La pénétration, une arme de destruction massive de notre intégrité

par Je Putréfie le Patriarcat.

Le coït, une aberration totale (sauf si on regarde sa fonction dans le patriarcat)

Je viens de découvrir avec beaucoup de joie une phrase de Christine Delphy dans la video de sa présentation du livre « femmes de droites » d’Andrea Dworkin à Violette & Co. Enfin un peu de bon sens! Elle parle brièvement de l’arnaque du « libéralisme sexuel » et la fonction qu’ont les contraceptifs et avortements dans le maintien de l’asservissement des femmes par les hommes – (qui passe par le coït):

« l’avortement, c’est ce qui va rendre toutes les femmes disponibles à tous les hommes. [...] Une des excuses que les femmes pouvaient fournir pour ne pas coucher avec un mec c’était qu’elles ne pouvaient pas être enceinte, car après elles n’avaient plus la contraception, elles n’avaient plus l’avortement ».

Or, aujourd’hui, la pilule et l’avortement font que nous n’avons plus ce moyen de négociation possible, nous n’avons plus d’excuses pour refuser le coït aux hommes. Alors même que la pilule ne permet pas d’éliminer le risque de grossesse (il le réduit seulement) car une grande partie des avortements aujourd’hui se font chez des femmes entre 15 et 27 ans, qui prennent la pilule. Prendre la pilule, ce poison, ce toxique, subir cette invasion tous les matins, tout ça pour quand-même vivre avec la peur de tomber enceinte, la peur d’oublier sa pilule. Quelle arnaque. Combien de fois il n’y a ni préservatif, ni pilule, et que malgré tout, on prend le risque de « céder » au coït car on pense à la pilule du lendemain, et au pire, on se dit, il y a l’avortement. On ignore la peur, la terreur d’être enceinte car on veut croire au mythe qu’être égale à un homme c’est pouvoir baiser comme lui, sans conséquences. On essaie d’ignorer le fait que s’il n’avait pas insisté, initié, s’il n’y avait pas cette pression, cet horrible sentiment d’obligation, la peur de refuser car sinon on est rejetée, jamais on n’aurait pensé au coït. On essaie d’oublier qu’on n’en a pas envie, pas vraiment, pas tout à fait, il y a quelque-chose qui cloche. On veut croire désespérément au mensonge que l’on nous inculque, que « femme + pilule = homme ».

On ne pourrait pas être plus loin de la vérité. Comme tout ce qui est patriarcal, le fait que tout ça soit une libération pour les femmes est une inversion absolue: la réalité et que ça a assuré la continuation et le renforcement de notre asservissement total. La seule vérité que cela contient, c’est que c’est effectivement une libération des contraintes et obstacles à l’accès des hommes aux femmes, par le viol / coït. Or le coït ne peut jamais être une pratique récréative pour les femmes car aucun contraceptif n’élimine les dommages causés par le coït: même le stérilet et la ligature des trompes n’empêche pas à 100% les grossesses – je connais plusieurs personnes qui sont nées des deux. Les dommages du coït ne peuvent être que légèrement mitigés, sachant que les contraceptifs hormonaux, stérilets + avortements sont en eux-mêmes des conséquences graves du coït sur notre santé et intégrité. Le coït comme pratique récréative est forcément inégalitaire, car il comporte des risques tellement énormes pour les femmes (grossesses non-désirées, avortements, complications liées aux deux, possibilité de mourir des complications ou de l’accouchement, problèmes de santé graves suite à des années de prise de pilule, etc) alors que pour les hommes, il existe des risques vraiment infimes (MST) et ceux-ci peuvent de toutes façons être totalement éliminés.

Voici ce qu’en dit Factcheckme:

if we are very, very lucky, perhaps some of us, for some period of time, can mitigate the severity and frequency (but not the occurrence) of the female-specific harms perpetrated on us, by men. and female-specific harm includes the risk of female-specific harm…which is harmful in itself, because its stressful and requires behavior and thought modification, because we were born with babymakers in a rape culture, and that has meaning. oh yes it does.

Nous avons donc les facteurs suivants:

1. nous, les femmes, à l’inverse des hommes, avons une machine à reproduire des bébés à l’intérieur de nous.

2. Cette machine à bébés s’enclenche lorsqu’un sperme entre en contact avec un ovule fécondable, c’est à dire lorsque le sperme passe par le vagin jusqu’à rencontrer l’ovule au bout, dans la trompe. Généralement ça se fait par ce qu’on appelle le « coït », l’insertion du pénis dans le vagin, mais la simple déposition de sperme sur la vulve peut suffire à rendre enceinte. (donc même l’idée que le coït soit nécessaire à la reproduction est un mythe)

3. Les hommes savent tout ça, que sperme dans vagin = grossesse.

4. Bien que sperme dans vagin / pénis dans vagin = grossesse, les hommes ont érigé le coït comme pratique hétérosexuelle obligatoire, et nécessairement régulière (« récréative »), appellent ça « sexe » (associé au plaisir) et font en sorte que l’hétérosexualité aussi soit obligatoire. [oui, ce sont les hommes qui l'ont érigé et pas les femmes, car toutes les règles sont édictées par et pour les hommes. C.f. patriarcat].

