’s what they are and represent as a male class. Even to this day if a man is kind to me or just smiles I can still feel this “attraction” and gratefulness that I’d feel before and tried to get rid of, which simply means that men are still our captors and there’s no way we can completely get away from stockholm syndrome so long as they hold us captive. Which is precisely why I know I have to stay away from them as much as I can.

So yes, the end of peeling down men’s lies about love and coupledom was the beginning of separatism from men, and the beginning of radical feminism!

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Where your gag comes from. BDSM is erotization of ancient torture.

 

Where your gag comes from.

http://gynocraticgrrl.tumblr.com/post/38099240634/where-your-gag-comes-from

 (TW: sexualized racism + misogyny, slavery)

Discretion is highly advised.

Apparently, for some people (usually white in my experience**), it’s difficult for them to comprehend the perspective that BDSM kink culture is neck-deep in racism and misogyny, particularly in the sexualization of racist-misogynistic historical practices. It’s become quite clear to me over months of pointing out the eerie similarities between the master/slave dynamic that’s common place in bondage subculture and the master/slave dynamic that was quite vividly practiced through patriarchal gender roles between men and women, as well as slavery…that many people struggle with being able to draw parallels between the techniques of torture slaves were subjected to and the methods of punishment “subs” are subjected to in kink culture. From the whipping to the gags.

It’s been communicated to me, based on the hesitant and confused reception of this argument, that I’m going to need to get visual. This post will include illustrations and imagery that may be potentially disturbing to some viewers, as well as triggering to people who feel mentally disarmed by images of black slavery and female oppression. This will not be my final post on the topic, but it will be an introduction to much larger, much more elaborate posts addressing the racist-patriarchal narratives usually replicated in kink culture (this does not exclude femdom kink practices, which I’ll be writing about in future posts).

 

I’ll first like to point out the gag. A torture device used to stop, “Negro Heads, with punishments for Intoxication and dirt-eating.”

 

 

[Slave Mask: Image Reference, NW0191.

Source: Jacques Arago, Souvenirs d’un aveugle. Voyage autour du monde par M. J. Arago … (Paris, 1839-40), vol. 1, facing p. 119]

 

While the tin collar…

 

[Slave Mask Image Reference, NW0192. Source: Thomas Branagan, The Penitential Tyrant; or, slave trader reformed (New York, 1807), p. 271. (Copy in Library Company of Philadelphia; also Library of Congress, Prints and Photographs Division, LC-USZ62-31864)]

…was used to punish “drunkenness in females,” and the mask on it functions as a “punishment and preventative of….dirt eating.”

In some cases, along with the gags, “…a flat iron goes into the mouth, and so effectually keeps down the tongue, that nothing can be swallowed, not even the saliva, a passage for which is made through holes in the mouth-plate…when long worn, [it] becomes so heated as frequently to bring off the skin along with it.” – US Slave: Slave Tortures: The Mask, Scold’s Bridle or Brank. (NB : toutes les photos de femmes « blanches » reproduites sur cette page sont des photos qui érotisent et déréalisent la torture, car elles sont des photos de films, donc faites pour mentir sur la souffrance des femmes. Ce choix éditorial est pour le moins misogyne).

Here’s another illustration of a tin mask sometimes used by Brazilian slave masters for reasons documented as to stop, “…[slaves] who were prone to eat earth or dirt to wear…”

 

 

[A water color by Jean Baptiste Debret (held by a museum in Rio de Janeiro); published in Ana Maria de Moraes, O Brasil dos viajantes (Sao Paulo and Rio de Janeiro, 1994), image 469, p. 93. Also published in Jean Baptiste Debret, Viagem Pitoresca e Historica ao Brasil (Editora Itatiaia Limitada, Editora da Universidade de Sao Paulo, 1989), p.128, a reprint of the 1954 Paris edition, edited by R. De Castro Maya). (source: University of Virginia)]

 

Torture Devices With A Misogynistic History

 

A scold was defined as: “A troublesome and angry woman who by brawling and wrangling amongst her neighbours breaks the public peace, increases discord and becomes a public nuisance to the neighbourhood.” The device was a locking iron muzzle, metal mask or cage which encased the head. There was an iron curb projecting into the mouth which rested on the top of the tongue. This device prevented the shrew from speaking. In some instances the iron curb was studded with spikes which inflicted pain if the victim spoke. Some branks had a bell built in which drew attention to the scold as she walked through the streets. The woman would be humiliated by the jeering and comments from other people.

