Womyn’s Gathering 2016, interview by Megan Murphy

Quel incroyable événement ! des éléments dans l’interview :

http://www.feministcurrent.com/2016/07/25/podcast-womyns-gathering-2016/

« This week, 300 women have gathered for a five-day long feminist meeting in an “eco-domain” in Normandy, France. The will discuss topics like heterosexuality, lesbianism, anti-racism, ecofemism, and more. There will also be open mic nights and parties as a goal of the week is not only to further feminist analysis, but “rediscover the joy and freedom found in women-only space and to re-energize. I spoke with two of the organizers, Catherine Weiss and Anne B, to learn more about Womyn’s Gathering 2016 over the phone from France.” »

Télécharger l’interview :

http://www.feministcurrent.com/podcast-download/21659/podcast-womyns-gathering-2016.mp3?ref=download

we-are-the-revolution

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Les bons plans du 8 mars … pour les hommes

Les hommes ont reconnu récemment que les femmes étaient des hommes comme les autres. Ils ont calmé la dernière révolte par leurs lois révolutionnaires, de 1970 (par exemple, fin de la Puissance paternelle) à 2014 (loi sur l’égalité qui, entre autres, rejette la médiation pénale en cas de violences conjugales ou appelle à l’égalité de revenus salaires) en passant par la qualification du viol conjugal, le viol par inceste et le harcèlement sexuel au travail.

Pffiou, avec tout ça les pôvres zozommes se sont sentis bousculés … ils ne trouvent plus leur place d’homme et de père face aux femmes castratrices.

Oui, leur place. Car la virilité est affaire de place … un petit trou bien chaud, un poste de contrôle, un comptoir colonial minimal sur un terrain qui aurait pu être féminin (le corps d’une femme, le lien mère-enfant ou les liens sociaux entre femmes).

Messieurs, rassurez-vous. J’ai parlé à la confrérie des p’tits filous, et je vous apporte la bonne nouvelle en ces jours de fanfaronnade féministe.

Dans une mini série d’articles, la confrérie et moi vous rappelons quelques bons plans.

Le plan P pour les hommes en mal de pouvoir : l’abonnement Free.ppr

Chers frères,
Pour un accès illimité à une activité de détente quand vous avez la haine de n’être que le faux bourdon de l’espèce humaine, souscrivez un abonnement Free.ppr (free point pépère) dans le cadre d’un CSSD (contrat social sexiste démocratique) :

- en passant vous faire connaître à la mairie, vous pouvez tamponner votre nom sur l’identité d’un enfant et effacer la filiation de la mère qui lui a donné la vie ;

- en vivant sous le même toit que la mère, vous pouvez bénéficier de ses services et « jouer au père » (quelques rares sorties, des actes symboliques et sadiques comme jeter l’enfant en l’air, des ordres distribués avec discernement et paternalisme à la mère et à l’enfant) et ainsi acquérir un capital sympathie auprès de tous les professionnels et du voisinage qui un jour pourra attester que vos droits SUR l’enfant sont légitimes et que les jérémiades de la mère sont du vent ;

- et, si elle veut reprendre sa liberté : nulle inquiétude, l’enfant porte votre nom et votre autorité paternelle est quasi inaliénable. Même en cas de crime commis sur la mère. Même s’il est commis devant l’enfant. Même en cas de crime commis sur l’enfant (coups assimilables à une tentative de meurtre in utéro, destruction de la mère au moment où les soins de la mère sont vitaux pour l’enfant, tabassage de l’enfant assimilables à une tentative de meurtre, viol à l’enfance ou à l’adolescence …).

- Ainsi, pour la modique somme de 80 euros par mois (que vous n’êtes pas tenu de payer) et sans autre obligation ou engagement, vous avez accès libre à un enfant et, de fait, à sa mère.