5. coït = 0 risque pour les hommes; coït = énormes risques pour les femmes (pouvant entraîner la mort); cette pratique est donc nécessairement et biologiquement inégalitaire, oppressive et dommageable pour les femmes. Malgré cela, les hommes continuent à vouloir nous soumettre en permanence au coït, coûte que coûte, quitte à nous faire gober des hormones ou insérer des bouts de ferraille dans l’utérus pour qu’on croie que ça a pas d’incidence sur noues.

6. Quand tu sais que ce que tu fais c’est dommageable pour l’autre, et pour l’autre uniquement, et que tu continues quand-même à le faire, c’est que la nuisance / la destruction est intentionnelle. Car sinon, en sachant les conséquences, si tu ne voulais pas nuire, tu aurais arrêté ton action / ton geste tout de suite. Les hommes savent les conséquences qu’a le coït sur les femmes. Or les hommes n’arrêtent pas le coït.

7. Le coït comme pratique régulière remplit très bien sa fonction: celle de nous détruire. Ce n’est pas un accident. Il a été intentionnellement conçu pour nous détruire, nous asservir aux hommes et surtout nous réduire à du bétail pour reproduire des humains mâles (cf Claire Michard et Paola Tabet).

8. Le fait que les hommes savent que c’est dommageable pour nous et uniquement pour nous, qu’ils insistant tant à ce que nous nous soumettions au coït, et qu’ils mettent tant d’énergie à nous faire croire que c’est du sexe, du plaisir, de la libération malgré que le coït soit totalement inutile autant sur le plan du plaisir que sur le plan reproductif (tout plaisir génital chez noues provient uniquement du clitoris et non du vagin, qui est un muscle), est une preuve de l’intentionnalité de l’usage du coït comme outil de démolition des femmes à l’échelle massive.

Pour reciter Factcheckme:

Men know that women are impregnable, as a sexual class, and thats why they rape almost exclusively girls and women, and almost exclusively *not* other men. raping female-bodied persons is like throwing spaghetti against the wall, and knowing some of it will stick: by raping women, all women, regardless of age, and not men, (individual men perhaps, but not men-as-a-class) they know that pregnancies will result. they just wont be around to see it.

Et ici: (source)

considering that men know that intercourse is harmful to women, including the risks of disease and pregnancy; and understanding that female-specific reproductive harm is central and critical to male political and interpersonal power; and considering that intercourse-as-sex is therefore the very foundation of patriarchy itself — [...] no sane, healthy, competent etc. person would voluntarily engage in it, considering the risks.  get it?

so sane person.  no human person.  no man.

you see, there is not a man in the entire world, if the risks of intercourse applied to men, who would ever, ever, ever, ever, ever, ever, ever, ever, ever, ever, EVER choose to engage in it for pleasures sake.  never, ever, ever, ever, ever would a man voluntarily place himself in harms way like that, and that includes the most submissive, masochistic and self-hating man.  NO man would EVER do this.

Tout ça pour dire que l’unique raison pour laquelle l’on puisse croire que le coït soit normal et naturel pour nous alors que notre réalité dit exactement l’inverse – c’est à dire que c’est destructeur et totalement anti-naturel voire d’un danger mortel – c’est parce que les hommes, par tous les moyens, nous ont tellement lavé le cerveau avec leur propagande pro-coït, que le coït nous paraît immuable et inévitable comme la roche, au point que toute alternative ou cessation immédiate du coït pour notre santé et intégrité ne soit même pas pensable.

Etant donné que toutes les définitions de la réalité qui nous sont imposées par les hommes ne sont fondées qu’à partir de l’expérience qu’en ont les hommes, et surtout comme la seule définition du coït qui existe est celle qui se base sur l’expérience qu’en ont les hommes, (c’est à dire une érection et pénétration / éjaculation sans conséquences), ceci fait que nous n’arrivons pas à définir et à identifier ce qu’est le coït à partir de notre réalité: qui n’est qu’aliénation, destruction de la santé, peur, maladies, colonisation – qu’il y ait une excitation génitale ou non qui se rajoute à cela ne change en rien cette réalité; cela peut seulement en changer notre perception. Et d’ailleurs, certains hommes ne se privent pas de stimuler le clitoris pendant le coït, pour que petit à petit, notre corps associe mécaniquement le coït à une excitation génitale. Ceci n’est qu’un processus de dressage, pour semer la confusion et nous faire croire qu’au fond nous aimons ça, car les premiers coïts sont dans l’immense majorité douloureux ou sans plaisir.

Cette imposition et impression dans nos cerveaux de leur perspective de la réalité opposée et antagoniste à la nôtre équivaut à de la violence psychologique, ou même de la torture psychologique, car ce n’est autre que que du lavage de cerveau dans des conditions permanentes d’extrêmes violences exercées par les hommes contre noues. Cette violence psychologique, ou ce lavage de cerveau qui consiste à déréaliser les violences qu’ils nous infligent ainsi que leurs conséquences et les nommer par l’inverse de ce qu’ils sont (« amour », « sexe », « plaisir », « érotisme », etc.) ont pour effet et pour but de nous dissocier totalement de nous-mêmes et de ce que nous ressentons, vivons, lorsque nous subissons les coïts et les effets du coït. Ça nous empêche d’identifier ce qu’on subit comme étant préjudiciable pour noues, au moment où on le subit. ça nous empêche donc d’avoir conscience qu’on subit des violences; et donc de nous en protéger, de fuir, de préserver nos intérêts, d’exprimer la violence, notre réalité etc. ça colonise notre conscience. C’est fait exprès: pour qu’on continue de subir, pour qu’on ne s’échappe pas – car là-dessus repose la domination des hommes sur noues. donc les sensations de peur (ou autre) qu’on peut ressentir avant, pendant ou après nous paraissent insensés, sidérants. Le silence absolu sur notre réalité, en plus de l’inversion de la culpabilité sur les femmes, fait que l’on se retrouve dans un isolement total, et la seule option qui noues reste c’est de s’accuser soi-même de se sentir mal. Ces sensations sont intolérables, alors on essaie de les oublier à tout prix ou de faire comme s’ils n’existaient pas car rien ne vient cfndirmer notre réalité.

