Projection sexiste et attachement traumatique

Je souhaite ici voues parler d’un classique de l’aliénation des femmes aux hommes :
* la projection sexiste : la projection sur les femmes des sentiments (interdits) que noues provoquent les hommes par leur violence : mépris, nausée, dégoût, rejet, méfiance, peur, haine, etc.. Cette projection est la source majeure de division des femmes, elle est organisée par les hommes (voir aussi http://www.feministes-radicales.org/2014/09/12/opprimees-divisees-dechirees-qui-tient-le-couteau/ )
* Son mouvement complémentaire est l’attachement traumatique : la projection sur les hommes des souffrances (niées) et des bienfaits (tus, accaparés) issus des femmes. Parmi les souffrances féminines projetées sur les hommes et qui suscitent la pitié au lieu du rejet, il y a l’impuissance, l’impossibilité de trouver sa place chez soi (un lieu à soie) ou dans le monde (être légitime), la naïveté, le risque d’être volée, exploitée ou humiliée, le risque de ne pas être entendue, de voir sa parole niée, en un mot, les risques d’être « castrée » … Parmi les bienfaits qui viennent des femmes mais qui sont projetées sur les hommes et qui provoquent l’amour au lieu de la colère, il y a l’amour, la protection, le courage jusqu’au sacrifice, l’inventivité et l’intelligence singulière, la raison à toute épreuve et la grandeur d’âme, les richesses matérielle et spirituelle.

Prenons trois exemples vécus en une semaine prise au hasard, absolument exemplaires d’une monotonie patriarcale terrifiante.

Une femme se plaint de son copain : il se renferme dans le garage, vient pour mettre les pieds sous la table, il attend qu’elle rentre pour lui faire gérer les problèmes avec les enfants, il se décharge de tout sur elle. Elle comprend : il a eu des deuils il y a trois ans, son père et son frère morts, et puis, elle-même, elle est dure à vivre, elle a son caractère, il a dû mal à trouver sa place, car elle fait tout à sa place … Par contre, elle ne supporte pas sa belle-mère, la mère de Monsieur. Cette femme qui rapporte à manger au couple et gâte les enfants. Bon d’accord elle est seule, elle cuisine des plats qu’on ne peut pas cuisiner pour une personne seule, alors elle offre les restes, ça peut être gentil … mais bon, qu’est-ce qu’elle croit ? que Madame ne sait pas cuisiner ?

Une femme victime d’extrêmes violences conjugales (torture mentale, simulacre de meurtre et tentatives, coups, viols, etc.) a deux enfants, une fille de 4 ans et un fils de 15 ans. Depuis la mise à l’abri de Madame, la fille de 4 ans a des « crises » impressionnantes, elle hurle, se fait mal, et parfois, elle profère des menaces contre sa mère. La mère a l’impression de voir le père : elle a son regard et sa violence verbale. Et puis, elle a « du caractère », elle refuse tout, elle est autoritaire, elle ne la laisse pas tranquille la nuit, la suit partout la journée … Madame pense que « elle est comme lui », comme l’homme qui a failli la tuer. Le frère, lui, ne fait pas de crise. Bon, il « se bagarre » avec sa sœur, il « peut » lui faire mal – mais en même temps, elle le cherche sans cesse, elle lui prend ses affaires pour les mettre dans sa chambre quand il n’est pas là – et il lui est arrivé d’insulter Madame. Il est en pleine crise d’adolescence, et il ne comprend pas que Madame soit « restée » aussi longtemps avec Monsieur.

Une femme aime une autre femme. Elles sortent d’une soirée entre amies. Oubliant un instant qu’elles sont dans un espace public hostile, pour la première fois de leur relation, elles se tiennent par la taille. Moins de 20 mètres plus loin, un homme pose un regard inquisiteur, et les suit du regard, jusqu’à tourner la tête … les deux femmes se lâchent immédiatement et sans concertation, elles n’ont aucun mouvement brusque, comme pour ne pas « provoquer » une escalade. Peu après, l’une d’elle dit à l’autre : « Tu as raison de te protéger, l’espace public est aux hommes, une femme n’est qu’une ombre ou une cible ». L’autre lui répond qu’elle est dogmatique, qu’on ne peut pas généraliser.