Parmi les activités antistress auxquelles vous avez libre accès quand vous avez tamponné votre nom sur un enfant et/ou une femme, il y a d’indémodables jeux :
* le caprice … officiellement votre « autorité parentale » – n’oubliez pas, en patriarcat, le caprice de l’Homme fait loi. Vous ne voyez pratiquement plus l’enfant (la dernière fois, c’était il y a 6 mois quand vous l’avez embarqué en sortie pour attendrir votre nouvelle proie), mais aujourd’hui, ça vous défrise que l’enfant soit vu par un orthophoniste ? Veto. Le diplôme en victimologie de la psychologue ne vous revient pas ? Veto. ça vous gonfle de vous sentir obligé de dire oui à tout ce qu’assume votre ex ? Veto sur l’école qu’elle a choisi. Veto sur l’hospitalisation de l’enfant pour sa crise d’asthme - elle n’avait qu’à vous écouter et mieux faire le ménage.
* la toupie (chantage affectif, imprévisibilité, promesses et déception),
* le yoyo (accaparement et abandon, coups de pression et indifférence)
* le marionnettiste (faire passer la femme pour une hystérique ou une mauvaise mère aux yeux de l’enfant, auprès de l’école ou du médecin, faire passer l’enfant pour une peste auprès de la belle-mère, faire passer vos caprices pour des impondérables ou pour les caprices d’une de vos marionnettes) ;
* le théâtre d’ombres chinoises – le principe de l’ombre chinoise est qu’une réalité toute simple peut devenir monstrueuse, et un infime détail peut devenir immense … idéal en cas de garde classique, où vous êtes peu en contact avec vos jouets antistress. Ainsi, insinuez, ça aura la taille d’une vérité, affirmez, ça aura la taille d’une preuve … et, auprès de l’enfant, réservez-vous les rôles du père-loisir, père-voyage [aux frais de l’entreprise], père-surprise (sidérant, pour marquer les esprits et qu’on en parle longtemps), sortez le grand jeu aux dates anniversaires ou au moment où vous rendez l’enfant à la mère, n’hésitez pas les grandes scènes de pleurs avec l’enfant dans les bras ou les coups de pression sur la mère … puis ne vous privez pas de quelques piqures de rappel sous forme de mails à la mère et de coups de fil paternels … appelez pendant le dîner de l’enfant ou juste après son coucher (pas de soucis, si le juge a spécifié que vous avez le droit à ce coup de fil, votre ex est obligée de réveiller votre enfant, sinon vous pouvez porter plainte pour non présentation d’enfant) ou pendant les vacances chez la mère … et n’oubliez jamais qu’un coup de fil bien placé rapporte autant sinon plus qu’une visite. Ne l’oubliez pas quand vous regrettez votre jouet antistress pendant une semaine : vous êtes le papa-surprise, le papa-week-end ! celui qui fait passer la mère pour la sorcière-corvées ! N’allez pas faire les devoirs avec l’enfant, malheureux ! ou alors seulement pour jouer au professeur et apprendre à l’enfant les basiques : qui sait et qui s’écrase dans sa nullité ;
* le billard français … votre jeu de boules préféré ! vous tenez en main votre boule de privilège, et vous la lancez sur une victime, qui ira percuter la troisième boule, votre cible, en rebondissant à l’infini sur les bords de la table de billard qui est le système social sexiste. Vous faites deux victimes en un coup, et si votre cible se retourne, elle s’en prendra à votre pion. Vous voulez casser la mère sans vous faire voir ? jeter lui dans les jambes l’enfant que vous avez angoissé. et réciproquement : infligez à l’enfant la mère en burn-out que vous avez fabriquée. Ou la maîtresse angoissée … ce jeu de quilles marche à merveille, un vrai plaisir facile, sadique et lâche comme on les aime chez les p’tits filous !
* le labyrinthe fou – idéal en cas de garde alternée. Le principe est simple : exigez une organisation millimétrée de la part de la mère et un renoncement parfait de votre enfant à ses liens affectifs, surtout avec la mère et ses frères et sœurs, puis désorganisez tout, avec méthode. Quand vous pestez contre le poids qu’est  tout enfant, rappelez-vous qu’il vous permet de rendre folle votre ex, et il économise une pension alimentaire : vous ne payez rien pour son entretien, rien à la mère et rien à votre nouvelle compagne qui fait tout le travail ! Et rien pour les frais médicaux !! vous le savez, hein, si l’enfant tombe malade, vous laissez la mère gérer ça durant sa garde.

papa billard

Parmi les activités de détente qui passeront à l’aise sous le nez d’un professionnel lors d’une enquête sociale ou même d’une mesure d’investigation :
* le papa coq … La « maman poule » vous a toujours gonflé ? celle qui vous a empêché de frustrer l’enfant, lui montrer un bon coup qui commande, le faire monter sur la moto à 5 ans, le malmener pour voir ce qu’il a dans le ventre, le faire attendre pour dîner que vous rentriez à 21h (les after c’est sacré !), le faire dîner de chips et de bonbons avec les copains bourrés devant call of duty ou un film policier où on découpe des femmes … La castratrice n’est plus là, c’est le moment de vous lâcher sur l’enfant !
* le papa glue … C’est quoi ces mères qui voient des risques partout ? bien-sûr que vous pouvez dormir avec votre enfant, meuh non vous risquez pas de l’écraser quand il est bébé, c’est important qu’il s’imprègne de l’odeur paternelle … si les pensions n’étaient pas si exorbitantes, les pères pourraient payer une chambre à leur enfant, hein ! C’est quoi ces idées sur des trucs malsains ou même les grands mots :  »inceste », « agression sexuelle », « climat incestueux » … le bisou paternel, c’est sacré, même baveux ! si l’enfant est dégoûtée, ça serait pas des caprices par hasard ? et pourquoi une fille serait gênée par le regard de son père sur ses tenues ou ses formes ? ça reste un homme, et elle, c’est pas une petite femme ? Mes frères, je vous le dis tout de faux : ne vous laissez pas intimider par le climat anti-sexe et anti-homme actuel !
* le papa grue … intimidez quand vous murmurez, serrez la mâchoire ou le poing quand vous parlez, criez quand réclamez, hurlez quand vous accusez, et soudain, soyez charmant, puis entre deux multipliez les faux raisonnements pseudo-savants … Mais surtout, parlez moins, écrivez, par lettres recommandées. Vous le savez, mes frères, tout ça marche sur les gens impressionnables par la loi, quant aux autres, votre aplomb leur mettra le doute.
* le papa forceur … « non, c’est oui et un petit oui vaut un grand encore » … vous connaissez par cœur ce mode d’emploi des femmes ? hé ben, pour les enfants, c’est pareil. Laissez s’exprimer votre créativité, trop longtemps réprimée par les rabat-joie moralistes et puritaines. Appuyez vous sur la notion de « présomption de consentement » dans la famille, consentement de l’enfant aux volontés du père, consentement de la conjointe aux désirs du conjoint, consentement aux initiations sexuelles chez les mineurs d’un certain âge … si on vous cherche, invoquez le bon sens ou sortez la plaquette du ministère de la justice sur les agressions sexuelles.

Abonnement Free.ppr pour nos frères de prison : l’option JAP-JAF.

La confrérie n’oublie pas les papas qui ont mal joué et se sont retrouvés convoqués par les flics pour des broutilles.

Alors, tout d’abord, sachez que si vous accusez votre femme de ce que vous lui avez fait, ça passe à l’aise, même si vous faites 30 kg de plus qu’elle : vous vous en sortez avec un classement sans suite, et vous avez en prime le plaisir de la voir interrogée par les flics comme une vraie coupable lors d’une confrontation musclée.