Donc, je résume. L’idée que le coït c’est de la sexualité est un sordide mensonge, une arnaque absolue. Les hommes méprisent les femmes précisément parce qu’ils savent que ce qu’ils font aux femmes, c’est à dire les pénétrer avec leur pénis, c’est les mépriser, et jamais ils ne voudraient que l’on leur fasse la même chose. Ils méprisent les femmes pour subir ce que jamais eux n’accepteraient de subir, en tant que sujets dans le patriarcat. D’ailleurs, il suffit de faire un tour dans leur langage: ils sont très clairs sur le fait que l’acte de pénétrer une femme c’est l’humilier, la dominer, c’est l’insulter, l’arnaquer, la « baiser » – c’est bien pour cela que c’est une insulte de le dire à un homme, qui n’est pas sensé être pénétré. Il ne fait aucun doute que le coït n’est pas pour les femmes, ou un échange intime et amoureux avec une femme, mais contre les femmes et pour les hommes, les pénétrants.

Croire qu’on peut distinguer entre des coïts désirés et des coïts-viols est illusoire; la réalité est qu’AUCUNE femme ne désirerait un coït dans un état de non-colonisation par les hommes et de lavage de cerveau qui nous dissocie de notre vécu et de la pleine conscience des conséquences du coït sur noues. En d’autres termes, AUCUNE femme n’accepterait de pratiquer le coït de façon récréative, juste comme ça, étant pleinement éclairée et consciente des conséquences du coït sur notre santé et notre intégrité, le risque à prendre étant bien trop énorme, pour des gains au mieux totalement inutiles (la reproduction – il suffit que le sperme soit déposé sur la vulve – ou le plaisir, lorsqu’il est présent – pouvant se remplacer par toute autre manière de stimuler le clitoris, qui, je rappelle, est l’UNIQUE source d’excitation génitale). ça nous paraîtrait complètement aberrant, insensé et suicidaire de nous infliger cela, en fait ça ne nous viendrait même pas à l’esprit.

Le coït, par définition, détruit les femmes, est violent (et au mieux inutilement invasif et intrusif si c’est dans un but reproductif), est imposé à toutes les femmes par des années de dressage à l’hétérosexualité dès la naissance et l’élimination de toute alternative, la violence psychologique et toutes les autres formes de violence: c’est donc un viol, par définition. Certains actes, comme par exemple couper les cheveux de quelqu’un, peuvent être violents ou pas violents selon le contexte dans lequel c’est fait, c’est à dire selon si la personne dont les cheveux sont coupés l’a demandé ou subi, contre son gré. Mais ce n’est pas le cas du coït, dont le préjudice est inhérent pour les femmes, quel que soit le contexte, qu’il soit en apparence voulu ou non-voulu par la femme. Comme pour le coup de poing ou le coup de couteau, le coït est à considérer comme une infraction et une atteinte sur autrui de la part de celui qui l’inflige, c’est à dire de l’homme.

Je suis consciente que c’est impensable pour la plupart d’entre noues de dire cela, mais c’est d’une logique absolue.

Voir aussi ses autres articles de FCM sur le sujet (y’en a plein d’autres, mais en voici des échantillons):

http://factcheckme.wordpress.com/its-the-trauma-bonding-talking/

http://factcheckme.wordpress.com/the-intercourse-series/

 

PdV (Pénis dans Vagin) La suite

Prenons les choses autrement.

Sortons de toutes discussions sur le plaisir, parce que visiblement ça obscurcit les esprits et l’idée centrale de l’article. Considérez ce qui suit, quel que soit le plaisir qui puisse être obtenu par le PdV. Car ce qui suit vaut que l’on en prenne du plaisir ou non, quelle que soit votre définition du plaisir.

Les résistances au bon sens sont décidément phénoménales. Personne (ou presque) ne semble répondre directement au fait que le PdV soit de façon inhérente un risque et un danger qui peut être mortel pour les femmes, alors que ça ne l’est pas pour les hommes. Malgré cela, partout dans le monde, le PdV s’impose comme LA pratique hétérosexuelle incontournable, forcément fréquente ou régulière, « récréative », et d’une façon générale, les hommes sont incités à mettre leurs bites presque exclusivement (et prioritairement) dans les vagins des femmes – les femmes en âge de procréer étant les principales cibles. Le PdV est défini comme du sexe, comme de la sexualité, et les risques et les conséquences que ça représente pour les femmes sont au mieux minimisés, normalisés, sinon ignorés ou naturalisés, comme si c’étaient des conséquences normales d’une situation inévitable, naturelle, immuable comme la roche.