*

Je voues invite, dans les commentaires, à me dire ce que voues en pensez, que peut-on voir, et comment on peut l’expliquer.
Je précise quelques éléments :
- en des années, je n’ai jamais entendu de mère me dire, sans nuance, que leur fils est comme leur père, quelle que soit la violence et l’âge de ce fils, alors que l’amalgame est très fréquent concernant les filles, quels que soit leur âge et l’évidence de leur souffrance.
- la fille de 4 ans est chez le père un week end sur deux depuis la mise en sécurité de Madame et le jugement JAF qui a suivi … le frère est assez grand (et c’est un garçon, donc il est entendu) pour décider de ne pas y aller.
- la belle-mère du premier exemple, étant la mère de Monsieur, a aussi eu deux deuils.

Dans quelques jours je récolterai vos réponses et voues donnerai aussi mon analyse.
merci.

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50 shades of torture

Devise et emblème du tournant sadocapitaliste du patriarcat amorcé au 18 ème siècle avec Sade et les « libertins » :

50nuances menottes

Les 3 grands pouvoirs des hommes sont ici symbolisés : le pouvoir de l’argent, le pouvoir de la loi et de ses agents de maintien de l’ordre viril et le pouvoir de la trique.

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50nuances

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50 nuances de toxique

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;) ceci est un fake proposé par Towanda !

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rage comme une image

Les hommes ont le pouvoir de noues tuer, de noues violer mais aussi de noues faire vivre (ils détiennent, en les salopant, les ressources et ils ont le monopole presque absolu des moyens de production). Cette folie a sa propagande de guerre:
- Pornographie qui noues transforment, chacune, en gibier à scénario sadique;
- Presse virile qui enterre nos forces vives ou profane nos mortes;
- Culture virile qui salope notre âme, notre esprit, téléguide notre esprit critique contre nos sœurs ou noues-mêmes ….

Résumé en image. (ce sont des détournements des dessins [souvent brillants sur les questions anticapitalistes, mais sinon misogyne] de Carlos Lattuf).

1- référence à :

Pornography: The New Terrorism
1977, by Andrea Dworkin.

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WarZoneChaptIVA.html

pornoliberlism

***

2- Toute ressemblance avec un ex-patron du FMI est (sans rire) fortuite …

MaleStream-Media3 -

***

3- à partir d’une photo de Virginia WOOLF.

Free Sbeech - Copie

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Imagine a version where the perpetrators were feminists, responding to pornographers

REBLOGGED from Trouble and Strife

Imagine that three women, wearing face-masks and armed with automatic weapons, went into the office of a leading pornographic magazine and shot several pornographers dead. Imagine that as they left they were heard to shout ‘men are scum’ and ‘we have avenged the women’. Imagine, in other words, a version of the Charlie Hebdo massacre in Paris where the perpetrators were feminists, and the offence to which they were responding was not the circulation of cartoons depicting the Prophet, but the circulation of images depicting the violent sexual degradation of women.

I do not believe I know a single feminist who would defend such an action. Even committed feminist anti-porn campaigners would deny that violence and killing are legitimate responses to the harm they believe pornography does. ‘Not in my name’, they would say. ‘Feminism is a non-violent political movement, and we condemn these brutal killings’.

But in other ways the feminist response would be different from the response to the Charlie Hebdo shootings. I don’t think we’d be carrying placards saying ‘I am Hustler’, or tweeting messages of support adorned with that hashtag. I don’t think we’d be exalting the freedom of men to make and use pornography as one of the defining features of a civilized society. I don’t think we’d be sharing pornographic images as a tribute to the victims.

I also don’t think we’d be saying, as some people have said about the cartoons that provoked the attack in Paris, ‘they’re only pictures, FFS’. I don’t think we’d be saying that even if the attack had targeted men whose products were not photographs of actual women, but—for instance—the pornographic drawings of girls which are a subgenre of Japanese manga (and are explicit enough to be illegal under the UK’s child pornography laws). Most feminists who oppose pornography do not think its harm is limited to the women actually depicted in it. We think it harms all women, because it influences the way they are looked at, thought about and treated by those who use it.