 

THE SCOLD’S BRIDLE

 

[Scold’s Bridle: This was a metal frame place over a woman’s head. It had a bit that stuck in her mouth to prevent her talking. The scold’s bridle or branks was used in Scotland by the 16th century and was used in England from the 17th century. It was last used in Britain in 1824].

Made by blacksmiths, the bridle was a cage-like device, made from iron. It was approximately nine inches high and seven inches wide, and was fitted to the woman’s head. The most basic type was made of a band of iron, which was hinged at the side and had a protruding part, or tongue piece, that could be flat or with a spike, which went into the woman’s mouth, to hold her tongue down. Another band of iron went over her head, the front of which was shaped for her nose to go through. Depending on the design, the bridle could be uncomfortable, painful or torturous, and scarring of the tongue was not uncommon. Some had a bell secured to a spring, which was attached to the bridle, so the wearer could be heard as she approached.

 

 

 

Some houses had a hook in the wall at the side of the fireplace where the wife would be chained, until she promised to behave herself and curb her tongue. Although sometimes fitted to a nagging wife by the local gaoler (jailer) at the request of her husband, or by the husband himself, it was more often a punitive sentence ordered by a magistrate. Judicial bridles were more elaborate than the basic type; they always had at least one spike and they could be locked. They also had a chain attached to the side of the bridle, with a ring on the end. This could be used to publicly humiliate the woman by leading her through the town, or staking her at a designated area for a set time period. The amount of time the bridle was worn could be from 30 minutes to several hours, depending on the seriousness of the offense, during which time the miscreant would not be able to eat or drink. It was also said to be used on witches to prevent them from chanting or casting spells.

It’s pretty evident that when some women, especially women of color , argue that BDSM kink culture has an overwhelming amount of racist-misogyny embedded in its practice of reenacting  bondage and inequitable dynamics, they have a reasonable argument worth considering. It’s not difficult to understand the viewpoint that some kinks take things steeped in the actual subordination and oppression of people and turn it into a sexualized drama that’s just “fun and games,” for the (hopefully consensual) participants involved.

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** Féministes Radicales ne partage pas cette partition faite ici entre la perspective qu’ont les femmes racisées et celle qu’ont les femmes dites « blanches ». Le SM et le BDSM sont un ensemble de techniques de cruauté mentale et de tortures sexuelles et corporelles issues du patriarcat en tant que tel, en tant que système de pouvoir des hommes (de n’importe quelle groupe social) sur n’importe quelle femme. Ainsi, l’axiome d’analyse pertinent de ces pratiques est le genre, en tant que hiérarchie et violence du groupe de hommes contre le groupe des femmes.

Le fait que les femmes non-racisées critiquent moins les pratiques de torture sexuelle ne signifie pas qu’elles auraient un passé moins lourd d’esclavage ou de tortures. Ceci est totalement faux, et si on l’entend dans certaines thèses prétendues « black-feminists », c’est par pure intériorisation de la misogynie des luttes androcentrés (black panthers et Angela Davis aux EU ou courant de Franz Fanon en France). Par exemple, les femmes blanches aristocrates puis bourgeoises ont elles aussi connu durant des siècles les cages de fer individuelles qui brisent le mouvement et détruisent profondément le corps (toutes les formes de corset par exemple). Il est étonnant (et pas) que cet article n’en fasse pas mention car le corset est l’un des instruments de torture les plus prisés chez les fétichistes et autres pro-BDSM. De même, le MALLEUS MALEFICARUM a été utilisé massivement contre des blanches, et démontre que les « subversifs » pro-SM n’ont rien, vraiment rien, inventé en matière de torture sexuelle et de scénarios de mise aux aveux et de dressage des femmes.

Le manque de conscience du préjudice chez les femmes « blanches » vient d’un phénomène central dans la lutte féministe : les femmes n’ont guère de conscience politique en tant que groupe, car pour exister comme sujet légitime, elles doivent tout inventer en matière de lutte (conscience de classe, perception de la réalité et du préjudice subi, organisation de la lutte), et faire le deuil de l’histoire des mouvements rebelles masculinistes (tous les mouvements non féministes). De fait, l’effort étant trop considérable face à la surdité dominante et à la violence des hommes « camarades », elles capitulent et greffent leur nausée politique et leur rage sur celles du sujet politique légitime socialement, à savoir l’homme. Or les femmes « blanches » ont pour seuls précédents historiques les luttes des hommes racisés ou de gauche (ce qui explique que la majorité des critiques des systèmes de viol (prostitution, pornographie, industries du « jouet ») se focalise sur la « marchandisation » « du corps » des femmes et non sur le sexisme et la torture intrinsèque à ces pratiques.