(j’arrête de dire le coït parce que tout le monde croit que je parle de toutes les pénétrations, or ici je ne parle spécifiquement QUE du PdV – bien qu’une analyse de la pénétration d’un point de vue féministe radicale soit évidemment pertinente).

Le postulat patriarcal / des hommes est le suivant:

1. PdV = sexe sans conséquences + nécessité hétéro (plus ou moins strictement, mais c’est généralement vrai)

2. Conséquences du PdV régulier pour les femmes = conséquences NORMALES d’une situation NORMALE (PdV).

Or ce postulat est Faux. Le PdV est une conséquence normale d’une situation ANORMALE (et par définition non-naturelle, puisque comme toute pratique humaine sociale, elle est éduquée, non instinctive…). La situation anormale étant d’exposer en permanence, fréquemment, ou à intervalles plus ou moins régulières, les femmes au risque de grossesse. Qu’elles le veuillent ou non, qu’elles y prennent du plaisir ou non. Et que soumettre les femmes régulièrement, fréquemment ou même de temps en temps au risque de grossesse, c’est extrêmement dommageable pour les femmes.

D’abord, le fait simple d’exposer une femme, par le PdV, au risque de grossesse en lui-même est un dommage, un préjudice, car cela nécessite de prendre des mesures pour mitiger ce risque, qui génère au MINIMUM du stress, la peur que ça fonctionne pas (préservatif – et c’est souvent que ça fonctionne pas), des moyens intrusifs qui brisent l’intégrité physique, psychique (pilule, stérilet, implant, ligature des trompes, stérilisation) et ont des conséquences graves sur la santé, qui peuvent inclure dans les pires cas le cancer, les maladies cardiovasculaires, des accidents graves, un handicap à vie, la mort. Même les cas graves sont fréquents mais totalement minimisés et considérés comme normaux.

Donc les conséquences décrites plus haut, c’est dans les meilleurs cas, ceux où on a eu de la pure chance, c’est à dire les cas où le risque de grossesse n’a pas abouti à une grossesse, les cas où on a réussi à mitiger le risque, mais pas éliminer le risque. AUCUN contraceptif n’élimine le risque du PdV. TOUS les contraceptifs comportent un facteur de risque plus ou moins élevé, y compris la ligature des trompes (elles peuvent repousser – une amie est née d’une trompe ligaturée). Et tous les contraceptifs, excepté le préservatif (celui le moins utilisé!!! On se demande pourquoi) ont des conséquences directes et graves sur la santé des femmes, en plus d’être intrusives physiquement et psychiquement, stressantes, parfois coûteuses, nécessitant de plus des consultations gynécologiques invasives, sadiques et stressantes.

Je récapépète: Pour les femmes en âge et en capacité de procréer, celles que les hommes exposent le plus au PdV, le risque de grossesse en lui-même ne s’élimine pas. C’est à dire que le risque reste toujours là, et donc également les conséquences des mesures prises pour mitiger le risque.

Ensuite, les conséquences du PdV incluent: grossesse non-désirée (traumatisant et invasif) suivi d’un avortement (traumatisant et invasif, qui peut causer des complications, des vomissements, des déchirements, la perforation utérine, une infection locale, une dépression, des pensées suicidaires, une hémorragie, et pour finir, des décès). Ou une grossesse menée à terme (9 mois de grossesse, extrêmement invasif et traumatisant surtout si non-désirée) qui inclut un accouchement d’une douleur généralement atroce, toutes les autres conséquences listées ici, qui peuvent mener dans les pires cas à des complications d’une gravité extrême, comme les fistules (regardez le magnifique film du fistula foundation), ou à la mort. Ok?

Etant donné que la majorité des hommes dans le monde refusent même de mettre la capote durant le PdV, et que l’immense, immense majorité n’accepterait pas même une vasectomie, qui pourtant est sans douleur (sous anesthésie), sans conséquences sur la santé (comparé à tous les contraceptifs existants pour les femmes, excluant le préservatif) il est certain qu’aucun homme, jamais jamais jamais de sa vie, n’accepterait le PdV si ça avait les mêmes conséquences sur lui que sur les femmes. Le bon sens voudrait qu’ils soient horrifiés et indignés de ce que leur font les femmes par le PdV, et ils arrêteraient tout de suite, ça serait suicidaire de continuer, ça n’aurait aucun sens.

toute mutilation corporelle au nom du maintien du PdV est totalement aberrant et inutilement destructeur, car il suffit de cesser le PdV comme pratique récréative (mais même pour féconder, le PdV est inutile: sperme sur vulve / orifice du vagin SUFFIT) c’est sans risques, ne requiert aucune modification destructive et mutilante du corps, simple comme bonjour!

Pourquoi les hommes nous mettent donc dans des conditions permanentes d’exposition au risque de grossesse, et appellent ça sexe?

Pourquoi les hommes contraignent-ils les femmes à la pratique régulière du PdV si les risques sont aussi graves pour les femmes?

Le fait est que les hommes continuent de mettre leur bite dans le vagin des femmes JUSTEMENT parce qu’il y a ce risque de grossesse. Qu’ils en soient conscients ou non n’a aucune importance, le fait est qu’ils connaissent tous le mode d’emploi pour traiter une femme comme un homme doit traiter une femme qui lui appartient, c’est à dire mettre sa bite dans son vagin, et éjaculer dedans.