I am using this imaginary scenario to explain why I have found it difficult to frame a response to the events in Paris. My view on the killings themselves is unambiguous: there is no possible justification for what the killers did. I am also absolutely clear about my opposition to Islamism and other forms of modern religious fundamentalism. These are right-wing political movements and the submission of women to patriarchal authority is a central tenet of all of them. On these points I’m not conflicted, nor at odds with the prevailing view. But my difficulty begins when the conversation turns to the more general issue of freedom of expression.

Before this week I’d never looked at what Charlie Hebdo published, but when I saw the cartoons that were reproduced in the wake of the killings, I found them even more offensive than I’d imagined they would be. I know they belong to a French tradition of overtly and deliberately crude caricature, but even so I was struck, looking at recent covers depicting Muslims, by how much they reminded me of some of the iconography of the Nazis. Take away the turbans, and these malevolent hook-nosed figures could have come from the pages of an anti-semitic pamphlet in 1930s Germany.

Lire la suite :

http://www.troubleandstrife.org/2015/01/a-rock-and-a-hard-place/

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je ne suis pas charlie

in memoriam

 

« je suis un sale phallocrate » est le titre d’un livre de Wolinski. On peut aussi écouter l’émission qui lui a été consacrée sur Arte et qui révèle beaucoup de la misogynie propre au milieu porno-imbibé.

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La guerre de Troie a lieu tous les jours

Enlevée à l’enfance comme une esclave, mariée de force puis encore enlevée comme un trophée, puis assiégée au même titre que ses tortionnaires pour être « libérée » par le clan d’hommes qui l’avait mariée de force, et enfin accusée devant les siècles d’avoir causé toute cette violence et même la fin d’une civilisation …

Hélène est la victime exemplaire des crimes des hommes : déportation, séquestration, viol, transactions et pactes entre les hommes qui veulent posséder l’esclave, vengeance armée contre l’esclave en cas de désaccord entre eux, puis, pour blanchir le déchaînement de haine misogyne, diffamation publique sans limite et fabrication méthodique d’une réputation d’une violence inouïe, pour faire d’une cible contemporaine une cible pour les générations d’hommes à venir.

Renommée par l’ennemi Hélène de Troie, deux fois enterrée dans son nom, par l’ennemi Grec pour être haïe à jamais, par l’ennemi Troyen pour être possédée à jamais.

edgar degas vers 1865 - scène de guerre au moyen-âge

Combien d’Hélène je connais … Assez pour expliquer la mort de toutes les civilisations passées et avenir.

Et pourtant, elles n’ont fait que tenter (elles ont échoué) de se libérer du joug d’un homme, en recourant à la justice ou aux soins.
Mais la « justice » est la loi des hommes : elle est issue du code Napoléon – colon meurtrier et haineux des femmes. Et les soins sont des protocoles hérités du génocide des Sorcières et de la persécution des Hystériques du 19ème siècle.

La machinerie de guerre.

Qu’est une femme victime de viol par inceste face au psychanalyste ? « Une névrosée qui veut du Père et du Phallus ». Hélène.

Qu’est une femme victime de violences masculines dans la famille face à un psychologue formé à la systémique ? « La coresponsable dans la responsabilité circulaire propre au système familial ». Hélène.

Et une femme victime de viol face à un juge ? « Une plaignante peut-être consentante ». Hélène.

Et une femme victime de violences conjugales face au Juge aux affaires familiales ? « Une revancharde ». Hélène.

Et une mère témoin des violences paternelles contre ses enfants face au JAF ou au Juge pour enfants ? « Une mauvaise mère qui déplace le « conflit conjugal » sur les enfants ». Hélène.

Et une mère alertée par les comportements inquiétants du père contre ses filles face à l’enquêteur social ? « Une mère aliénante ». Hélène.

Et une femme victime (de pression sexuelle donc) de viol conjugal face au sexologue ? « Une frigide à rééduquer ». Hélène.

Et une femme en pleine dissociation post-traumatique face à un psychiatre ? « Une psychose hystérique ». Hélène.

Et une femme en danger, paralysée par les injonctions contradictoires et consciente de l’incapacité des forces de l’ordre à la protéger, face au policier ? « Une femme amoureuse qui ne sait pas ce qu’elle veut ». Hélène.