Si malgré tout, vous risquez le tribunal lors d’une confrontation, rassurez vous, vous n’y arriverez qu’une fois sur 200 ou moins encore. Et, quand vous avec la rage que votre voisine appelle la police alors que vous vous êtes débrouillé pour neutraliser votre femme, rappelez vous : « il n’y a pas de garde à vue en matière de violences conjugales », c’est un p’tit filou du commissariat qui nous l’a dit, et il n’y a jamais de comparution immédiate (sauf si en même temps, on vous accuse d’avoir commis un acte grave contre un homme … par exemple, une baston qui se finit au couteau ! faites attention quand même, cartonner un homme, ça compte au minimum double ou triple par rapport à une femme ou un enfant).

Si jamais on vous reproche un crime hyper-flagrant (tentatives évidentes de meurtre, genre avec un fil électrique, par défenestration ou une voiture, ou viol aggravé devant les enfants), keep cool, vous n’irez pas aux Assises. Tout est correctionnalisé en matière de crimes sexistes – vous pouvez dire merci à nos Pères fondateurs du contrat social ;) .

En gros, les copains de la confrérie des p’tits filous ont fait le calcul : c’est 3 mois ferme pour un ou plusieurs crimes (y a un tarif de gros) (entre 6 mois et 12 mois de sursis) ; pour vous donner une idée, c’est entre du simple sursis et 3 mois ferme si vous étranglez votre conjointe, puis vous la rouez de coups par terre, puis vous la traînez dans la chambre, puis vous l’étouffez à l’oreiller (vous vous arrêtez quand l’enfant de 4 ans hurle puis court appeler la police) et vous la violez le temps que la police sonne à la porte (bien tenté le sourire courtois en leur ouvrant, mais cette fois vous avez laissé parlé un témoin) …

popopo … c’est tendu, mais keep vraiment cool … Sachant que, pour les crimes d’hommes jugés par la justice des hommes, une peine ferme sur deux se finit par le port du bracelet électronique en toute liberté (« liberté » = pas touche à « votre » victime, hein, celle que vous venez de tenter de tuer, par contre vous faites ce que vous voulez avec les dizaines de millions d’autres qui vivent dans votre pays), sachant aussi que, si vous avez un projet d’insertion au moment de votre récidive, vous ne serez pas réincarcéré … le risque que vous avez de voir en vrai des barreaux est hyper-invraisemblable.

Et deux vraies bonnes nouvelles :
1) même dans ces cas invraisemblables, vous gardez votre autorité parentale ! :) et même des droits de visite ! Il y a un accord souterrain JAP-JAF (juge d’application des peines et juges aux affaires familiales) qui protège vos droits inaliénables sur les sujets qui portent votre nom. Vous pourrez imposer à votre ex d’emmener les enfants à la prison, en la menaçant de porter plainte pour non présentation d’enfant, vous pourrez l’obliger à leur lire les lettres aux mots choisis que vous leur enverrez et exiger une réponse … et si  votre ex est indisponible (elle est invalide ou morte), ne vous inquiétez pas, ce sont ses parents qui devront emmener vos enfants en visite médiatisée : vos droits sur vos enfants seront respectés … pas de double peine en plus de la prison, vous avez déjà payé votre dette à la société, c’est vos droits, vos enfants, on est en démocratie, quenenni !

2) les juges des différentes juridictions ne se parlent pas !! vous avez un casier judiciaire long comme la cape d’un p’tit filou ? y a même une enquête pour viol sur un mineur quelque part ? RAS : le juge des droits parentaux, c’est comme votre patron, il n’a pas accès au dossier ! finger in ze noze ! Votre ex est protégée par une ordonnance de protection, et il y a même une mesure d’éloignement contre vous ? RAS. Le JAF ne veut rien savoir : lui il s’occupe des droits SUR l’enfant …. du coup, vous aurez une garde classique, et c’est votre ex qui devra se débrouiller pour pas venir vous chercher tout en respectant vos droits caprices. Le Juge pour enfant non plus ne veut rien savoir des violences conjugales sur la mère de l’enfant qu’il doit protéger. Vous pouvez avoir détruit l’image maternelle jusqu’au bout, jusqu’à la dépression post-partum, jusqu’à la psychiatrisation de la mère, le juge pour enfant s’en fout, il s’occupe de la capacité des parents à être parents … et vous, comme vous êtes en forme et plutôt charmant, vous avez toutes vos chances. Restez optimiste réaliste.

Voilà voilou !
en espérant que ces conseils vous rassureront, même s’il faut rester vigilant face au pouvoir matriarcal qui a imposé la journée de La Femme … un homme averti vaut mieux.
pensées masculinistes
La Confrérie des P’tits Filous

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Projection sexiste et attachement traumatique

Je souhaite ici voues parler d’un classique de l’aliénation des femmes aux hommes :
* la projection sexiste : la projection sur les femmes des sentiments (interdits) que noues provoquent les hommes par leur violence : mépris, nausée, dégoût, rejet, méfiance, peur, haine, etc.. Cette projection est la source majeure de division des femmes, elle est organisée par les hommes (voir aussi http://www.feministes-radicales.org/2014/09/12/opprimees-divisees-dechirees-qui-tient-le-couteau/ )
* Son mouvement complémentaire est l’attachement traumatique : la projection sur les hommes des souffrances (niées) et des bienfaits (tus, accaparés) issus des femmes. Parmi les souffrances féminines projetées sur les hommes et qui suscitent la pitié au lieu du rejet, il y a l’impuissance, l’impossibilité de trouver sa place chez soi (un lieu à soie) ou dans le monde (être légitime), la naïveté, le risque d’être volée, exploitée ou humiliée, le risque de ne pas être entendue, de voir sa parole niée, en un mot, les risques d’être « castrée » … Parmi les bienfaits qui viennent des femmes mais qui sont projetées sur les hommes et qui provoquent l’amour au lieu de la colère, il y a l’amour, la protection, le courage jusqu’au sacrifice, l’inventivité et l’intelligence singulière, la raison à toute épreuve et la grandeur d’âme, les richesses matérielle et spirituelle.