De fait, les femmes racisées ont une conscience plus aigüe des préjudices que noues, classe persécutée en raison de notre sexe, subissons en tant qu’humain déshumanisé. En effet, elles peuvent s’ancrer psychiquement (sentiment de légitimité, colère irréductible, lucidité sur les contours de l’ennemi principal) et matériellement (crédibilité sociale, moyens de lutte) dans une tradition de lutte androcentrée forte, légitime, voire encensée (les hommes anticolonialistes), qui a déjà imposé le rapport de force sur ces questions de torture et d’esclavage.

read also :

Susan-Hawthorne-Ancient-Hatred-its-Contemporary-Manifestation-the-torture-of-Lesbians

http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/sadomasochisation-de-la-culture-plan-de-reajustement-structurel-du-canon-sur-les-cibles/ 

stop porn

 

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Le vagin n’est pas un organe sexuel. (Pas plus que l’anus ou la bouche).

I – Le consentement à l’inégalité n’est qu’une arnaque

Bourdieu, dans le dernier chapitre de son torchon idéologique La domination masculine, rejoint bien d’autres phallophiles dans son idée d’un îlot social où s’éprouverait la sexualité. En guise d’analyse sociologique, il a recyclé un mythe patriarcal : la « pénétration sexuelle » vue comme un acte magique isolé de la domination masculine. Pure affirmation qui nie les faits les plus criants.

Les hommes agissent dans un contexte et non comme des astronautes qui alunissent pour cueillir les Mystères de La femme. Le contexte dans lequel les hommes noues pénètrent est une société sexiste, haineuse des femmes, organisée par l’inégalité à tous ses niveaux : exploitation, menace de viol et d’anéantissement, viol et meurtres de masse, et usage unilatéral de la violence et de l’insulte dite « sexuelle ».

Les raisons invoquées sont pour le moins suspectes :
– « le devoir de procréer » … quand on sait que les hommes dans les patriarcats tuent et violent en masse les enfants et que nombre de patriarcats organisent la pénétration non reproductive ;
– « la pulsion irrésistible » ou « le cri de la couille sous pression » … quand on sait que chaque homme, de même qu’à une autre échelle chaque société sexiste, agit selon une stratégie particulièrement bien rodée

Dans ce contexte et pour ces raisons le « consentement » n’est que reddition.

II – Quand l’Homme créa le sexe de la femme.

Les hommes, comme caste dominante, ont littéralement créé un organe sexuel chez les femmes : le vagin.
En effet, cet organe, d’un point de vue biologique, est un organe reproducteur. Non pas sexuel. Il est la continuité de l’utérus, pour dégager celui-ci de l’étranglement osseux du pubis.
Il n’est pas fait pour la pénétration telle qu’elle est pratiquée par les hommes :
* profonde (qui détruit donc le col de l’utérus)
* compulsive (hors projet de procréation)
* frénétique (quelque soit l’état d’excitation de la femme, les hommes organisent la pénétration, y compris en déversant des kilotonnes de lubrifiant à une population qui a un lubrifiant naturel)
* invasive (et vouée à s’étendre à tous les orifices des femmes).
* sadique et vouée à multiplier les risques pour les femmes. Les hommes au fil des millénaires multiplient les pratiques à risques sanitaires :
– ils pilonnent plusieurs femmes en même temps [coépouses, femmes en prostitution, maîtresse, fille ou nièce, fillettes par leurs réseaux du tourisme du viol]
– par tous les bouts possibles [répandant les virus qui provoquent le cancer ou d’autres maladies mortelles ou invalidantes ou les bactéries de l’intestin, par une pratique, la pénétration, qui multiplie les risques de transmission pour les femmes].

Dans les faits : d’un point de vue biologique et d’un point de vue des pratiques sociales (au vu des risques de douleur, lésion, grossesse, transmission de maladie), le vagin n’a rien à voir avec la « sexualité récréative » que les hommes y voient.

Les risques qu’ils noues font encourir n’ont rien de naturel, la pénétration comme pratique sexuelle n’a rien de naturel. Donc le plaisir qu’ils tirent de toute cette mascarade coïtale ressemble fort à ce qu’ils font dans tous les autres domaines : domination.