Voilà un tout petit peu de l’armée d’hommes dressée contre les femmes. Tous, collectivement, soudés par les pactes virils propre au contrat social, ils mènent une guerre d’usure contre chaque femme isolée l’une de l’autre, assiégée par au moins un viril.

Les ruses de guerre.

A toute guerre virile, son manuel et son récit de vainqueur. Son Malleus  Malleficarum*. La pornographie a cette double fonction.

Ainsi : qu’est une femme face à un homme porno-imbibé ? Une cible. La Hélène mythique qui mérite qu’un viril l’assiège pour la « libérer » (d’elle-même, afin de pouvoir la posséder) puis lui fasse une réputation digne des crimes qu’il commet contre elle.

Puis, à toute guerre virile, ses ruses de guerre.

Au milieu d’un siège millénaire, juste après un coup de force, proposer l’accalmie : l’agresseur en chef détache un régiment pour jouer les ambassadeurs de paix auprès des assiégées … la ruse du Cheval** de Troie est l’une des plus efficaces car toute opprimée choisira l’espoir plutôt que la haine et, à plus ou moins long terme, la mort.

L’amour hétérosexuel chez les hommes a cette fonction de ruse de guerre. La ficelle est énorme quand même : dans une culture virile de haine des femmes, haine profonde et argumentée qui est transversale à toutes les « Grandes » civilisations passées et actuelles, comment croire que cet « amour » soit autre chose qu’un intérêt prédateur ? Au plan global, le mythe de l’Amour des hommes pour les femmes n’est que cela : un mythe. Au plan local (dans « la tête des hommes »), c’est une structure subjective ajustée à la structure objective comme dirait Bousieux, c’est à dire que le mythe de l’amour sert leurs intérêts dominants, qui sont la prédation et la bonne conscience dans la domination. Il s’agit alors d’un mélange (à proportion variable selon le degré de psychopathie et de sociopathie de l’homme) d’intérêt sadique pour la proie (« amour » pour « la différence », pour « la féminité » qui regroupe un ensemble de signes de faiblesse ou de force inoffensive) et de simulacre d’amour pour forcer le siège et annexer une femme. Agiter l’alibi de l’Amour pour La Femme afin de faire la guerre et mystifier toutes les femmes sur le sens réel qu’a le rapprochement des corps, voilà une technique virile aussi ancienne qu’efficace.

Une autre ruse est de faire passer les coupables pour les victimes dans une mise en scène sidérante. Or, dans un système pervers, quelle plus belle figure de la souffrance humaine que celle du bourreau ? Ulysse pleurant la mort d’un autre homme : voilà qui effacera la douleur des milliers de femmes et filles capturées, déportées chez l’ennemi, séquestrées, violées, réduites en esclavage quand les grecs ont envahi Troie. Une larme pour un massacre, une jérémiade pour un charnier… l’histoire des hommes est jonchée de ces équations abjectes. Une seule douleur tonitruante pour recouvrir un crime de masse … une douleur théâtrale. Oui, théâtrale, car totalement improbable : quel soldat, quelle machine à tuer serait capable d’une douleur si humaine ? Le seul motif d’une telle émotion est égocentrique : Ulysse se pleure lui-même, et pleure son honneur mâle bafoué, il refuse la défaite que lui promet ce meurtre. C’est son ego qui a été tué, son alter-ego. Et d’ailleurs, quel ami sincère serait capable de traîner à terre sur des kilomètres le corps de l’être aimé ? Comment peut-il prétendre convoquer le monde entier au deuil de son ami en profanant son corps ? Au plan stratégique, ce théâtre de la Douleur n’est pas la conséquence d’une douleur impossible à réprimer mais un acte d’intimidation, une démonstration de force. L’agresseur use du terrorisme émotionnel pour paralyser, par l’empathie, toute personne qui souffre réellement de cette guerre, et pour paralyser, par la peur, toute personne qui ressent la violence qu’il y a dans ce simulacre.

Les hommes, en tant que caste dressée au silence des émotions et du dialogue avec l’opprimée, manient les sentiments des opprimé-e-s comme des armes et leurs propres émotions comme des hameçons. Ils sont coutumiers de ces théâtres des Douleurs et des Colères divines. Les guerriers se déguisent en humain ou en dieux pour entrer dans l’âme de leur victime, et mener leur guerre de l’intérieur.