Je parle bien de contrainte sociale, car toutes les formes de pressions sont mises en place par les hommes pour qu’on n’ait PAS d’autres alternatives possibles – allant de l’endoctrinement à l’hétérosexualité, mariage et au PdV par toutes les institutions patriarcales qui existent (le PdV est promu et normalisé absolument partout, par l’état, la religion, l’économie, les médias, des films lambda, magasines, presse, littérature, musique, culture, à la porno => toutes ces institutions étant contrôlées par les hommes) à la mise en dépendance affective et économique voire institutionnelle (mariage), à la violence individuelle et collective des hommes / institutionnelle, à la répression sociale en cas de non-conformité – mais souvent cette répression est tellement omniprésente qu’elle est intériorisée, où on n’en est pas conscientes car elle est normalisée. Que se passe-t-il si on refuse le PdV? Quelles sont les réactions du conjoint et des autres? Quelle est sa propre réaction?

L’accès des hommes aux femmes par le PdV, et donc l’exposition permanente des femmes au risque de grossesse, et par là le contrôle et l’appropriation des fonctions reproductives des femmes et l’appropriation des femmes en tant que telles par le PdV et le viol / « mariage », est le pilier de leur domination sur les femmes. Là dessus repose le patriarcat et sur quoi se greffent toutes les autres formes de domination patriarcale, puisque le patriarcat consiste d’abord et avant tout en le fait que les hommes soumettent les femmes de façon permanente et régulière au PdV, dans le but de forcer la reproduction d’humains mâles, et accessoirement de nouvelles reproductrices d’humains mâles. (Cf Paola Tabet « des outils et des armes » et Claire Michard). Les femmes sont réduites mondialement au rang, statut et fonction de « sexe pour l’homme », de « réceptacle » à sperme et à bite pour une raison: car c’est ce qui permet aux hommes d’avoir la mainmise sur les produits de la reproduction, la paternité, les enfants. Ils organisent donc la société de sorte à ce que les femmes n’aient pas d’autre choix que de subir les PdV réguliers, et soumettent les femmes à la captivité permanente par le « mariage » (maintenant « l’hétérosexualité », le « couple »), la traitent comme un objet marchand à échanger d’homme à homme, entre hommes.

Ce qui constitue l’identité masculine, patriarcale, est de pénétrer une femme, est d’être le pénétrant, celui qui est dessus. Tout le rapport au monde des hommes est basé sur la pénétration, la colonisation d’autrui, du monde de l’univers – l’univers autre étant considéré femme. Ce qui constitue la fonction des femmes dans le patriarcat (car ce n’est pas une identité dans le sens où ça ne permet pas d’être sujet, au contraire c’est un anéantissement du sujet) c’est d’être pénétrée par un homme, de lui servir de réceptacle creuse pour le produit de son sperme – l’enfant.

Les contraceptifs modernes jouent un énorme rôle à nous faire croire que nous nous sommes libérées de la tyrannie du PdV, or ce que ça a fait c’est justement l’inverse: ça a renforcé et normalisé encore davantage la contrainte au PdV comme pratique régulière, et renforcé notre colonisation. ça joue un énorme rôle dans la propagande libérale de « libération sexuelle » qui n’est autre que nous vendre le modèle de viol pornographique et prostitutionnel comme étant de la sexualité. Et la pilule ça contribue à nous faire croire qu’on peut y trouver un intérêt à servir de réceptacle à sperme pour n’importe quel homme, au lieu d’un seul dans le cadre du mariage. Je ne suis évidemment pas contre l’utilisation de contraceptifs lorsqu’ils peuvent éviter une grossesse, mais les contraceptifs ne sont pas une libération. Nous devons viser plus haut que recoudre les plaies et nous ramasser à la petite cuillère après des années de PdV. Une étape de la libération c’est déjà la cessation immédiate et sans appel du PdV, et par ailleurs une dé-hétérosexualisation de masse, étant donné le danger et l’épuisement des ressources que les hommes représentent pour les femmes (violences par conjoint, harcèlement, violences économiques, etc).

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15 réponses à La pénétration, une arme de destruction massive de notre intégrité

  1. Clémence Tropic dit :

    Je ne comprend pas bien vos revendications. Une question cependant : votre féminisme, volontiers complotiste et victimaire, ne semble se concevoir que dans la détestation de l’homme. Un autre féminisme est-il envisageable?
    Ensuite, ne pensez vous pas tomber dans le piège du « faux combat »? Le féminisme n’est qu’une idéologie de bourgeoise, faite pour distraire « la bourgeoise », et qui masque (volontairement?) les véritables inégalités qui sont, elles, sociales.
    Un exemple : le nombre de femmes à l’Assemblée Nationale a explosé et dans le même temps, le nombre de filles\fils d »ouvriers a chuté de façon spectaculaire.
    C’est le « grand capital » qui asservie , non le « patriarcat ».
    En espérant ne pas être censurée. Cordialement