Ils ont créé le vagin comme organe sexuel par le viol systématique. Ainsi, une pratique invasive impliquant des risques mortels (mort en couche, IST) ou vitaux (grossesse non désirée) est devenue : a) dans les sociétés traditionnelles, un « devoir »; b) dans les sociétés post-sadiennes, et plus encore depuis la revanche pornographique de la « libération sexuelle », une « sexualité de plaisir ».

En transformant le vagin en organe sexuel, les hommes comme caste ont, dans un même geste de violation, colonisé les femmes et naturalisé cette colonisation.

Au point qu’ils ont nommé l’orifice du vagin : « entrée du vagin », signifiant clairement que cet organe était « fait pour » être pénétré et bâillonné, et non plus pour faire sortir la vie (enfant et sang).

Au point qu’ils ont fini par nommer cet orifice : « trou », signifiant clairement que cet organe n’existait pas, et était « fait pour » être anéanti, non plus pour faire s’écouler la vie des générations et le sang de la création.

Avec l’offensive porno de ces 50 dernières années, la bouche d’abord (avec Deep Throat, où tout le film a été réalisé à coups de viols, séquestration et menaces de mort à l’encontre de Linda Boreman) et l’anus (avec Dernier Tango à Paris, où la sodomie était une viol de Marlon Brando contre Maria Schneider) sont devenus d’autres « entrées » dans notre corps.

Les hommes ont créé des « spot sexuels » sur notre corps, des « entrées » pour leur pénis. Comme les colons envahissent un territoire en créant d’abord un comptoir, une zone de débarquement, pour créer une brèche dans l’intégrité physique, puis désorganiser profondément les circuits vitaux, et enfin mettre sous contrôle, en lardant le territoire de no-man’s-land. [lire Andrea Dworkin, chap.7 d’Intercourse].

Trois man’s land.

Tous trois renommés « trous ». Car le pilonnage intensif laisse des traces, et qu’il est primordial pour les hommes de nommer explicitement leurs cibles et leurs victoires.

Make war on women, not love, hate pistole

Une seule solution : autre chose que la pénétration.

Pour inventer une sexualité non reproductive, non soumise aux risques mortels ou vitaux.

Pour inventer une sexualité de plaisir, basée sur nos organes sexuels : clitoris et nymphes. (« L’éjaculation féminine » qui se produirait par une pénétration appuyée ou profonde n’a rien d’une preuve que le vagin serait « fait pour la pénétration ». La lubrification est une réaction physiologique au risque d’abrasion et de lésion, donc loin de prouver qu’il faille pratiquer la pénétration compulsive, elle prouve qu’il faut procréer de manière moins brutale et moins profonde. Qualifier cette réaction « d’éjaculation », comme qualifier le clitoris de « petit pénis qui peut bander », sont autant de réquisitions viriles de notre anatomie pour noues faire croire, avec Gallien, que le sexe féminin est un organe en miroir du sexe masculin, le fourreau « fait pour » l’épée).

Pour en finir avec ces mesurettes de « prévention » : les campagnes de diffusion de préservatifs, pilule et pour l’avortement. Ces mesurettes détournent les énergies des féministes et sabotent notre libération (qui est se tenir à distance raisonnable de la première source de violence au monde, les hommes). Car
a) elles sont dangereuses (le lubrifiant noues surexpose au risque d’IST, le suivi presque à vie par les gynécologues à cause des risques occasionnés par la pénétration et l’avortement renforcent le contrôle de la médecine patriarcale sur noues), toxiques pour noues (pilule à cancer, latex à allergies) et la planète (plastique de l’industrie porno-sex-toys, hormones de synthèse).
b) Mais surtout, elles organisent la pénétration compulsive ! En effet, l’avortement, la pilule et le préservatif transforment définitivement le vagin en man’s land, car le pénis y a plus sa place qu’un enfant ou nos règles.