Ainsi : qu’est-ce qu’un homme qui geint en haut d’une grue ? Au bord d’une fenêtre devant sa femme et ses enfants ? Un conjoint violent qui fait du terrorisme émotionnel et prend en otage la justice et l’humanité de ses victimes. Au plan local, Ulysse traînant sur la longueur le corps d’un être cher, et, au plan global du rapport de force entre femmes et justice aux « affaires » ( = violences) familiales : Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un conjoint violent attentionné au chevet de sa femme, qui s’inquiète auprès de chaque médecin des contre-indications mortelles des médicaments prescrits ? Un assassin déterminé. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un conjoint violent qui offre des cadeaux à ses enfants ? Un simulateur. Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un père violent attentionné qui accompagne sa fille chez le gynécologue ? Un traqueur. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un homme « pro-féministe » qui mecsplique aux femmes leur oppression ? Un paternaliste. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un appel à l’égalité au cœur d’une société saturée de pornographie et de crimes ciblés ? Un traquenard. Un pacte non de paix mais de silence sur les crimes en cours. Une armée d’Ulysse dans leur cheval des démocraties guerrières.

Morale de l’Histoire.

Le sexisme est une interminable guerre contre Hélène de Troie, et contre Cassandre, l’infatigable Voix de la Vérité.
La propagande porno-sexo-scientifique*** est une vaste opération de blanchiment. Les dominants blanchissent leur guerre : une guerre menée par des hommes, qui a pour but d’accaparer un pouvoir d’homme (pouvoir de tuer pour avoir le pouvoir, pouvoir de violer pour avoir le pouvoir) en accusant une femme et donner à la victime un visage d’homme ; puis, grâce à ces figures, tragique du Hercule blessé, et répugnante, d’Hélène la sorcière, expliquer l’escalade de violence.

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à Lire & relire

Andrea DWORKIN
chapitre 7 du livre Woman Hating

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Andrea-DWORKIN-Woman-Hating-A-Radical-Look-at-Sexuality-1974.pdf

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH
Witches, Midwives, and Nurses: A History of Women Healers. 1973

extrait :

https://www.marxists.org/subject/women/authors/ehrenreich-barbara/witches.htm

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH:
For Her Own Good : Two Centuries of the Experts Advice to Women. 1978
Dont le chapitre 4 :
“Complaints and Disorders. The sexual Politics of Sickness”

Ehrenreich, Barbara & English, Deirdre For Her Own Good_ Two Centuries of the Experts Advice to Women -

A lire : “Suppressed Histories Archives – Restoring Women to Cultural Memory”,
site de Max Dashu qui est une chercheuse incroyablement érudite :
http://www.suppressedhistories.net/

et plein d’articles d’histoire des Sorcières sur :
The Secret History of the Witches:
http://www.suppressedhistories.net/secrethistory/secrethistory.html

Pour finir, en beauté et en joie :
l’article de Mary DALY
« Be-Witching : Re-Calling the Archimagical Powers of Women »
https://drive.google.com/file/d/0B-HtMFdIaxajSkhsd3RNWjJsTFE/edit

A voir aussi :
l’oeuvre d’une des rares sorcières qui resta célèbre en france (car elle fut récupérée par l’Eglise pour se blanchir du génocide) :
Hildegarde DE BINGEN
quelques recettes tirées de ses principes herboristes :
http://lesjardinsdhildegarde.com/05-01.html

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* (traduit en français par « le marteau des  sorcières » – voir p.488), un traité de sorcellerie écrit par deux jésuites, et  qui a servi aux inquisiteurs de l’époque à accélérer la persécution  des femmes (il a fait l’objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème  siècle). Le système d’aveu est strictement le même que celui utilisé par les pornographes contre les actrices : brutalité sexuelle, torture mentale et sexuelle, aveux extorqués sous la douleur et par la persuasion.

** on peut faire une analyse anti-spéciste de la guerre de Troie, car les hommes ont toujours utilisé leurs propriétés et cibles (enfants, femmes, animaux) pour mener et justifier leurs guerres.

*** parmi les savoirs patriarcaux (en plus des religions) les plus virulents : toutes les sciences humaines (dont économiques et politiques) et animales qui édictent les intérêts dominants en matière de gestion des ressources vivantes, la médecine, l’histoire, le droit.