    • binKa dit :

      bonjour
      ce discours de bonhommes gaucho, ça fait 40ans, depuis le début du MLF, qu’on noues le ressort à toutes les sauces, à toutes les températures de recuisson.
      Un seul conseil : Lisez. je ne vais pas perdre mon temps ici. D’autant que tout a déjà été dit sur la question.
      Lisez en particulier les féministes tendance « radicale » qui ont répondu point par point au négationnisme viriliste, à toutes les masculinades, dénégations, réquisitions viriles des luttes gauchistes qui obscurcissent grandement l’horizon du grand soir. Ces gaucho pensent que la main invisible du Capital explique aussi le viol, les mutilations sexuelles et génitales, l’esclavage à vie par le mariage ou d’autres pactes de parenté, la division socio-sexuée du travail, l’inégale répartition des richesses, de la nourriture et des possessions, et la violence physique allant jusqu’au meurtre ? alors même que l’on retrouve ces péhnomènes dans tous les patriarcats, quelque soit leur organisation sociale (en clan, empires, états-nations, etc.) y compris dans le « communisme primitif », où femme et enfants sont la main-d’oeuvre toute trouvée, et où le viol et le viol par inceste restent totalement compatibles avec l’idée d’égalité…

  2. delphine dit :

    Cet article me laisse pantoise. Mon mari se passe volontier de la pénétration vaginale, si je n’en ai pas envie, mais la plupart du temps j’en ai effectivement envie car c’est agréable et même bon. Et oui nous avons pratiqué un ivg, je dit « nous » et pas moi, je dit « pratiqué » et pas subit. Mon conjoint m’a accompagné dans cette démarche, qui n’a absolument pas été douloureuse pour moi, ni physiquement, ni moralement. Pour lui ça a été une souffrance morale, car il voulait être père mais mon mari étant aussi féministe que moi, il m’a soutenu dans mon choix. Le « pénis dans le vagin », comme vous dites, nous a procuré de nombreux plaisirs partagés, 2 enfants désirés (et non la grossesse n’a rien d’atroce à vivre), et un 3ème bébé surprise, qui loin d’être l’atrocité que vous décrivez, est la cerise sur le gâteau de notre jolie famille. Le féminisme n’est pas la haine de l’homme, dans le sexe, la notion de plaisir est décuplée par le plaisir de l’autre et ce, dans les 2 sens. Nous n’avions pas envisagé la contraception masculine, tant que nous n’étions pas sûrs que notre famille était complète. D’ici 4 ans, mon ainée aura 18 ans, ma dernière 8 ans et moi 40, ça maquera le temps de la vasectomie. Vous n’êtes pas une féministe, mon mari, mon père, mes amis hommes, sont des féministes bien plus convaincants que vous,…

  3. eloiz dit :

    Bonjour,

    Il me semble que si le féminisme rencontre autant de résistance c’est parce qu’il comporte une fragilité dans le discour: on ne peut pas dater l’origine du Patriarcat; on ne peut donc pas prouver l’intentionnalité de la caste masculine de dominer la caste féminine. Il y a un trou au niveau des connaissances historiques entre le règne animal et l’emergence de l’homme. On ne sait pas comment l’homo sapien s’est organisé à ses débuts, ni les Hommes des précédents genre d’homo. Tout ce que nous avons se sont des hypotheses à partir desquel tout le monde se bat pour défendre une conviction (evolutionnisme, naturalisme, vs constructivisme). Avant l’époque du « communisme promitif » qui n’est pas exempt de la division du travail sexuel, on ne sait rien. Donc on ne sait pas pourquoi il y a division sexuelle du travail, on ne sait pas pourquoi il y a organisation du coït, on ne sait pas comment.
    A contrario, l’oppression des noirs est historiquement daté, l’intentionnalité des blancs occidentaux de dominer est prouvée. D’ou le fait que c’est quasi totalement admis pour l’opinion commune que c’est une oppression qui n’a plus droit de cité en Humanité.
    Vos analyses et demonstrations sont magistrales et brillantes mais vous ne démontrer qu’une volonté des hommes de dominer les femmes. Vous ne pouvez démontrer l’intentionnalité tant qu’on a pas déléments, de preuves historiques concretes.
    Si tant de critiques dénoncent le complotisme du féminisme c’est bien à cause de ce flou autour de la notion d’intentionnalité et de lacune scientifique, manque de preuve à ce sujet.
    Pour résumer je trouve que la lacune du constructivisme c’est qu’il nexplique pas l’origine, la genese de la domination. Ce trou, cette place laissée est saisit par les evolutionnistes qui eux, expliquent que n’est dans la nature.
    Qu’en pensez vous?

    • binKa dit :

      en effet,
      mais ce trou n’est pas un manque théorique mais une honnêteté scientifique : quand on n’a pas de population témoin pour affirmer ce qu’est la nature humaine ou ce qui est premier de la domination ou de l’intention de dominer, ben on s’abstient.
      Et les évolutionnistes ne s’abstiennent pas …. ils spéculent donc.
      b.