Prenons trois exemples vécus en une semaine prise au hasard, absolument exemplaires d’une monotonie patriarcale terrifiante.

Une femme se plaint de son copain : il se renferme dans le garage, vient pour mettre les pieds sous la table, il attend qu’elle rentre pour lui faire gérer les problèmes avec les enfants, il se décharge de tout sur elle. Elle comprend : il a eu des deuils il y a trois ans, son père et son frère morts, et puis, elle-même, elle est dure à vivre, elle a son caractère, il a dû mal à trouver sa place, car elle fait tout à sa place … Par contre, elle ne supporte pas sa belle-mère, la mère de Monsieur. Cette femme qui rapporte à manger au couple et gâte les enfants. Bon d’accord elle est seule, elle cuisine des plats qu’on ne peut pas cuisiner pour une personne seule, alors elle offre les restes, ça peut être gentil … mais bon, qu’est-ce qu’elle croit ? que Madame ne sait pas cuisiner ?

Une femme victime d’extrêmes violences conjugales (torture mentale, simulacre de meurtre et tentatives, coups, viols, etc.) a deux enfants, une fille de 4 ans et un fils de 15 ans. Depuis la mise à l’abri de Madame, la fille de 4 ans a des « crises » impressionnantes, elle hurle, se fait mal, et parfois, elle profère des menaces contre sa mère. La mère a l’impression de voir le père : elle a son regard et sa violence verbale. Et puis, elle a « du caractère », elle refuse tout, elle est autoritaire, elle ne la laisse pas tranquille la nuit, la suit partout la journée … Madame pense que « elle est comme lui », comme l’homme qui a failli la tuer. Le frère, lui, ne fait pas de crise. Bon, il « se bagarre » avec sa sœur, il « peut » lui faire mal – mais en même temps, elle le cherche sans cesse, elle lui prend ses affaires pour les mettre dans sa chambre quand il n’est pas là – et il lui est arrivé d’insulter Madame. Il est en pleine crise d’adolescence, et il ne comprend pas que Madame soit « restée » aussi longtemps avec Monsieur.

Une femme aime une autre femme. Elles sortent d’une soirée entre amies. Oubliant un instant qu’elles sont dans un espace public hostile, pour la première fois de leur relation, elles se tiennent par la taille. Moins de 20 mètres plus loin, un homme pose un regard inquisiteur, et les suit du regard, jusqu’à tourner la tête … les deux femmes se lâchent immédiatement et sans concertation, elles n’ont aucun mouvement brusque, comme pour ne pas « provoquer » une escalade. Peu après, l’une d’elle dit à l’autre : « Tu as raison de te protéger, l’espace public est aux hommes, une femme n’est qu’une ombre ou une cible ». L’autre lui répond qu’elle est dogmatique, qu’on ne peut pas généraliser.

*

Je voues invite, dans les commentaires, à me dire ce que voues en pensez, que peut-on voir, et comment on peut l’expliquer.
Je précise quelques éléments :
- en des années, je n’ai jamais entendu de mère me dire, sans nuance, que leur fils est comme leur père, quelle que soit la violence et l’âge de ce fils, alors que l’amalgame est très fréquent concernant les filles, quels que soit leur âge et l’évidence de leur souffrance.
- la fille de 4 ans est chez le père un week end sur deux depuis la mise en sécurité de Madame et le jugement JAF qui a suivi … le frère est assez grand (et c’est un garçon, donc il est entendu) pour décider de ne pas y aller.
- la belle-mère du premier exemple, étant la mère de Monsieur, a aussi eu deux deuils.

Dans quelques jours je récolterai vos réponses et voues donnerai aussi mon analyse.
merci.

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50 shades of torture

Devise et emblème du tournant sadocapitaliste du patriarcat amorcé au 18 ème siècle avec Sade et les « libertins » :

50nuances menottes

Les 3 grands pouvoirs des hommes sont ici symbolisés : le pouvoir de l’argent, le pouvoir de la loi et de ses agents de maintien de l’ordre viril et le pouvoir de la trique.

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50nuances

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50 nuances de toxique

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;) ceci est un fake proposé par Towanda !

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rage comme une image

Les hommes ont le pouvoir de noues tuer, de noues violer mais aussi de noues faire vivre (ils détiennent, en les salopant, les ressources et ils ont le monopole presque absolu des moyens de production). Cette folie a sa propagande de guerre:
- Pornographie qui noues transforment, chacune, en gibier à scénario sadique;
- Presse virile qui enterre nos forces vives ou profane nos mortes;
- Culture virile qui salope notre âme, notre esprit, téléguide notre esprit critique contre nos sœurs ou noues-mêmes ….

Résumé en image. (ce sont des détournements des dessins [souvent brillants sur les questions anticapitalistes, mais sinon misogyne] de Carlos Lattuf).

1- référence à :

Pornography: The New Terrorism
1977, by Andrea Dworkin.

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WarZoneChaptIVA.html

pornoliberlism

***

2- Toute ressemblance avec un ex-patron du FMI est (sans rire) fortuite …

MaleStream-Media3 -

***

3- à partir d’une photo de Virginia WOOLF.

Free Sbeech - Copie

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Imagine a version where the perpetrators were feminists, responding to pornographers

REBLOGGED from Trouble and Strife

Imagine that three women, wearing face-masks and armed with automatic weapons, went into the office of a leading pornographic magazine and shot several pornographers dead. Imagine that as they left they were heard to shout ‘men are scum’ and ‘we have avenged the women’. Imagine, in other words, a version of the Charlie Hebdo massacre in Paris where the perpetrators were feminists, and the offence to which they were responding was not the circulation of cartoons depicting the Prophet, but the circulation of images depicting the violent sexual degradation of women.

I do not believe I know a single feminist who would defend such an action. Even committed feminist anti-porn campaigners would deny that violence and killing are legitimate responses to the harm they believe pornography does. ‘Not in my name’, they would say. ‘Feminism is a non-violent political movement, and we condemn these brutal killings’.