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le mythe de l’orgasme vaginal : la revanche du bâton

En ce jour proclamé (par quels virils ?) de « Journée internationale de l’orgasme »**, je crois qu’il est important de se rappeler les conclusions (demi aveux) de l’Ifop, ce merveilleux organe statistique de la propagande patriarcale :

« Ainsi, la pénétration vaginale, qui est de loin l’acte sexuel le plus pratiqué (83 % des femmes la pratiquent souvent), ne permet d’atteindre l’orgasme facilement que pour 28 % des femmes »
« Enseignement majeur de l’étude : les femmes jouissent moins que les hommes. Une femme sur trois (33 %) dit n’avoir pas eu d’orgasme au cours de son dernier rapport sexuel, soit une proportion cinq fois plus grande que leur partenaire (6 %). »
31% disent ne pas avoir d’orgasme toutes les semaines, mais au moins une fois par mois.
« 63%, près des 2/3 des femmes interrogées, disent avoir déjà simulé*** l’orgasme ».

http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=2886

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/17/comment-jouissent-les-femmes-selon-l-ifop_4542157_3224.html

Petite histoire de la Revanche du bâton.

Les hommes, à travers leurs enquêtes « d’opinion », édictent leurs nouvelles règles. Ici, ils édictent leurs attentes sur « l’orgasme féminin » … une nième tentative de noues faire avaler l’hameçon où ils ont piqué le corps de La Femme.

« L’orgasme vaginal » est une technique du patriarcat sadomasochiste qui a émergé avec les Libertins. A l’époque (des Lumières et de toute la réflexion philosophique des « démocraties » martiales et coloniales), la clique dominante s’est rendue compte qu’en régnant par la force brute, on crée des révoltées; alors qu’en s’imposant de l’intérieur, en soignant, après l’annexion, les méthodes d’occupation, on crée des colonisées.

Ainsi ils ont inventé la technique de « l’orgasme féminin par le coït » pour créer des dommages sans précédent sur la conscience (de classe) qu’avaient les femmes. Il était urgent de briser cette conscience à une époque où la vague Féministe, incarnée à nos yeux par Olympe de Gouges, réveillait les souvenirs du génocide des Sorcières et défiait les hommes de démocratiser leurs beaux principes élitistes. D’autant qu’il n’est pas une génération de femmes (avant PornoLand) qui ignore que coït = danger (danger de grossesse, de douleur, et tout simplement danger d’annexion, aujourd’hui danger majoré d’IST), et pas une seule qui n’a pas lutté pour ne plus subir le pilonnage du conquérant.

Fin 19ème-20ème siècle : l’offensive, de philosophique, devient essentiellement sexologique et psychanalytique. Car l’un ne va pas sans l’autre ; la guerre est totale contre les Damnées du plaisir : il faut coloniser les femmes par le corps et par l’esprit, à coup de vibromasseurs électrifiés et de techniques perverses d’hypnose et d’interprétations sidérantes à caractère sexuel.

Mafalda

Puis, la deuxième vague Féministe est arrivée, et les féministes ont réclamé une décolonisation, un retrait des troupes, au motif que le plaisir féminin, et tout simplement la sexualité féminine, sont clitoridiennes.

ça fait donc 50 ans que la clique virile mobilise think tank (psychanalystes, sexologues, sociobiologistes, pornographes) et matons (gynécologues, psychothérapeutes, conjoints porno) pour écraser cette voix féministe qui risque de leur coûter ni plus ni moins que leur colonie millénaire et essentielle : « le corps de La Femme ».

Dans ce projet de remise au pas de la trique, le clitoris avait un rôle central à jouer.
Il leur fallait rétablir le primat du coït sur toute autre contact humain entre femmes et hommes*.
Il leur a donc fallu concéder que stimuler clitoris était indispensable … mais indispensable à la bonne colonisation phallique. En fait, stimuler le clitoris devient une sorte de technique pour lubrifier et préparer l’Acte Sacré, l’extrême ponction. Aujourd’hui, Iflop noues raconte que l’orgasme est « mixte », clito-coïtal … l’aveu est de taille, mais s’inscrit toujours dans la stratégie de la propagande. En effet, l’enquête renforce le mythe des femmes « dysfonctionnelles », en ravalant l’incompatibilité manifeste entre « sexualité féminine » et « sexualité masculine » à des « troubles de l’orgasme » chez les femmes. De fait, l’enquête camoufle scrupuleusement une évidence : ce que les hommes nomment « sexualité » n’est qu’une technique d’occupation de territoire et d’annexion de population dans une stratégie de pouvoir global. Pour camoufler, un beau mensonge : les femmes restent « faites pour » le coït, mais aménagé … un aménagement de peine propre aux régimes autoritaires libéraux.