    • binKa dit :

      et franchement, oser dire que l’intentionnalité coupable n’est pas prouver … quand on entend les propos explicites des hommes en matière de :
      - haine sexualisée (toutes les insultes dans la pornographie et les propos argotiques de la sexualité qui traînent depuis des siècles) : où les hommes expriment parfaitement leur haine du sexe féminin, leur plaisir à noues « défoncer », noues « déchirer » et j’en passe, ça si c’est pas des aveux !
      - création divine et d’intention de détruire la filiation biologique féminine pour instaurer une filiation virile
      - exploitation sans fin, où ils noues traitent ouvertement en et de bêtes de sommes.
      En parallèle, les dénis valent pour aveux, car ils signent la préméditation. Quand on voit le mal que se donnent les hommes pour dénier leurs privilèges (et quand on voit la facilité avec laquelle ils noues les balancent à la tête quand on discutent féminisme avec eux), on a peu de doute sur leur conscience de leur domination. Il n’y a que les femmes pour ignorer à quel point les hommes entre eux se partagent le savoir de leur domination.

  4. toutàfait dit :

    Je suis soulagée et embêtée quand je lis cet article. D’un côté car il met des mots sur ce que j’ai toujours ressenti, sans jamais oser le formuler mentalement et encore moins l’écrire. Je suis jeune (moins de 25 ans) et vierge et célibataire. Et épanouie malgré tout bien sûr !! Certains jours je rêve d’avoir un petit copain et j’ai envie de coucher avec lui, mais de nombreux jours, je suis juste soulagée d’être seule encore, car je n’ai pas à subir cette injonction à la pénétration que je n’ai jamais compris… Jamais je n’entends un discours comme celui que vous tenez ici. J’en ai tout de suite parlé avec ma mère, elle m’a raconté comment ça « première fois » était douloureuse, et ça m’a confirmé que jamais elle n’aurait d’elle même proposé à son conjoint ce genre d’activités… Il lui a été plus ou moins imposé par ce mec, par son éducation.
    J’ai eu la confirmation de cette misogynie ambiante et destructrice quand un membre de mon entourage en a rejeté un autre parce qu’il était homosexuel, et qu’une des principales raisons de son choc était « qu’il ne pouvait pas imaginer qu’il se faisait pénétrer par un autre mec ». Donc pour le mâle dominant hétéro, ce qu’il y a de choquant dans l’homosexualité (masculine exclusivement), c’est qu’elle leur renvoie une image « dégradante » de l’homme, de l’être supérieur, puisqu’il cède à la pénétration lui-même, donc il est dégradé, il est infériorisé. Donc ce n’est plus considéré comme un homme.
    J’aimerais ne pas avoir compris tout ça car désormais je ne vois pas quel être humain mâle accepterait de vivre avec moi sous des conditions parfaitement égalitaires :(
    Merci pour l’article quand même !!

  5. Une féministe authentique dit :

    Autant j’ai apprécié votre article sur la justice patriarcale dont les femmes mères subissent la violence de plein fouet lors d’un divorce, qui est ancré dans la réalité concrète, autant cet article s’inscrit dans le fantasme sans aucun rapport avec la réalité.

    Je comprends la critique de Clémence Tropic dans le sens de la tendance anthropologique à l’hyper-intellectualisation et au clivage bien franco-français entre le corps et l’esprit, dans un effort absurde de se distinguer de l’animal, de se concevoir en tant qu’espèce comme à part, en dehors de la biosphère dans laquelle nous évoluons.
    Autant essayer de démontrer que nous n’avons pas de corps physique et que nous ne sommes pas des animaux.
    A votre article, j’opposerai donc le principe de réalité suivant : l’homme est un animal, mais pas comme les autres. Notre espèce s’inscrit dans le groupe des mammifères dont la reproduction est sexuée, grande invention de la Nature pour assurer la nouveauté et la singularité à chaque génération. Je n’ai jamais vu aucune espèce mammifère pratiquer autre chose que le coït pour la reproduction et nous ne sommes pas la seule espèce à pratiquer la sexualité pénétrative par plaisir. Et oui, fonctionnellement rien n’explique le comportement d’accouplement des lions et de bien d’autres espèces (le bonobos) qui utilisent la sexualité, à l’évidence, pour d’autres fonctions que la seule reproduction, tout comme nous.
    Nier ou reniez notre appartenance au monde vivant animal de cette biosphère ne nous amènera pas vers la Liberté comme vous semblez le croire. Cela nous mènera vers le transhumanisme, l’ectogénèse et l’avènement d’une « humanité » hors-sol, guillemet car il nous appartiendra de décidé s’il s’agira là d’une humanité.
    A mon sens, et cela n’engage que moi, la comparaison avec l’animal est pourtant rarement à l’avantage de l’être humain et c’est bien en faisant corps avec notre animalité, en étant pleinement incorporé et fermement ancré dans sa corporéité que nous avons la possibilité d’accéder à notre humanité.
    Pour le dire autrement, c’est en explorant la similitude avec l’animal, que nous nous révélons à nous-même différent, en tant qu’être humain.
    Vous n’avez apparemment pas conscience que vous adoptez le point de vue du dominant : le mâle et son désir de faire primer son organe sexuel externe et visible sur ce qui est invisible car interne.
    Il n’est jamais possible de vaincre une domination en restant dans le cadre de pensée de celle-ci. Il faut en sortir totalement et observer par exemple des planches anatomiques, et si cela ne suffit pas les dernières découvertes sur l’ADN, pour voir l’évidence suivante : ETRE UNE FEMME C’EST AVOIR QUELQUE CHOSE EN PLUS ET NON PAS QUELQUE CHOSE EN MOINS !!
    Les femmes ont bel et bien un pénis qui s’appelle clitoris, mais les hommes n’ont pas d’utérus et ne peuvent reproduire leur propre sexe sans le ventre d’une femme !!