But in other ways the feminist response would be different from the response to the Charlie Hebdo shootings. I don’t think we’d be carrying placards saying ‘I am Hustler’, or tweeting messages of support adorned with that hashtag. I don’t think we’d be exalting the freedom of men to make and use pornography as one of the defining features of a civilized society. I don’t think we’d be sharing pornographic images as a tribute to the victims.

I also don’t think we’d be saying, as some people have said about the cartoons that provoked the attack in Paris, ‘they’re only pictures, FFS’. I don’t think we’d be saying that even if the attack had targeted men whose products were not photographs of actual women, but—for instance—the pornographic drawings of girls which are a subgenre of Japanese manga (and are explicit enough to be illegal under the UK’s child pornography laws). Most feminists who oppose pornography do not think its harm is limited to the women actually depicted in it. We think it harms all women, because it influences the way they are looked at, thought about and treated by those who use it.

I am using this imaginary scenario to explain why I have found it difficult to frame a response to the events in Paris. My view on the killings themselves is unambiguous: there is no possible justification for what the killers did. I am also absolutely clear about my opposition to Islamism and other forms of modern religious fundamentalism. These are right-wing political movements and the submission of women to patriarchal authority is a central tenet of all of them. On these points I’m not conflicted, nor at odds with the prevailing view. But my difficulty begins when the conversation turns to the more general issue of freedom of expression.

Before this week I’d never looked at what Charlie Hebdo published, but when I saw the cartoons that were reproduced in the wake of the killings, I found them even more offensive than I’d imagined they would be. I know they belong to a French tradition of overtly and deliberately crude caricature, but even so I was struck, looking at recent covers depicting Muslims, by how much they reminded me of some of the iconography of the Nazis. Take away the turbans, and these malevolent hook-nosed figures could have come from the pages of an anti-semitic pamphlet in 1930s Germany.

Lire la suite :

http://www.troubleandstrife.org/2015/01/a-rock-and-a-hard-place/

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je ne suis pas charlie

in memoriam

 

« je suis un sale phallocrate » est le titre d’un livre de Wolinski. On peut aussi écouter l’émission qui lui a été consacrée sur Arte et qui révèle beaucoup de la misogynie propre au milieu porno-imbibé.

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La guerre de Troie a lieu tous les jours

Enlevée à l’enfance comme une esclave, mariée de force puis encore enlevée comme un trophée, puis assiégée au même titre que ses tortionnaires pour être « libérée » par le clan d’hommes qui l’avait mariée de force, et enfin accusée devant les siècles d’avoir causé toute cette violence et même la fin d’une civilisation …

Hélène est la victime exemplaire des crimes des hommes : déportation, séquestration, viol, transactions et pactes entre les hommes qui veulent posséder l’esclave, vengeance armée contre l’esclave en cas de désaccord entre eux, puis, pour blanchir le déchaînement de haine misogyne, diffamation publique sans limite et fabrication méthodique d’une réputation d’une violence inouïe, pour faire d’une cible contemporaine une cible pour les générations d’hommes à venir.

Renommée par l’ennemi Hélène de Troie, deux fois enterrée dans son nom, par l’ennemi Grec pour être haïe à jamais, par l’ennemi Troyen pour être possédée à jamais.

edgar degas vers 1865 - scène de guerre au moyen-âge

Combien d’Hélène je connais … Assez pour expliquer la mort de toutes les civilisations passées et avenir.

Et pourtant, elles n’ont fait que tenter (elles ont échoué) de se libérer du joug d’un homme, en recourant à la justice ou aux soins.
Mais la « justice » est la loi des hommes : elle est issue du code Napoléon – colon meurtrier et haineux des femmes. Et les soins sont des protocoles hérités du génocide des Sorcières et de la persécution des Hystériques du 19ème siècle.

La machinerie de guerre.

Qu’est une femme victime de viol par inceste face au psychanalyste ? « Une névrosée qui veut du Père et du Phallus ». Hélène.

Qu’est une femme victime de violences masculines dans la famille face à un psychologue formé à la systémique ? « La coresponsable dans la responsabilité circulaire propre au système familial ». Hélène.

Et une femme victime de viol face à un juge ? « Une plaignante peut-être consentante ». Hélène.

Et une femme victime de violences conjugales face au Juge aux affaires familiales ? « Une revancharde ». Hélène.

Et une mère témoin des violences paternelles contre ses enfants face au JAF ou au Juge pour enfants ? « Une mauvaise mère qui déplace le « conflit conjugal » sur les enfants ». Hélène.

Et une mère alertée par les comportements inquiétants du père contre ses filles face à l’enquêteur social ? « Une mère aliénante ». Hélène.

Et une femme victime (de pression sexuelle donc) de viol conjugal face au sexologue ? « Une frigide à rééduquer ». Hélène.

Et une femme en pleine dissociation post-traumatique face à un psychiatre ? « Une psychose hystérique ». Hélène.

Et une femme en danger, paralysée par les injonctions contradictoires et consciente de l’incapacité des forces de l’ordre à la protéger, face au policier ? « Une femme amoureuse qui ne sait pas ce qu’elle veut ». Hélène.

Voilà un tout petit peu de l’armée d’hommes dressée contre les femmes. Tous, collectivement, soudés par les pactes virils propre au contrat social, ils mènent une guerre d’usure contre chaque femme isolée l’une de l’autre, assiégée par au moins un viril.

Les ruses de guerre.

A toute guerre virile, son manuel et son récit de vainqueur. Son Malleus  Malleficarum*. La pornographie a cette double fonction.

Ainsi : qu’est une femme face à un homme porno-imbibé ? Une cible. La Hélène mythique qui mérite qu’un viril l’assiège pour la « libérer » (d’elle-même, afin de pouvoir la posséder) puis lui fasse une réputation digne des crimes qu’il commet contre elle.