Les canons de mode sexuelle ajoutent à cette « sexualité libérée » de plus en plus de techniques sadiques : on assiste à une véritable sadomasochisation de la colonisation des femmes (pénétrer ne suffit plus aux hommes, il faut pénétrer quand Madame est à genoux, retournée en position d’impuissance et d’animal servile, il faut fesser, insulter, etc.). Le phénomène 50 shits of Grey n’est que le reflet d’une libération sexuelle à visage viril. Ces techniques sadiques ont un but: multiplier les sources de stress ; car les think tank (porno, psycho et sexo en premier) savent parfaitement qu’elles causent une lubrification de protection (préparant l’agression afin de limiter les dégâts physiques) qui laisse croire aux femmes qu’elles sont excitées par ce qui se passe; et ces méthodes provoquent une sidération psychologique propice à la confusion des femmes (sur ce qu’elles veulent réellement, sur la source réelle du désir pour ces pratiques) et à la contamination par l’intentionnalité de l’agresseur (ici son désir pervers)****.

L’effet de ce retournement pervers des revendications féministes, est, lui aussi, sans précédant : en multipliant les techniques pour créer de toute pièce l’orgasme durant le coït, les hommes détruisent, ils « salopent »***** notre sexualité clitoridienne en la ravalant à un pur allumage du devoir coïtal ; et ils noues imposent comme jamais, grâce à la jouissance clitoridienne, « l’amour pour le bâton ».

Cet attachement traumatique pour la trique du maître est l’unique et seul but de leur propagande millénaire sur leur grandeur mâle.

Le but global de cette offensive sexiste est de faire croire aux femmes qu’elles participent pleinement à l’escalade de la violence sexuelle qui caractérise notre époque depuis la deuxième moitié du 20ème siècle.

Andrea Dworkin on porno

Relire

Ann KOEDT

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Le-mythe-de-lorgasme-vaginal-Anne-Koedt-1970.pdf

Andrea DWORKIN

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/IntercourseI.html

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WomanHating.html

Sheila JEFFREYS

L’érotisation de la subordination : http://sisyphe.org/spip.php?article1063

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Sheila-Jeffreys-The-Spinster-her-Enemies.pdf

Les travaux de Dre Muriel SALMONA
sur la mémoire traumatique

http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html#titre31-5

& sur les conduites dissociantes qui sont des tentatives d’auto-guérison

http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

& voir

http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/anti-piv-articles-articles-contre-la-violation-des-femmes/

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* à phalloLand, le contact humain est soit fraternel soit sexuel : les hommes tendent la main aux hommes, et à noues, ils tendent le bâton.

** un jour de solstice d’hiver ! cela ressemble fort à une blague génocidaire pour recycler et piétiner les célébrations des Sorcières, sur le modèle d’Halloween.

*** pourquoi une femme simule ? car elle n’a pas la liberté de négocier avec son partenaire la fin de ce qui ne la satisfait plus. La simulation est la résistance polie à une sexualité sous contrainte ; « sexualité sous contrainte » est l’expression paradoxale pour violence sexuelle.

**** Le signe que cette « sexualité » est traumatisante est que les femmes ne peuvent en parler sans honte, sans se faire honte ou sans faire honte à d’autres femmes, sans provoquer aussi le dégoût pour les femmes.