Enfin pour restaurer une intégrité physique qui définira très clairement le viol … comme violation. Car en patriarcat, les pratiques sociales (masculines, policières, judiciaires, médiatiques) sont tellement imprégnés de culture de viol qu’il n’est pas rare d’entendre, en guise de classement (moral ou institutionnel) d’affaire de viols, des phrases comme :

« Vous savez, c’est parole contre parole, car la différence entre un rapport sexuel et un viol, c’est le consentement de Madame » …

Ce qui veut dire que :
– L’intentionnalité coupable de l’agresseur (sadisme, volonté d’anéantir, envie de triomphe, projet d’effacer l’altérité) serait sensiblement la même que l’intentionnalité du partenaire sexuel**.
– Les femmes consentiraient à des pratiques qui peuvent être qualifiées de viol, au sens d’actes commis par l’usage de la menace, la contrainte, la surprise ou la force.
Or il n’y a rien de plus vrai !
Les hommes sont pas peu fiers de leur « sexualité sans sentiments » caractérisée par la froideur affective, l’égoïsme, la plaisir à « faire l’homme » et à contrôler les actes … par leur industrie pornographique, ils célèbrent même une sexualité « offensive », puant la passion haineuse, fleurie de regards agresseurs et d’insultes.
Les femmes, elles, consentent à une « sexualité » masculine faite de :
– menaces (les « mots sexuels », courtois, argots ou porno, ne sont qu’insultes et menaces de viol ou de dol);
…. pratiquée par des hommes qui agissent en usant de :
– la contrainte (pesant de leur poids sur noues, noues surplombant de leur taille, noues coinçant contre le lit ou le mur ou par une position où noues n’avons plus aucune prise sur eux ni de liberté de mouvement)
– la surprise (ils sont en position d’initier les actes, de désirant, alors que noues sommes en position de « répondre », de « consentir » et d’être « excitées » uniquement par leurs actes sur noues, ce qui crée une hiérarchie des désirs et des décisions)
– et parfois la force (les « jeux » du SM-chic).
Les spectacles de Jean Marie Bigard – qui en un soir peut rassembler 5000 personnes – ou la prose des « libertins » comme Philippe Caubère ou le succès organisé de 50 shades of Grey sont des exemples de la culture du phallus vengeur ou tout permis qui imbibe toutes les couches sociales. De fait, les « pratiques sexuelles » dans un patriarcat sont organisées de telle manière à blanchir tous les viols, et tous les viols, même les plus brutaux (crime organisé, sadisme, torture, barbarie, mutilation) sont voués à être estampillés « sexualité » (prostitution, BDSM, pornographie, sodomie, fellation, gang bang, labioplastie, vaginoplastie) [lire « La violence sexiste occultée dans l’affaire DSK » ou « Quand une femme est agressée, le doute n’est pas permis« ].

Or si on redéfinit le viol comme violation de l’intégrité physique :

1) on se débarrasse de quelques épines rhétoriques en matière de viol
« Monsieur, on a retrouvé du sperme (ou du lubrifiant) dans le vagin de Madame … qu’y faisait votre pénis ? Aviez-vous l’intention de procréer ? Prouvez-nous que vous aviez tout prévu matériellement: logement, budget, etc. Rien de tout ça ? Vous êtes coupable de violation ! … On a retrouvé du sperme dans la bouche de Madame … qu’y faisait votre pénis ? Vous êtes coupable de violation et de tentative de meurtre par étouffement ! Que faisait votre pénis dans son anus ? Vous êtes coupable de violation et d’acte de torture ! On a constaté des lésions sur le vagin de Madame. Ce n’était pas un pénis, c’était un bâton, qu’est-ce qu’il faisait là ? … vous appelez ça un « god » ? vous vous prenez pour qui ? Acte de torture !« .

2) on introduit le viol dans l’atteinte aux droits humains et on réhabilite les femmes comme sujet des droits humains.
Car la pénétration, et ses pratiques actuelles (assortie d’insultes, de gestes humiliants comme tenir les cheveux ou éjaculer au visage, de menaces de viol [les hommes disent qu’ils « défoncent » ou « enculent » quand ils envahissent par l’anus]…), déroge point par point à un des principes premiers des droits humains qui est le droit à l’intégrité physique et morale de la personne humaine. De plus, le viol par coït, en tant que ciblant les femmes, et les femmes comme reproductrice, serait qualifiable de torture et  acte de génocide (voir qualifications proposées par Catharine MacKinnon dans Kadic v. Karadzic).  