Puis, à toute guerre virile, ses ruses de guerre.

Au milieu d’un siège millénaire, juste après un coup de force, proposer l’accalmie : l’agresseur en chef détache un régiment pour jouer les ambassadeurs de paix auprès des assiégées … la ruse du Cheval** de Troie est l’une des plus efficaces car toute opprimée choisira l’espoir plutôt que la haine et, à plus ou moins long terme, la mort.

L’amour hétérosexuel chez les hommes a cette fonction de ruse de guerre. La ficelle est énorme quand même : dans une culture virile de haine des femmes, haine profonde et argumentée qui est transversale à toutes les « Grandes » civilisations passées et actuelles, comment croire que cet « amour » soit autre chose qu’un intérêt prédateur ? Au plan global, le mythe de l’Amour des hommes pour les femmes n’est que cela : un mythe. Au plan local (dans « la tête des hommes »), c’est une structure subjective ajustée à la structure objective comme dirait Bousieux, c’est à dire que le mythe de l’amour sert leurs intérêts dominants, qui sont la prédation et la bonne conscience dans la domination. Il s’agit alors d’un mélange (à proportion variable selon le degré de psychopathie et de sociopathie de l’homme) d’intérêt sadique pour la proie (« amour » pour « la différence », pour « la féminité » qui regroupe un ensemble de signes de faiblesse ou de force inoffensive) et de simulacre d’amour pour forcer le siège et annexer une femme. Agiter l’alibi de l’Amour pour La Femme afin de faire la guerre et mystifier toutes les femmes sur le sens réel qu’a le rapprochement des corps, voilà une technique virile aussi ancienne qu’efficace.

Une autre ruse est de faire passer les coupables pour les victimes dans une mise en scène sidérante. Or, dans un système pervers, quelle plus belle figure de la souffrance humaine que celle du bourreau ? Ulysse pleurant la mort d’un autre homme : voilà qui effacera la douleur des milliers de femmes et filles capturées, déportées chez l’ennemi, séquestrées, violées, réduites en esclavage quand les grecs ont envahi Troie. Une larme pour un massacre, une jérémiade pour un charnier… l’histoire des hommes est jonchée de ces équations abjectes. Une seule douleur tonitruante pour recouvrir un crime de masse … une douleur théâtrale. Oui, théâtrale, car totalement improbable : quel soldat, quelle machine à tuer serait capable d’une douleur si humaine ? Le seul motif d’une telle émotion est égocentrique : Ulysse se pleure lui-même, et pleure son honneur mâle bafoué, il refuse la défaite que lui promet ce meurtre. C’est son ego qui a été tué, son alter-ego. Et d’ailleurs, quel ami sincère serait capable de traîner à terre sur des kilomètres le corps de l’être aimé ? Comment peut-il prétendre convoquer le monde entier au deuil de son ami en profanant son corps ? Au plan stratégique, ce théâtre de la Douleur n’est pas la conséquence d’une douleur impossible à réprimer mais un acte d’intimidation, une démonstration de force. L’agresseur use du terrorisme émotionnel pour paralyser, par l’empathie, toute personne qui souffre réellement de cette guerre, et pour paralyser, par la peur, toute personne qui ressent la violence qu’il y a dans ce simulacre.

Les hommes, en tant que caste dressée au silence des émotions et du dialogue avec l’opprimée, manient les sentiments des opprimé-e-s comme des armes et leurs propres émotions comme des hameçons. Ils sont coutumiers de ces théâtres des Douleurs et des Colères divines. Les guerriers se déguisent en humain ou en dieux pour entrer dans l’âme de leur victime, et mener leur guerre de l’intérieur.

Ainsi : qu’est-ce qu’un homme qui geint en haut d’une grue ? Au bord d’une fenêtre devant sa femme et ses enfants ? Un conjoint violent qui fait du terrorisme émotionnel et prend en otage la justice et l’humanité de ses victimes. Au plan local, Ulysse traînant sur la longueur le corps d’un être cher, et, au plan global du rapport de force entre femmes et justice aux « affaires » ( = violences) familiales : Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un conjoint violent attentionné au chevet de sa femme, qui s’inquiète auprès de chaque médecin des contre-indications mortelles des médicaments prescrits ? Un assassin déterminé. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un conjoint violent qui offre des cadeaux à ses enfants ? Un simulateur. Ulysse dans son cheval de Troie.

Qu’est-ce qu’un père violent attentionné qui accompagne sa fille chez le gynécologue ? Un traqueur. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un homme « pro-féministe » qui mecsplique aux femmes leur oppression ? Un paternaliste. Ulysse …

Qu’est-ce qu’un appel à l’égalité au cœur d’une société saturée de pornographie et de crimes ciblés ? Un traquenard. Un pacte non de paix mais de silence sur les crimes en cours. Une armée d’Ulysse dans leur cheval des démocraties guerrières.

Morale de l’Histoire.

Le sexisme est une interminable guerre contre Hélène de Troie, et contre Cassandre, l’infatigable Voix de la Vérité.
La propagande porno-sexo-scientifique*** est une vaste opération de blanchiment. Les dominants blanchissent leur guerre : une guerre menée par des hommes, qui a pour but d’accaparer un pouvoir d’homme (pouvoir de tuer pour avoir le pouvoir, pouvoir de violer pour avoir le pouvoir) en accusant une femme et donner à la victime un visage d’homme ; puis, grâce à ces figures, tragique du Hercule blessé, et répugnante, d’Hélène la sorcière, expliquer l’escalade de violence.