***** Un système de pouvoir ne peut perdurer des décennies et a fortiori des millénaires, qu’en créant une morale, une sphère spirituelle cohérente avec ses exactions et ses crimes de masse. Le pouvoir viril repose entièrement sur la privation de ressources vitales et sur le viol. Pour blanchir le premier crime, les hommes traitent les femmes d’assistées, et disent que les femmes « dépendent » d’eux, eux, les braves pourvoyeurs de ressources. Pour blanchir le deuxième crime, ils traitent les femmes de « s*** », et disent que les femmes « aiment la trique », indignes, elles sont des fautes ambulantes. Pour rigidifier l’ossature idéologique du terrorisme sexuel, ils ont injecté du sens « sexuel » partout (du phallus en fait, c’est à dire le bâton du maître, ou du coït, c’est à dire le viol), dans toutes leurs représentations, dans leurs langues et arts, dans leurs sciences … cernant les colonisées de menaces de viol, de rappels des viols originels, pour leur rappeler leur destin et leur être. Si les hommes ont commis un crime spirituel imprescriptible, c’est d’avoir salopé notre monde et nos vies.

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Opprimées divisées et déchirées : qui tient le couteau ?

D’un bout à l’autre de l’échiquier social, des militants aux naïfs, monte et gronde une même lamentation, qui a tous les avantages de l’épouvantail :

« Ah les femmes entre elles, c’est pire que les hommes !« 

… la division des opprimées, ma bonne Dame…

Noues serions toujours à une mauvaise femme de notre liberté ou de notre solidarité.
Les gauchistes noues ont habituées à agiter le spectre de la femme-plus-dangereuse-que-les-hommes, ils l’ont appelée la Bourgeoise.
Les radicaux antiracistes (androcentrés) ont construit un autre mythe de la nuisible : la Blanche.
Les hommes auto-célébrés « pro-féministes » ont défini les contours inhospitaliers de la Radicale, objet hurlant non-identifié qu’il faut absolument neutraliser, si possible à l’aide d’autres femmes, bouclier ou kamikaze.
Enfin… l’affaire n’est pas nouvelle, le mari et son père ont déjà bien bavé sur la Belle-Mère (dont ils se partagent tout deux les fruits de l’esclavage) et les autres s’acharnent depuis des siècles sur la Maîtresse (cette co-victime d’un collectionneur d’objets humains) et la Lolita (la persécutée parmi les persécutée, dans une culture pédocriminelle).

Les uns font mine de noues prévenir du danger (sur le ton paternaliste propre à nos « camarades » de lutte) pour se dresser comme un ultime rempart neutre et bienveillant; les autres noues préviennent comme le fait un coup de fusil tiré en l’air : noues pourrions lui ressembler, à Elle, la Èvealors faudrait quand même pas trop noues rebiffer
Tous organisent la dépendance apeurée et la division entre femmes.
Tous, ils utilisent ces mythes pour blanchir et leurs crimes et leurs bénéfices. Voues voulez parler violences sexuelles masculines ? On voues parlera du racisme contre les hommes et la sur-représentation des hommes racisés et prolétaires en prison (on oubliera de dire que pour des crimes, souvent aggravés, ils ne feront que quelques mois fermes, au pire 3 ans), de la stigmatisation des « clients » du viol, de la persécution des hommes injustement accusés de proxénétisme, de la souffrance des gays et autres hommes « queer » à être stigmatisés par les méchantes « sexophobes » pour leurs « sexualités périphériques », etc. Voues voulez parler exploitation domestique et organisation mondiale de l’esclavage des femmes ? On voues parlera de ces femmes qui exploitent des femmes migrantes, de ces femmes qui sont patronnes …

Devant chaque charnier, voues trouverez un petit viril tout recroquevillé qui geint et pointe son doigt d’inquisiteur sur une femme.
Devant chaque armée d’hommes, voues trouverez un arbre criblé de balles : une femme, La Femme.

A l’amie qui, par désespoir et résignation, me disait qu’entre les femelles chimpanzées, elle existait une solidarité qui n’existait pas entre les femmes, je réponds ceci : les hommes ont de tout autres moyens de terreur et de lavage de cerveau que les animaux. La méchanceté (ce que les philosophes des catastrophes nomment le mal absolu et banal), le sadisme, la barbarie, la persécution génocidaire, la spiritualité nécrophile, la socialisation sociopathique, la psychologie psychopathique … ce sont des caractéristiques historiques et psychologiques des virils.
La vérité est que noues sommes toutes à au moins un mâle de notre soeur, à au moins un mal absolu de notre vie.
Noues méritons l’espoir.

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Protégé : Leur violence est de la haine. Leur haine est sadique.

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