Un espoir pour les victimes de torture domestique

Une femme battue acquittée pour le meurtre de son mari

http://www.liberation.fr/societe/01012398039-une-femme-battue-acquittee-pour-le-meutre-de-son-mari

extraits de la dépêche AFP suivis de commentaires perso …

« Ce procès vous dépasse », avait lancé l’avocat  général à l’accusée, « parce que, derrière, il y a toutes ces femmes qui  vivent ce que vous avez vécu (…), le bruit de ces pas qui montent  l’escalier et qui nous font comprendre chaque soir que quand il rentre  du travail (…) le danger rentre à la maison ».

> En espérant que ce dossier fera juriscprudence, en espérant que cela ouvre la possibilité pour chaque femme en situation de violences conjugales qui, à un moment, aurait blessé ou tué son mari, de paider la légitime défense, y compris si elle le fait quand il « n’a pas l’air » menaçant, y compris quand il dort, car seule la peur extrême explique que la femme ne reprenne ses esprits et n’agisse que s’il est physiquement et verbalement inerte.

« Quelle crédibilité aurait cette cour  d’assises si (on) la condamnait alors que la société ne l’a pas protégée  quand elle est allée au commissariat » déposer plainte, avait questionné  l’avocat général.

> De plus les associations de femmes battues pourraient porter plainte contre les services publiques pour  non-assistance à personne en danger, au vu des pratiques policières et judiciaires absolument aberrantes dans ces dossiers  :

– immobilité policière, interventions symbolique dans les foyers, assorties d’un petit coatching qui efface brutalement les effets des violences sur la victime [paralysie, terreur, honte, confusion, amnésie, déni, anesthésie] : « bon, madame, s’il recommence, vous partez, hein ? » et sermont sur le tapage nocturne ;

– modification des pratiques en matière de divorce, qui pousse à ne faire que des divorces amiables.

Deux conséquences majeures :

* l’agresseur a le même avocat que la victime et tout devient « médiation » (l’avocat est médiateur au plan des torts, les psy familiaux ou conjugaux sont médiateurs au plan des dégâts de la relation sur les protagonistes, le notaire est médiater au plan des violences économiques). C’est pourquoi le conjoint (dont la violence de base est de manipuler) peut aisément reproduire à tous les niveaux de la procédure les stratégies qu’il a utilisées contre sa femme : – manipulation et destruction de sa victime devant témoins et avec leur concours bien souvent lors des innombrables « médiations » auxquelles se résument le parcours judiciaire ; – manipulation de la loi ; – déni des faits ; – recrutement d’alliés. Toutes ces méthodes transforment une procédure qui pourrait l’accuser en inquisition et en procès d’intention de la victime. Dans ce contexte, la diffamation de celle-ci vaut pour pièce à conviction, et en vient à peser plus lourd que des preuves tangibles (fausses signatures de chèques, harcèlement judiciaire de la femme, etc.) … .

* La déqualification du divorce pour faute en divorce amiable interdit de produire les mains courantes et plaintes ou certificats médicaux antérieurs ….

=> Toute cette magie noire mène au divorce pour torts partagés voire à la faute de madame.

Ou mène à la morgue pour madame, puisque qu’aucune ordonnace de protection n’est possible et que la garde alternée est toujours prononcée (ce qui impose à madame de « négocier » seule à seule avec son bourreau la remise des petits prisonniers que sont ses enfants !).

=>  Donc le mari peut revenir pour ses expéditions punitives non seulement quand il le veut mais surtout quand la loi l’y autorise,  et même le protège lui, si par exemple madame refuse de lui remettre les enfants !!

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