    • binKa dit :

      bonsoir,
      bon, je ne vais pas répondre à tout, car il y a beaucoup d’erreurs de lecture de mon texte, erreurs basées sur la projection :
      - projection de l’intention et des bêtises de thèses patriarcales sur mon propos (alors même que je critique ces thèses)
      - projection de la sociologie sexiste et la psychologie masculine sur la vie animale, projection qui ne vous est pas propre, puisqu’elle est la base de la (pseudo-scientifique) sociobiologie à laquelle vous vous référez. Les hommes (en tant que virils) ont organisés la destruction systématique de la vie, enfants, animaux et femmes comprises. La sociobiologie est une « science » virile, issue de la période la plus biocidaire (18-19ème siècle), qui a servi aux dominants à justifier des hiérarchies en les naturalisant : la sociobiologie a permis de justifier l’agressivité sexuelle des virils, l’asservissement des femmes et des enfants aux patriarcahes, la servitude des esclaves …

      Exemple de réflexion pseudo-scientifique pour expliquer l’organisation sociale humaine :
      « Je n’ai jamais vu aucune espèce mammifère pratiquer autre chose que le coït pour la reproduction et nous ne sommes pas la seule espèce à pratiquer la sexualité pénétrative par plaisir. Et oui, fonctionnellement rien n’explique le comportement d’accouplement des lions et de bien d’autres espèces (le bonobos) qui utilisent la sexualité, à l’évidence, pour d’autres fonctions que la seule reproduction, tout comme nous.  »
      1) le fait que quelque chose soit observé chez les animaux ne prouve pas que le mécanisme à l’oeuvre est le même dans l’espèce humaine. Le saut épistémologique assumé par la sociobiologie est invérifiable scientifiquement, puisque a) les animaux ne peuvent pas nous expliquer leur fonctionnement social (et il est particulièrement présomptueux de prétendre qu’on les comprend en les observant … venant d’hommes qui continuent à prétendre que les femmes jouissent du coït juste en les observant alors que quand on interroge ces même femmes ont se rend compte que 70% d’entre elles ne jouissent pas à chaque fois, et plus de la moitié jouissent rarement). b) nous n’avons pas de terrain d’observation qui soit neutre de l’empreinte humaine, depuis la période biocidaire, il n’existe plus d’espace où les animaux peuvent être observés dans leur fonctionnement « naturel », sans compter l’impact de la présence de l’observateur sur les animaux. Il y a vraiment qu’un viril pour croire que sa présence peut être objective, car neutre, car équivalente à l’oeil de dieu si cher aux positivistes … faut vraiment qu’il soit bien arrogant pour croire qu’il peut, sans attirer l’attention, se ramener avec ses odeurs puissantes et son vacarme aux côtés d’animaux aux radars ultra-sensibles …
      2) Les observations, chez les humaines, montrent que le coït sert de manière significative à asseoir une domination. C’est le sens de la fellation et de la sodomie pour les hommes, depuis la Grèce antique jusqu’à l’ère porno-sadique actuelle.

      je n’ai pas le temps de tout reprendre, je laisse aux lectrices faire la part des choses dans vos propos, car il y a des choses justes.
      Une chose quand même que je ne peux pas laisse dire :
      « Les femmes ont bel et bien un pénis qui s’appelle clitoris »
      !!!! pour une biologue, voues ignorez la base : le pénis est un clitoris hypertrophié. Au plan embriologique, c’est la femme la base, l’homme la déviance.
      Tout comme l’homme n’est que le faux-bourdon de l’espèce. Je rappelle ici que ce sont les femmes qui créent les enfants, et 99,999% de la matière de chaque humain est le produit de la matière matérielle. La matière virile se résume à n’être que la moitié de l’ADN nucléaire de la première cellule (l’ADN mitochondrial, véritable traceur de la filiation, est exclusivement maternel).
      C’est pourquoi il ne faut pas regarder l’organisation sociale du bonobo mais de l’abeille. Un appariement aux une par un des femmes avec les hommes est une aberration au plan biologique. Et d’ailleurs, au plan sociologique, demandez vous à quoi noues servent ces parasites : se faire nourrir comme des nourrissons, se faire entretenir comme des dépendants, se faire consoler comme des enfants, … bref, ils pourraient parfaitement n’avoir rien à faire dans nos vies en dehors de la procréation, qui dure quelques minutes dans une vie.
      b.

  6. Une féministe authentique dit :

    Pour enfoncer le clou, il me semble que la seule lutte féministe valable devrait être la réappropriation TOTALE PAR LES FEMMES DE LEUR CORPS ET DES POUVOIRS DE CE CORPS, NOTAMMENT CELUI DE REPRODUCTION, ce qui est logiquement équivalent à DENONCER LA PATERNITE comme illégitime !

    Les femmes ne seront jamais libres tant que le mariage et les droits paternels existeront !

    • binKa dit :

      ça je trouve ça réjouissant :
      « ce qui est logiquement équivalent à DENONCER LA PATERNITE comme illégitime !
      Les femmes ne seront jamais libres tant que le mariage et les droits paternels existeront ! » :-)

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