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à Lire & relire

Andrea DWORKIN
chapitre 7 du livre Woman Hating

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Andrea-DWORKIN-Woman-Hating-A-Radical-Look-at-Sexuality-1974.pdf

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH
Witches, Midwives, and Nurses: A History of Women Healers. 1973

extrait :

https://www.marxists.org/subject/women/authors/ehrenreich-barbara/witches.htm

Barbara EHRENREICH & Deirdre ENGLISH:
For Her Own Good : Two Centuries of the Experts Advice to Women. 1978
Dont le chapitre 4 :
“Complaints and Disorders. The sexual Politics of Sickness”

Ehrenreich, Barbara & English, Deirdre For Her Own Good_ Two Centuries of the Experts Advice to Women -

A lire : “Suppressed Histories Archives – Restoring Women to Cultural Memory”,
site de Max Dashu qui est une chercheuse incroyablement érudite :
http://www.suppressedhistories.net/

et plein d’articles d’histoire des Sorcières sur :
The Secret History of the Witches:
http://www.suppressedhistories.net/secrethistory/secrethistory.html

Pour finir, en beauté et en joie :
l’article de Mary DALY
« Be-Witching : Re-Calling the Archimagical Powers of Women »
https://drive.google.com/file/d/0B-HtMFdIaxajSkhsd3RNWjJsTFE/edit

A voir aussi :
l’oeuvre d’une des rares sorcières qui resta célèbre en france (car elle fut récupérée par l’Eglise pour se blanchir du génocide) :
Hildegarde DE BINGEN
quelques recettes tirées de ses principes herboristes :
http://lesjardinsdhildegarde.com/05-01.html

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* (traduit en français par « le marteau des  sorcières » – voir p.488), un traité de sorcellerie écrit par deux jésuites, et  qui a servi aux inquisiteurs de l’époque à accélérer la persécution  des femmes (il a fait l’objet de 29 éditions entre 1486 et le 17ème  siècle). Le système d’aveu est strictement le même que celui utilisé par les pornographes contre les actrices : brutalité sexuelle, torture mentale et sexuelle, aveux extorqués sous la douleur et par la persuasion.

** on peut faire une analyse anti-spéciste de la guerre de Troie, car les hommes ont toujours utilisé leurs propriétés et cibles (enfants, femmes, animaux) pour mener et justifier leurs guerres.

*** parmi les savoirs patriarcaux (en plus des religions) les plus virulents : toutes les sciences humaines (dont économiques et politiques) et animales qui édictent les intérêts dominants en matière de gestion des ressources vivantes, la médecine, l’histoire, le droit.

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le mythe de l’orgasme vaginal : la revanche du bâton

En ce jour proclamé (par quels virils ?) de « Journée internationale de l’orgasme »**, je crois qu’il est important de se rappeler les conclusions (demi aveux) de l’Ifop, ce merveilleux organe statistique de la propagande patriarcale :

« Ainsi, la pénétration vaginale, qui est de loin l’acte sexuel le plus pratiqué (83 % des femmes la pratiquent souvent), ne permet d’atteindre l’orgasme facilement que pour 28 % des femmes »
« Enseignement majeur de l’étude : les femmes jouissent moins que les hommes. Une femme sur trois (33 %) dit n’avoir pas eu d’orgasme au cours de son dernier rapport sexuel, soit une proportion cinq fois plus grande que leur partenaire (6 %). »
31% disent ne pas avoir d’orgasme toutes les semaines, mais au moins une fois par mois.
« 63%, près des 2/3 des femmes interrogées, disent avoir déjà simulé*** l’orgasme ».

http://www.ifop.com/?option=com_publication&type=poll&id=2886

http://www.lemonde.fr/societe/article/2014/12/17/comment-jouissent-les-femmes-selon-l-ifop_4542157_3224.html

Petite histoire de la Revanche du bâton.

Les hommes, à travers leurs enquêtes « d’opinion », édictent leurs nouvelles règles. Ici, ils édictent leurs attentes sur « l’orgasme féminin » … une nième tentative de noues faire avaler l’hameçon où ils ont piqué le corps de La Femme.

« L’orgasme vaginal » est une technique du patriarcat sadomasochiste qui a émergé avec les Libertins. A l’époque (des Lumières et de toute la réflexion philosophique des « démocraties » martiales et coloniales), la clique dominante s’est rendue compte qu’en régnant par la force brute, on crée des révoltées; alors qu’en s’imposant de l’intérieur, en soignant, après l’annexion, les méthodes d’occupation, on crée des colonisées.

Ainsi ils ont inventé la technique de « l’orgasme féminin par le coït » pour créer des dommages sans précédent sur la conscience (de classe) qu’avaient les femmes. Il était urgent de briser cette conscience à une époque où la vague Féministe, incarnée à nos yeux par Olympe de Gouges, réveillait les souvenirs du génocide des Sorcières et défiait les hommes de démocratiser leurs beaux principes élitistes. D’autant qu’il n’est pas une génération de femmes (avant PornoLand) qui ignore que coït = danger (danger de grossesse, de douleur, et tout simplement danger d’annexion, aujourd’hui danger majoré d’IST), et pas une seule qui n’a pas lutté pour ne plus subir le pilonnage du conquérant.

Fin 19ème-20ème siècle : l’offensive, de philosophique, devient essentiellement sexologique et psychanalytique. Car l’un ne va pas sans l’autre ; la guerre est totale contre les Damnées du plaisir : il faut coloniser les femmes par le corps et par l’esprit, à coup de vibromasseurs électrifiés et de techniques perverses d’hypnose et d’interprétations sidérantes à caractère sexuel.

Mafalda

Puis, la deuxième vague Féministe est arrivée, et les féministes ont réclamé une décolonisation, un retrait des troupes, au motif que le plaisir féminin, et tout simplement la sexualité féminine, sont clitoridiennes.

ça fait donc 50 ans que la clique virile mobilise think tank (psychanalystes, sexologues, sociobiologistes, pornographes) et matons (gynécologues, psychothérapeutes, conjoints porno) pour écraser cette voix féministe qui risque de leur coûter ni plus ni moins que leur colonie millénaire et essentielle : « le corps de La Femme ».

