S***Walk : Ne laissons pas les industries sexistes saloper notre lutte contre le viol

Fight Back !

Un article en réponse aux  » marches des salopes  » ou  » slutwalk  » qui ont déferlé aujourd’hui de Strasbourg à Minneapolis :

Pour mémoire,

Minneapolis est un lieu symbole de la lutte anti-proxénètes.

« Quand ceux qui vous dominent vous amènent a prendre l’initiative de votre propre destruction, alors vous avez perdu plus qu’aucun peuple opprimé n’a jamais pu se réapproprier. »
Andrea Dworkin, 1987.

Les perles de la déferlante française.

Mot d’ordre :

 « respect pour touS » …

 quand je vous dis que la masculin l’emporte dans ce backlash néolibaralosexiste….

Sens de l’action :

 « La “slutwalk” est un message de tolérance et de respect envers chaque individu, concernant son apparence ou sa sexualité »

Les organisatrices n’ont pas osé traduire « slut », histoire de déréaliser leur propre sexisme auprès des participantes francophones. « Tolérance » ? Qu’y a-t-il à tolérer chez les victimes réelles ou potentielles de viol ? Leur condition de naissance (ce pourquoi elles sont violées : « être femme ») ou les faux alibis que se donnent les hommes (fille « sexy » et femme prostituée) ? Autre question : les femmes dans la prostitution expriment leur sexualité ? Servir sous les ordres virils, avoir peur, être affamée, s’anesthésier pour supporter (par le toxique ou la décorporalisation) c’est exprimer sa sexualité ? Quelle est l’expérience sexuelle de ces recycleuses d’insultes pour avoir une telle définition de la sexualité de certaines femmes ?!

 projet social :

 « La “slutwalk” ne se revendique pas féministe mais égalitaire. Nous ne militons pas pour une libération sexuelle ou une autonomie mais un respect de chacun pour chacune, quels que soient son âge, son genre, son orientation sexuelle ».

 Et ben voilà qui éclaire ! Si les insultes, les viols et les coups fusent dans le respect, alors tout va bien…. Désormais, appelons à ce que les prostitueurs disent aux femmes avant de payer pour les violer : « Bonjour salope, puis-je me permettre de vous demander de faire ce que je dis, je vous rappelle que je vous paie pour que vous vous taisiez, sinon pour me flatter, procédons maintenant à votre viol, sans vouloir vous forcer, je préfère vous enculer. Je vous prie de m’excuser de vous maintenir la tête ou de vous agripper les cheveux, je conçois que vous soyez froissée par mes démonstrations de toute-puissance« .

 

Morale de l’histoire.

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