BDSM : un contrat sadique pour les sadiques qui noues oppriment

Le contrat BDSM est la quintessence des sociétés libérales et patriarcales.

C’est la reprise libérale (illusion de consentement éclairé et libre, piège du contrat entre dominant et dominée) de la classique et très patriarcale érotisation du viol.

En effet, la victime consent à :
- se livrer à l’autre, accepter ses initiatives, c’est à dire à être surprise
- la contention mentale ou physique, c’est à dire à être sous contrainte
- la domination, c’est à dire à un ensemble de menaces et d’exécution de ces menaces
- parfois, elle consent à la violence physique.

En un mot, le contrat consiste à faire consentir la victime à au moins 1 des 4 critères de la définition du viol en France.

En parallèle, le sadique consent à exprimer son sadisme (c’est à dire prendre plaisir à détruire l’autre), et à dépasser les limites de l’autre (car il s’agit de « l’initier » à des « plaisirs », par des moyens qu’elle n’aurait pas « osé » toute seule).
En un mot, à la détruire physiquement et moralement.

Par ses paradoxes sidérants (les adeptes parlent de « consensual non-consent) et sa perversité (la base du contrat est de vicier le consentement qui fonde le contrat lui-même), il n’est que cruauté mentale et viol.

Le « contrat BDSM » est le modèle de la sexualité moderne, depuis que Sade est passé du statut de violeur et tortionnaire en série à philosophe.

Ainsi, le Lap-dance, le strip-tease, le fouet, les menottes, le « jouet » à usage pénétratif, la dentelle et les bottes, la fellation, la sodomie, toutes ces pratiques issues, pour part, des pratiques punitives contre les esclaves (en Grèce antique) et utilisées aujourd’hui même dans les prisons politiques comme méthodes de torture contre des hommes (sous-vêtements féminins, poses dégradantes, etc.), et, pour autre part, des industries proxénètes (porno et prostitution), sont devenues des « pratiques sexuelles » dont toutes les femmes sont sensées jouir.

De fait, noues faire consentir à cela est un pacte pervers.

Noues ficeler avec le contrat social d’une sexualité dominatrice, humiliante, dégradante voire brutale n’est qu’une cruauté mentale de plus par rapport au viol classique (par usage direct de la contrainte, de la surprise, de la menace ou de la violence physique); c’est aussi une stratégie de blanchiment encore plus efficace que les lois sur le viol. Car il implique directement comme complice la victime dans le crime qui la détruit.

Le meilleur allié du violeur : le préjudice moral du contrat et le saccage psychique qu’il provoque chez la victime.
- confusion quant à son propre désir, ses propres limites
- décorporation pour maîtriser la peur voire la douleur
- amnésie traumatique
- morcellement de la pensée et dénis pour maintenir les paradoxes flagrants entre actes d’humiliation voire torture et discours de liberté sexuelle et de plaisir
- anesthésie physique et surtout éthique, révision de son système de valeurs (sur la violence, le viol, la violence conjugale, la prostitution, la pornographie)
- honte d’être maltraitée et honte de la honte pour ne pas être assez « libérée »
- excitation traumatique face à la menace voire à la douleur ou, en l’absence du dominant, face aux flahs backs et autres réminiscences traumatiques (les dits « fantasmes de viol », cauchemars, rêverie d’enlèvement)
- compulsion à répéter le trauma pour le maîtriser

Ce pacte pervers est un dispositif patriarcal ficelé pour détruire progressivement mais jusqu’au bout l’intégrité mentale des victimes, et, au-delà des victimes directes, celle de toutes les femmes car dans une culture de viol, toute femme est assignée à la place de la « soumise » et la « masochiste », bref, la « s*** » qui aime ce que les hommes font aux femmes.

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http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/sadomasochisation-de-la-culture-plan-de-reajustement-structurel-du-canon-sur-les-cibles/

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