Quand c’est pas OUI, c’est NON. Et si le OUI est vicié, c’est aussi du viol.

Le présumé consentement n’existe pas ! Nous devons d’une même voix opposer cette vérité simple au droit patriarcal qui organise le viol (légiférant sur le mariage, le divorce, la garde alternée, la liberté d’expression des pornographes, la liberté sexuelle des prostitueurs, etc.) puis l’impunité des violeurs (principes juridiques à charge des victimes de violences politiques et à décharge des agresseurs, bureaucratie policière et judiciaire, etc.).

Nous devons donc dénoncer deux scandales : ♦ alors que le consentement n’a rien à voir avec la qualification de viol dans le texte de loi, le consentement de la victime est l’argument unique et majeur dans toute l’enquête. A lui seul, il peut blanchir des brutalités sexuelles (jugés « torrides ») voire des actes de torture (jugés sadomaso). ♦ Deuxième scandale : les vices de consentement sont systématiquement ignorés en matière de violences sexuelles. Or au plan légal, le vice de consentement annule le consentement, même s’il est prononcé. → Ce double scandale explique qu’à peine 2% des procédures (entamées seulement par 8% des victimes) aboutissent à une condamantion pour viol.

Ce texte, reproduit sur A dire d’elles, reprend des vices majeurs de consentement :

Une femme qui dit non ne consent pas. Une femme qui ne dit rien ne consent pas.

Une femme qui est en situation quelconque d’infériorité (d’âge, de classe, de rapports de pouvoir) ne peut pas consentir.

Une mineure (ou un mineur) ne consent pas à un rapport avec un-e adulte.

Une femme à qui on veut extorquer du sexe contre de l’argent ne consent pas.

Une femme qui porte une mini jupe n’exprime pas par là son consentement.

Une femme qui a bu ou est droguée ne consent pas.

Une femme violée alors qu’elle portait un jean serré n’a pas “forcément” consenti.

Une femme mariée qui ne désire pas faire l’amour ne consent pas.

Une femme mariée de force ne consent pas.

Une femme ne consent pas parce qu’elle a accepté de monter dans la chambre ou dans la voiture d’un homme.

Une femme qui a commencé à avoir un rapport avec un homme mais qui n’en est pas satisfaite et veut arrêter ne consent pas.

Une femme qui a déjà couché avec un homme mais ne désire pas recommencer ne consent pas.

Une femme qui couche avec beaucoup d’hommes n’exprime pas ainsi son consentement de coucher avec n’importe qui, n’importe quand.

Et si des hommes, et en particulier des jeunes hommes, ont des doutes sur le consentement de leur partenaire, ça serait peut-être bien qu’on commence à leur expliquer que ce n’est pas très compliqué. Il suffit de s’en assurer. En demandant. Et si la réponse n’est pas claire, alors ça veut dire NON. Tout simplement.

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A écouter, la magnifique émission à deux voix, Dr Muriel Salmona et Sandrine Goldschmidt, sur Radio Libetaire, 23.05.2012.

PAS DE JUSTICE PAS DE PAIX « #je-n’ai-pas-porté-plainte.

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