3) on entame une réelle décolonisation mentale, car rien n’est pire pour un être opprimé que d’être envahi physiquement par son oppresseur. Rien n’est plus destructeur de l’intégrité mentale, de l’espoir d’en réchapper un jour que d’avoir le colon en soi. Si, peut-être une chose : aimer son colon. Ressentir un attachement traumatique pour lui, alors que les hommes sont notre première cause de mortalité, et pratiquement la seule cause de viol. Pire, voir une source de plaisir dans la pénétration, alors qu’elle est la cause majeure de notre souffrance en tant que femmes (la peur du viol, la peur de la douleur, la haine de nos règles, la honte pour notre être et la peur de la grossesse). Ce n’est pas un hasard si la préoccupation majeure des conjoints violents est de pilonner leur femme, à des fins récréatives et reproductives. Ce n’est pas un hasard si le souci majeur des manuels de sexologie ou des industries proxénètes est d’inonder les femmes d’injonctions à jouir de et sous la trique. Ils savent que l’on aliène définitivement les subalternes en les envahissant, en les colonisant de l’intérieur (et quoi de plus efficace qu’un fils du Père), et en leur donnant l’illusion d’y réaliser leur être et leur plaisir. Ils le savent par cette conscience dominante de leur domination, que les sexologues et les psychanalystes du siècle dernier ont parfaitement illustrée [lire Sheila Jeffreys The Spinster & her Enemies].

4) on en termine avec les mesures de libéralisation ou d’industrialisation de l’accès des hommes au vagin : les bras de fer autour de l’avortement ou de la prostitution. Il n’y aura plus besoin de réclamer aux hommes de noues laisser avorter pour affirmer notre « liberté à disposer de notre corps » car, en dehors des viols aggravés (qualifiés par la simple présence du pénis dans la vagin hors désir d’enfant de Madame) et des maladies fœtales graves, il n’y aura plus de grossesses à interrompre. Il n’y aura plus besoin non plus de faire des contorsions rhétoriques pour qualifier les crimes commis au nom de la prostitution par tous les hommes s’y affairent, prostivioleurs ou proxotueurs.

La pénétration est violation.

Une seule solution : Autre chose !!

Décolonisons nos vies, fermons les frontières de notre être à l’ennemi !

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Le mythe de l’orgasme vaginal, Anne Koedt, 1970

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** Il est étonnant de voir que les analyses biologiques dans des affaires de viol se cantonnent à rechercher la présence de sperme et les traces d’infection. Pourquoi ne fait-on pas de recherche sur la composition du sperme ? Il doit bien y avoir une différence physiologique entre la sécrétion d’un homme qui désire autrui et celle d’un homme qui veut déshumaniser l’autre, non ? Ou peut-être pas … car, dans nos cultures du viol, désirer une femme n’est rien d’autre pour un homme que s’exciter à l’idée de l’anéantir ou la posséder, prendre plaisir à se sentir sujet d’un acte sur l’autre, devenu objet réactif voire passif, bref, désirer la faire « femme », et lui « homme ».

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Let’s de-colonize our lives, close the borders of our being to the enemy !

1) Intercourse is made under conditions of fear, inequality, so « consent » is surrender.

2) Men as a dominant class created a sexual organ in women in order to colonize them : the vagina. This organ is, biologically, a reproductive organ. Its purpose is not to be penetrated nor to be a sexual toy for men. But men turned it into a sexual organ. They created it by systematic rape. So physical invasion, which includes pain, risk of pregnency, higher risk of HIV and Deadly disease, became :a) in traditional countries, duty, and b) in post-Sade’s-Turn countries, entertainment, fun, pleasure … all that « necessary », « natural » … and sadistic « sexuality » that men imposed to women.

Men creat intercourse as a compulsive entertainment. And they increase the risks for women. AIDS-infected men wittingly rape girls, all over the world, to « clean » themselves. Men refuse to put condom to invade prostituted women, because they want to reign supreme over them, and to fantasize about making her pregnant. Men marry or invade many women at the same time, in many societies. So They inoculate the disease we have.

Men don’t invade us only by the vagina, but also by the mouth and the anus. So they « opened » 3 gates in our being, like soldiers colonize a country by building maritime settlements : they first create a breach in the physical integrity, in order to desorganise and put under control.

Remember how they call this gates : holes. Why our organs are holes for them ? because they pound them over and over again.

Let’s de-colonize our lives, close the borders of our being to the enemy !

We must de-colonize our own mind and body from this practice (even between women) because it is created and organized by men to destroy our integrity. And most of all, I think that we can’t redefine rape if we do not stop any kind of violation. « Consent » is not a
feminist issue. « Desire » is a big problem in a sadistic societies where cultural standards lead us to eroticize our own destruction. To define rape, I’d rather talk about « violation » : a penis has nothing to do in a vagina if it’s not for procreation. It has nothing to do in a mouth or in an anus !

It would solve the problem of unwanted pregnancy and abortion. It will solve the problem of dramatic intoxication of women by control pills.

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