Dans ce projet de remise au pas de la trique, le clitoris avait un rôle central à jouer.
Il leur fallait rétablir le primat du coït sur toute autre contact humain entre femmes et hommes*.
Il leur a donc fallu concéder que stimuler clitoris était indispensable … mais indispensable à la bonne colonisation phallique. En fait, stimuler le clitoris devient une sorte de technique pour lubrifier et préparer l’Acte Sacré, l’extrême ponction. Aujourd’hui, Iflop noues raconte que l’orgasme est « mixte », clito-coïtal … l’aveu est de taille, mais s’inscrit toujours dans la stratégie de la propagande. En effet, l’enquête renforce le mythe des femmes « dysfonctionnelles », en ravalant l’incompatibilité manifeste entre « sexualité féminine » et « sexualité masculine » à des « troubles de l’orgasme » chez les femmes. De fait, l’enquête camoufle scrupuleusement une évidence : ce que les hommes nomment « sexualité » n’est qu’une technique d’occupation de territoire et d’annexion de population dans une stratégie de pouvoir global. Pour camoufler, un beau mensonge : les femmes restent « faites pour » le coït, mais aménagé … un aménagement de peine propre aux régimes autoritaires libéraux.

Les canons de mode sexuelle ajoutent à cette « sexualité libérée » de plus en plus de techniques sadiques : on assiste à une véritable sadomasochisation de la colonisation des femmes (pénétrer ne suffit plus aux hommes, il faut pénétrer quand Madame est à genoux, retournée en position d’impuissance et d’animal servile, il faut fesser, insulter, etc.). Le phénomène 50 shits of Grey n’est que le reflet d’une libération sexuelle à visage viril. Ces techniques sadiques ont un but: multiplier les sources de stress ; car les think tank (porno, psycho et sexo en premier) savent parfaitement qu’elles causent une lubrification de protection (préparant l’agression afin de limiter les dégâts physiques) qui laisse croire aux femmes qu’elles sont excitées par ce qui se passe; et ces méthodes provoquent une sidération psychologique propice à la confusion des femmes (sur ce qu’elles veulent réellement, sur la source réelle du désir pour ces pratiques) et à la contamination par l’intentionnalité de l’agresseur (ici son désir pervers)****.

L’effet de ce retournement pervers des revendications féministes, est, lui aussi, sans précédant : en multipliant les techniques pour créer de toute pièce l’orgasme durant le coït, les hommes détruisent, ils « salopent »***** notre sexualité clitoridienne en la ravalant à un pur allumage du devoir coïtal ; et ils noues imposent comme jamais, grâce à la jouissance clitoridienne, « l’amour pour le bâton ».

Cet attachement traumatique pour la trique du maître est l’unique et seul but de leur propagande millénaire sur leur grandeur mâle.

Le but global de cette offensive sexiste est de faire croire aux femmes qu’elles participent pleinement à l’escalade de la violence sexuelle qui caractérise notre époque depuis la deuxième moitié du 20ème siècle.

Andrea Dworkin on porno

Relire

Ann KOEDT

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Le-mythe-de-lorgasme-vaginal-Anne-Koedt-1970.pdf

Andrea DWORKIN

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/IntercourseI.html

http://www.nostatusquo.com/ACLU/dworkin/WomanHating.html

Sheila JEFFREYS

L’érotisation de la subordination : http://sisyphe.org/spip.php?article1063

http://www.feministes-radicales.org/wp-content/uploads/2010/11/Sheila-Jeffreys-The-Spinster-her-Enemies.pdf

Les travaux de Dre Muriel SALMONA
sur la mémoire traumatique

http://www.memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/generalites.html#titre31-5

& sur les conduites dissociantes qui sont des tentatives d’auto-guérison

http://memoiretraumatique.org/psychotraumatismes/conduites-a-risques.html

& voir

http://www.feministes-radicales.org/are-women-human/anti-piv-articles-articles-contre-la-violation-des-femmes/

_________

* à phalloLand, le contact humain est soit fraternel soit sexuel : les hommes tendent la main aux hommes, et à noues, ils tendent le bâton.

** un jour de solstice d’hiver ! cela ressemble fort à une blague génocidaire pour recycler et piétiner les célébrations des Sorcières, sur le modèle d’Halloween.

*** pourquoi une femme simule ? car elle n’a pas la liberté de négocier avec son partenaire la fin de ce qui ne la satisfait plus. La simulation est la résistance polie à une sexualité sous contrainte ; « sexualité sous contrainte » est l’expression paradoxale pour violence sexuelle.

**** Le signe que cette « sexualité » est traumatisante est que les femmes ne peuvent en parler sans honte, sans se faire honte ou sans faire honte à d’autres femmes, sans provoquer aussi le dégoût pour les femmes.

***** Un système de pouvoir ne peut perdurer des décennies et a fortiori des millénaires, qu’en créant une morale, une sphère spirituelle cohérente avec ses exactions et ses crimes de masse. Le pouvoir viril repose entièrement sur la privation de ressources vitales et sur le viol. Pour blanchir le premier crime, les hommes traitent les femmes d’assistées, et disent que les femmes « dépendent » d’eux, eux, les braves pourvoyeurs de ressources. Pour blanchir le deuxième crime, ils traitent les femmes de « s*** », et disent que les femmes « aiment la trique », indignes, elles sont des fautes ambulantes. Pour rigidifier l’ossature idéologique du terrorisme sexuel, ils ont injecté du sens « sexuel » partout (du phallus en fait, c’est à dire le bâton du maître, ou du coït, c’est à dire le viol), dans toutes leurs représentations, dans leurs langues et arts, dans leurs sciences … cernant les colonisées de menaces de viol, de rappels des viols originels, pour leur rappeler leur destin et leur être. Si les hommes ont commis un crime spirituel imprescriptible, c’est d’avoir salopé notre monde et nos vies.

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